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Enquête ouverte à Paris sur la possible reconstitution de La Jeune Garde (dissoute en juin 2025) après la mort d’un militant à Lyon et consignes présidentielles

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Le parquet de Paris a ouvert une enquête, confiée à la Section de recherches, pour établir si La Jeune Garde — dissoute en juin 2025 — cherche à se reconstituer, dossier relancé par la mort d’un militant à Lyon et les consignes présidentielles de lutte contre les violences extrémistes.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête après un signalement du ministère de l’Intérieur faisant état de soupçons de reconstitution de La Jeune garde, mouvement d’ultragauche dissous en juin 2025, a appris mercredi 25 février 2026 l’Agence France-Presse (AFP) de source proche du dossier, confirmant des informations de FranceInfo et BFMTV.

Objet de l’enquête et affectation

La procédure, conduite pour « participation au maintien ou à la reconstitution d’association ou de groupement dissous », a été confiée à la Section de recherches (SR) de la gendarmerie de Paris, selon la même source. L’ouverture d’enquête vise à établir si des structures ou des réseaux ont tenté de reprendre l’activité du groupement dissous en juin 2025.

Les éléments révélés par le ministère de l’Intérieur ont déclenché un examen administratif et judiciaire coordonné, dont la SR de la gendarmerie assure l’instruction technique et les investigations sur le terrain.

Contexte politique et réaffirmation présidentielle

Le dossier intervient au cœur d’un débat politique sur la violence extrémiste. Lors du Conseil des ministres de mercredi 25 février 2026, le président de la République, Emmanuel Macron, a exhorté les formations politiques « qui ont des liens avec les groupes violents », qu’elles relèvent de « l’ultragauche » ou de « l’ultradroite », à « clarifier leur position », a rapporté la porte-parole du gouvernement.

Le chef de l’État est également revenu sur la mort du jeune militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque, décédé à la suite d’une agression à Lyon. Sept personnes ont été mises en examen pour homicide involontaire et complicité. Plusieurs de ces personnes sont, selon les informations disponibles, proches de la Jeune Garde, fondée en 2018 à Lyon par Raphaël Arnault, aujourd’hui député de La France Insoumise.

« Rien, rien en République ne justifie la violence et que nous devions condamner avec la plus grande force ces mouvements violents liés à l’extrême gauche, de même que nous devons condamner toutes les violences, d’où qu’elles viennent », a déclaré Maud Bregeon devant la presse à l’issue du conseil, citant les mots du président.

La porte-parole a ajouté que l’exécutif combattait « les violences d’où qu’elles viennent, qu’elles viennent de l’ultragauche, qu’elles viennent de l’ultradroite », « sans hiérarchiser » et qu’il continuerait « sans ambiguïté à procéder aux dissolutions nécessaires » de groupuscules violents. Ces déclarations font suite à une réunion présidée mardi 24 février 2026 à l’Élysée.

Réunion à l’Élysée et suites administratives

Mardi 24 février 2026, Emmanuel Macron avait réuni à l’Élysée les ministres de l’Intérieur et de la Justice, Laurent Nuñez et Gérald Darmanin, ainsi que les responsables des services de renseignement pour évoquer « les groupes d’action violente qui sévissent et ont des liens avec les partis politiques », selon les participants à cette réunion.

Un participant a indiqué que, avant les événements tragiques de Lyon, les services de renseignement surveillaient des « velléités de reconstitution » de groupuscules liés à la Jeune Garde sur « cinq territoires au moins ». Les « faits gravissimes de Lyon » ont, selon ce même intervenant, étayé le dossier et conduit le président à demander au ministère de l’Intérieur de lancer les procédures de dissolution de ces cinq « émanations » présumées.

Le gouvernement a acté, lors de cette réunion, de nouvelles procédures visant à identifier et dissoudre des structures considérées comme à risque pour l’ordre public, en s’appuyant à la fois sur les éléments judiciaires et sur les renseignements administratifs.

Les investigations menées par la SR de la gendarmerie de Paris devront préciser l’ampleur et la nature exacte des liens entre les personnes ou groupes visés et le mouvement dissous en juin 2025, ainsi que déterminer s’il y a eu organisation ou simple réseau informel.

Les autorités judiciaires et administratives continueront d’instruire et d’évaluer les suites à donner en fonction des constatations. Les éléments cités dans cet article sont issus d’agences et de sources gouvernementales citées dans les premiers comptes rendus publics.

Parlons Politique

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