France interdit de séjour à dix militants britanniques du mouvement Raise the Colours pour destructions de small boats, enquête pour violences aggravées

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Le 14 janvier 2026, le ministère de l’Intérieur a interdit le séjour en France à dix ressortissants britanniques, identifiés comme militants du mouvement Raise the Colours et accusés de destructions de « small boats » sur le littoral du Nord et du Pas‑de‑Calais. Une enquête préliminaire pour « violences aggravées » liée à des faits à Grand‑Fort‑Philippe est en cours ; ces mesures préventives s’inscrivent dans le contexte des traversées massives de la Manche et de l’accord franco‑britannique « un pour un » conclu en 2025.

Le ministère de l’Intérieur a annoncé, mercredi 14 janvier 2026, l’interdiction de séjour en France de dix ressortissants britanniques impliqués dans des actions contre des migrants sur le littoral du Nord et du Pas‑de‑Calais.

Les mesures administratives et leurs motifs

Le ministère précise que ces personnes ont été identifiées comme militants du mouvement Raise the Colours et qu’elles se livraient « à des actions de destruction de small boats ». Selon le communiqué, l’attention des services a été attirée « à plusieurs reprises, et par différents acteurs, sur la présence d’activistes d’extrême droite » se livrant à ces opérations.

Le gouvernement estime que ces interventions sont « de nature à occasionner de graves troubles à l’ordre public ». En conséquence, il a décidé, mardi 13 janvier 2026, de prendre des « mesures d’interdiction administrative du territoire » à l’encontre des dix ressortissants britanniques. « Dès lors, l’entrée et le séjour en France leur sont interdits », indique le ministère.

Une enquête judiciaire ouverte après des violences à Grand‑Fort‑Philippe

La justice française avait par ailleurs ouvert une enquête préliminaire pour « violences aggravées » à la suite d’un signalement d’association concernant des faits survenus dans la nuit du 9 au 10 septembre. Ces faits se sont déroulés à Grand‑Fort‑Philippe, près de Dunkerque.

Selon le témoignage relayé à l’Agence France‑Presse par Félicie Penneron, coordinatrice d’Utopia 56 près de Dunkerque, quatre hommes arborant des drapeaux anglais et du Royaume‑Uni ont agressé verbalement et physiquement un groupe de migrants. Ils leur auraient dit qu’ils n’étaient « pas les bienvenus en Angleterre » et auraient volé certaines de leurs affaires, rapporte Mme Penneron.

Contexte des traversées et accord franco‑britannique

Le phénomène des traversées de la Manche sur de petites embarcations continue d’être un élément central du débat public. En 2025, 41 472 migrants ont réussi à traverser la Manche depuis la France pour rejoindre la Grande‑Bretagne, un bilan indiqué comme le deuxième plus élevé après le record de 2022.

Pour tenter de freiner ces traversées, un accord a été signé l’été 2025 entre la France et le Royaume‑Uni. Cet accord prévoit le renvoi en France de migrants arrivés au Royaume‑Uni à bord de petites embarcations, en contrepartie de l’accueil par Londres de migrants présents en France, sur la base d’un mécanisme dit « un pour un ». L’accord intervient alors que le premier ministre britannique faisait face à la montée du parti anti‑immigration Reform UK, rappelle le texte initial.

Enjeux publics et juridiques

L’interdiction administrative du territoire vise à prévenir de nouveaux troubles sur le littoral et à répondre aux signalements d’actions violentes ou de destruction de biens. Sur le plan judiciaire, la procédure pénale liée aux violences signalées à Grand‑Fort‑Philippe demeure distincte : la mise en examen éventuelle et les suites judiciaires relèvent de l’enquête préliminaire ouverte pour « violences aggravées ».

Les autorités insistent sur la double dimension de la réponse publique : maintien de l’ordre et coopération internationale pour contenir les départs en small boats. Le ministère a souligné que ces mesures avaient été prises à titre préventif, en s’appuyant sur l’identification des personnes comme militants d’un mouvement impliqué dans ces actions.

Points de vigilance

Le ministère évoque explicitement la nature groupée et répétée des interventions de ces militants, et leur impact potentiel sur l’ordre public. Certains éléments rapportés — notamment le contexte des agressions du mois de septembre et les déclarations d’associations locales — sont en cours d’examen par la justice.

Les chiffres de 2025 et l’existence de l’accord bilatéral constituent le cadre factuel mentionné par les autorités pour justifier des réponses coordonnées entre Paris et Londres face aux traversées. Les suites judiciaires et l’efficacité des interdictions administratives feront l’objet d’observations et d’éventuelles décisions complémentaires au fil de l’instruction et des contrôles aux frontières.

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