Mort de Quentin Deranque à Lyon : homicide volontaire, autopsie révèle traumatisme crânien mortel, six suspects recherchés, enquête élargie au collectif Némésis

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Le procureur Thierry Dran a confirmé que l’autopsie de Quentin Deranque, 23 ans, décédé le 14 février, révèle un traumatisme crânio‑encéphalique majeur et une fracture temporale droite, mortelles. Le parquet a ouvert une enquête pour homicide volontaire avec trois circonstances aggravantes et a élargi les investigations à l’association de malfaiteurs (collectif Némésis) ; enquêtes en cours.

Les conclusions de l’autopsie

Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a confirmé l’extrême violence des blessures subies par Quentin Deranque, 23 ans, décédé le samedi 14 février, deux jours après une agression à Lyon.

L’autopsie, réalisée lundi matin, a montré que la victime présentait « essentiellement des lésions à la tête ». Les experts médico-légaux ont décrit un « traumatisme crânio-encéphalique majeur » accompagné d’« une fracture temporale droite ». Selon le procureur, « ces lésions étaient au‑delà de toute ressource thérapeutique, et mortelles à brève échéance ».

Qualification judiciaire et chefs de poursuite

Face à la gravité des blessures et à leur issue fatale, le parquet a ouvert une enquête criminelle et retenu la qualification d’« homicide volontaire ». Trois circonstances aggravantes ont été décidées : la réunion, la dissimulation des visages et l’usage d’armes par destination.

Les investigations visent en priorité « le ou les auteurs directs des coups », d’après les termes rapportés par le magistrat. En raison d’éléments laissant penser à une action organisée, le parquet a également élargi l’enquête à l’association de malfaiteurs, une qualification qui permet d’activer des investigations sur d’éventuelles complicités et sur l’organisation préalable des faits.

Reconstruction chronologique des faits

Le procureur a présenté une chronologie basée sur les éléments recueillis par les enquêteurs. Dans la soirée du jeudi 12 février, vers 17 h 30, un groupe a déployé une banderole derrière l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon, rue Raoul Servant. Le collectif cité par le parquet est identifié comme Némésis, décrit comme un groupe d’extrême droite. Selon le récit officiel, sept jeunes femmes faisaient partie de ce groupe.

La manifestation visait à dénoncer la venue de l’eurodéputée Rima Hassan, élue apparentée La France insoumise (LFI). D’après le procureur, les membres de Némésis « avaient au préalable demandé à un certain nombre de leurs amis de venir les aider en cas de violences. Néanmoins, ces derniers restaient à l’écart ».

Le procureur n’a pas fourni de détail public supplémentaire sur le déroulé exact des violences ni sur l’identité des personnes impliquées au-delà des constats médico-légaux et des qualifications retenues. Les auditions en cours et les investigations techniques doivent permettre de préciser les responsabilités et le rôle de chacun.

Enquête en cours et éléments procéduraux

La décision du parquet de retenir la qualification d’homicide volontaire, avec trois circonstances aggravantes, ouvre la voie à des actes d’enquête renforcés : confrontations, analyses médico-légales complémentaires, exploitation des images et recueil des témoignages. L’élargissement des investigations à l’association de malfaiteurs traduit la volonté des magistrats d’examiner l’existence d’une concertation préalable.

Le procureur a précisé que son exposé se fondait uniquement sur les éléments de l’enquête. À ce stade, aucune mise en examen publique ni communication sur des interpellations n’a été annoncée dans le compte rendu cité. Les suites judiciaires dépendront des résultats des enquêtes complémentaires et des décisions du parquet.

Contexte et précautions

Le dossier mêle des dimensions médico-légales et des éléments factuels liés à des rassemblements militants. Les autorités judiciaires se réfèrent aux constats d’experts pour qualifier la violence des blessures et en déduire la qualification pénale retenue. Les termes employés par le parquet — réunion, dissimulation des visages, usage d’armes par destination, association de malfaiteurs — renvoient à des critères précis du code pénal et motivent l’ampleur de l’enquête.

Les informations rapportées ici proviennent des éléments rendus publics par le parquet et des conclusions de l’autopsie mentionnées par le magistrat. Les investigations étant en cours, la description factuelle et la chronologie pourront être complétées par les autorités compétentes au fur et à mesure de l’instruction.

Parlons Politique

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