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Mort de Lionel Jospin, ex-Premier ministre et passionné de basket : de Victor Wembanyama aux réformes (coupons sport, taxe Buffet), le PS réclame un hommage national

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Lionel Jospin, ancien Premier ministre et figure du Parti socialiste, est mort le 23 mars à 88 ans. Passionné de basket, il a à la fois pratiqué et suivi le sport — admirateur de Victor Wembanyama et habitué de l’Adidas Arena — tout en menant des réformes pour démocratiser la pratique (coupons sport, taxe Buffet) et lutter contre le dopage; le PS demande un hommage national.

Ancien Premier ministre et figure du Parti socialiste, Lionel Jospin est mort « lundi 23 mars », à l’âge de 88 ans. Au-delà de sa carrière politique, il restera dans les mémoires comme un passionné de sport — et en particulier de basket — dont l’attachement était à la fois personnel et public.

Une passion pour le basket affirmée

« C’est un sport qui combine le jeu collectif sans brimer le talent individuel. Je trouve que c’est le meilleur des équilibres. » C’est par ces mots, cités dans Le Parisien le 24 juin 2024, que Lionel Jospin exprimait son goût pour la « balle orange ». Ancien secrétaire national du Parti socialiste (1981-1988 et 1995-1997) et Premier ministre de 1997 à 2002, il confiait avoir d’abord pratiqué d’autres disciplines — gardien de but au football, puis du handball et du volley — avant de se tourner vers le basket.

Dans son ouvrage Lionel raconte Jospin (Seuil, 2013), il revenait sur l’origine de cet attachement : « J’ai d’abord été goal au foot. C’est peut‑être en jouant avec les mains que je suis arrivé au basket. Ce sport a été une grande passion. J’ai joué au lycée puis en universitaire et en club. » Il se disait « un bon joueur, à un niveau modeste », du passage à l’âge adulte jusqu’à environ 35 ans, avant que ses responsabilités politiques ne prennent le pas sur ses « matchs du dimanche ».

Un engagement politique pour la démocratisation du sport

Au cours de son quinquennat à Matignon, Lionel Jospin a cherché à favoriser l’accès au sport. Deux mesures symboliques de cette politique sont souvent rappelées : la création des « coupons sport » en 1998 et la réforme des financements via ce que l’on a appelé la « taxe Buffet » en 2000, du nom de la ministre des Sports de l’époque, Marie‑George Buffet. Cette taxe prévoyait de prélever une part des droits TV liés au sport professionnel pour soutenir le sport amateur.

Son gouvernement a également été confronté à des crises sportives majeures : l’affaire Festina en 1998 a conduit à la « loi Buffet » de 1999, visant à renforcer la protection de la santé des sportifs et la lutte contre le dopage. Ces mesures s’inscrivaient dans un contexte sportif très favorable, marqué par la victoire de l’équipe de France à la Coupe du monde 1998 et le titre à l’Euro 2000.

Un regard de connaisseur et des prises de position publiques

Resté observateur attentif du milieu sportif, Jospin n’hésitait pas à intervenir publiquement. Lors d’une polémique en janvier 2023 autour de Noël Le Graët et d’une rumeur sur Zinédine Zidane, il prit la défense de l’ancien international dans les colonnes de L’Equipe : « Zinédine Zidane, l’immense joueur qui a illustré le sport français et le grand entraîneur de club, mérite notre admiration. Il doit être traité avec respect. »

Sa passion n’était pas seulement théorique : il suivait les compétitions et les carrières. Il s’est notamment affiché comme admirateur de Victor Wembanyama, qu’il avait observé dès l’adolescence — à Nanterre et Levallois — avant que le joueur n’intègre la NBA. « Je le suis, je le regarde parfois même la nuit en NBA », confiait‑il au Parisien, ajoutant suivre aussi les San Antonio Spurs, « mon club américain de cœur ».

Un fidèle des tribunes et du 18e arrondissement

Natif de Meudon (Hauts‑de‑Seine), Lionel Jospin avait conservé un lien fort avec le 18e arrondissement de Paris, où il avait été élu député en 1981 (à la Chapelle‑Goutte d’Or). Il disait parcourir ce quartier « en tous sens », y avoir reçu des habitants dans sa permanence et y avoir distribué des tracts — autant d’attaches qui expliquent son intérêt pour l’implantation d’un équipement de haut niveau dans ce territoire.

Inaugurée en 2024, l’Adidas Arena, porte de la Chapelle, a ainsi rapidement compté parmi ses repères : le Paris Basketball, créé en 2018, a installé ses matchs à domicile dans cette salle, et Jospin était devenu un habitué des tribunes. Il voyait dans la salle « l’impression qu’un club de haut niveau et un club de quartier à la fois s’installaient ». Jusqu’à ses dernières années, il avait conservé cette fidélité aux rencontres locales.

La disparition de Lionel Jospin a aussi donné lieu à des réactions politiques. Le Parti socialiste a demandé qu’un « hommage national lui soit rendu », soulignant la place qu’il occupait dans la vie publique et dans le paysage sportif français.

Parlons Politique

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