Décès de Jean‑Hugues Colonna à 91 ans : ancien député socialiste des Alpes‑Maritimes, père d’Yvan Colonna, figure politique entre Nice et la Corse

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Jean‑Hugues Colonna, ancien député socialiste des Alpes‑Maritimes, est décédé le 14 janvier à 91 ans. Retiré à Cargèse, cet ancien professeur devenu élu et secrétaire fédéral du PS, réputé pour son influence auprès de ministres sous François Mitterrand, laisse trois enfants (son épouse Cécile Riou est décédée en 2025) et un héritage politique ancré entre Nice et la Corse.

Un retrait discret en Corse et une disparition annoncée

Il fuyait la vie publique dont il avait affronté les tempêtes et pesait désormais chaque mot sur son Aventin, en surplomb de la plage de Cargèse (Corse‑du‑Sud). Jean‑Hugues Colonna, ancien député socialiste des Alpes‑Maritimes, est décédé le mercredi 14 janvier à l’âge de 91 ans.

Figure d’un socialisme local et relais auprès de l’exécutif, il avait, selon les témoignages cités dans les récits de sa carrière, « murmuré à l’oreille des ministres de François Mitterrand ». Cette proximité avec le pouvoir national reflétait un parcours où se mêlaient engagement militant et implantation territoriale.

Des débuts loin des rivages corses

La vie publique de Jean‑Hugues Colonna commence loin des côtes de Corse. Jeune professeur d’éducation physique, il est d’abord un enseignant de terrain. Il épouse une collègue, Cécile Riou, une Bretonne originaire du Finistère ; le couple aura trois enfants, Yvan, Christine et Stéphane. Le texte d’origine indique que Cécile Riou est décédée en 2025.

En 1975, l’enseignant — décrit comme ayant des airs de Cary Grant — est muté à Nice. Ce déplacement marque un tournant : il entre alors en politique, dans un contexte local dominé par des figures puissantes et parfois controversées.

Ascension politique dans une ville sous emprise

À Nice, la municipalité et la vie politique locale étaient alors largement dominées par Jacques Médecin, député et maire, issu du Rassemblement pour la République (RPR). Jean‑Hugues Colonna, qualifié d’homme impatient, gravit progressivement les échelons au sein du Parti socialiste. Il occupe par la suite la fonction de secrétaire fédéral du parti dans le département.

Sa trajectoire illustre le parcours d’un élu local parvenu à faire entendre sa voix au plan national tout en restant ancré sur son territoire. Ses interventions et ses conseils auprès de ministres sous la présidence de François Mitterrand témoignent d’une influence qui dépassait parfois le cadre strictement local.

Une figure aux multiples facettes

Le parcours de Jean‑Hugues Colonna combine plusieurs registres : l’enseignement, l’engagement militant et l’exercice des responsabilités politiques. Ce mélange a contribué à forger son image d’homme discret mais présent, capable d’exercer une forme d’influence en coulisses. Ses proches et collaborateurs le décrivent comme pondéré dans ses prises de parole, choisissant ses mots avec soin après des années d’expérience politique.

Sur le plan familial, la mention de ses trois enfants rappelle l’ancrage personnel qui a accompagné sa vie publique. La disparition de son épouse en 2025, telle que signalée dans le texte initial, est un élément du contexte privé qui a également compté dans son retrait progressif de la scène publique.

Bilan et héritage local

Sans détailler ici une liste exhaustive de ses mandats ou de ses actions, le portrait qui se dégage est celui d’un élu ayant su tisser des liens entre le local et le national. Sa mort à 91 ans clôt un chapitre long d’engagement politique dans les Alpes‑Maritimes et au‑delà.

Ce type de carrière, marquée par une ascension au sein d’un parti structuré comme le Parti socialiste et par une proximité avec l’appareil gouvernemental, laisse des traces dans les réseaux politiques locaux. Les souvenirs et évaluations de son action varieront selon les acteurs et les observateurs, mais il reste associé à une période particulière de la vie politique française.

La famille de Jean‑Hugues Colonna et ceux qui ont suivi sa trajectoire politique sont désormais confrontés à la disparition d’une figure qui, jusque dans sa retenue, a pesé sur des décisions et des orientations locales et nationales.

Parlons Politique

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