Fonction publique : David Amiel veut faire de 2026 une année utile pour relancer rémunérations, carrières et lancer la refonte des grilles indiciaires

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Lors du CSFPT, le ministre délégué David Amiel a souhaité faire de 2026 « une année utile » en relançant le chantier des rémunérations et des carrières dans la fonction publique, prônant une approche systémique plutôt que des mesures ponctuelles. Philippe Laurent a appelé à une refonte des grilles indiciaires ; la réussite dépendra des arbitrages budgétaires et des négociations sociales.

Le ministre délégué chargé de la fonction publique et de la réforme de l’État, David Amiel, a formulé mercredi 7 janvier le vœu d’une « année 2026 utile » pour les agents publics et annoncé sa volonté de relancer le chantier des rémunérations dans le secteur public. Ce dossier, régulièrement évoqué par des ministres précédents, n’a pour l’instant pas abouti, selon les termes rapportés lors de la cérémonie des vœux du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT).

Un chantier remis sur la table

Intervenant devant le CSFPT, l’instance de dialogue social qui réunit employeurs et syndicats territoriaux, David Amiel a dit mesurer « un défi majeur sur les carrières et les rémunérations » et exprimé son souhait qu’un travail sur ces questions soit engagé durant l’année. Il a ainsi indiqué vouloir relancer des discussions sur la structuration des salaires et les trajectoires professionnelles des agents publics.

Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte où la question des rémunérations publiques revient régulièrement au premier plan des débats. Le ministre a souligné la nécessité d’aborder la question de manière systémique plutôt que par des mesures ponctuelles, sans toutefois détailler de calendrier précis ni de mesures concrètes dans son intervention rapportée.

Les critiques sur les réponses ponctuelles

En réponse, le président du CSFPT, Philippe Laurent — maire UDI de Sceaux — a plaidé pour une refonte des « grilles indiciaires » de la fonction publique, ces barèmes qui, de manière générale, organisent la rémunération des agents publics. Il a estimé qu’il fallait « redonner du sens à ces grilles et éviter de trop recourir à des mesures catégorielles ou ponctuelles de revalorisation ».

« Ces mesures sont parfois évidemment indispensables mais elles ne peuvent pas constituer une politique de rémunération juste, pérenne et attractive », a-t-il ajouté. Par cette critique, l’élu local a souligné le risque d’une logique corrective et fragmentée, qui laisserait de côté une vision d’ensemble des carrières et des rémunérations.

Le propos de Philippe Laurent met en lumière une tension récurrente : les revalorisations ciblées peuvent répondre à des urgences ou corriger des inégalités, mais elles ne remplacent pas un cadre structurant susceptible d’assurer cohérence et transparence sur le long terme.

Enjeux et contraintes

La relance d’un chantier global sur les rémunérations implique plusieurs enjeux. D’une part, il s’agit de rendre les carrières publiques plus lisibles et attractives pour les agents actuels et futurs. D’autre part, toute réforme devra composer avec des contraintes budgétaires et les équilibres entre catégories d’emploi, sujets rarement résolus par des mesures isolées.

Le CSFPT, en tant que lieu de dialogue entre employeurs territoriaux et organisations syndicales, constitue un cadre naturel pour évoquer ces questions. Sa réunion des vœux a servi de moment politique pour affirmer l’intention d’ouvrir ce chantier, mais la suite dépendra des arbitrages ministériels et des négociations avec les partenaires sociaux.

David Amiel a insisté sur la nécessité d’un travail au cours de l’année, sans pour autant préciser les modalités de ce travail. Reste à savoir si le calendrier et les moyens mis sur la table permettront, cette fois, de transformer les intentions en décisions durables.

La question des rémunérations publiques, au croisement des attentes sociales et des réalités budgétaires, demeure l’un des sujets sensibles de la gestion des services publics. Les déclarations récentes marquent une volonté politique de relancer la réflexion ; elles n’apportent pour l’instant ni calendrier détaillé ni garanties sur les résultats.

Parlons Politique

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