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Mort de Quentin Deranque : Yaël Braun-Pivet concède qu’on peut regretter la minute de silence à l’Assemblée après les révélations sur ses messages racistes et antisémites

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Yaël Braun-Pivet a reconnu qu’« on peut regretter » la minute de silence observée le 17 février à l’Assemblée, décidée collectivement. Retour sur le contexte, les révélations de Mediapart et les réactions politiques.

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a reconnu mercredi 25 mars 2026 qu’« on peut regretter » la minute de silence observée le 17 février 2026 par les députés, cinq jours après la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque.

Les regrets exprimés par la présidente

Interrogée sur Sud Radio le 25 mars 2026, Yaël Braun-Pivet a expliqué que « lorsqu’on regarde le profil de Quentin Deranque, effectivement, si on avait su à ce moment-là qu’il avait ce profil-là, je pense que probablement que la décision n’aurait pas été la même. Et que nous ne l’aurions pas faite. »

Elle a ajouté : « Je pense qu’aujourd’hui on peut regretter d’avoir eu cette minute de silence compte tenu du personnage. » Elle a cependant souligné qu’il ne fallait pas revenir sur la condamnation de la violence en politique : « Maintenant, ce que nous ne pouvons pas regretter, c’est la condamnation de la violence en politique. »

Décision collective et contexte politique

Yaël Braun-Pivet a rappelé que la minute de silence du 17 février 2026 avait été prise collectivement après une demande formulée par le président du groupe UDR, Éric Ciotti. Selon ses déclarations, « les onze présidents de groupe ont accepté de faire cette minute de silence ». La présidente a décrit la décision comme collégiale, plutôt que personnelle.

La minute de silence avait été organisée cinq jours après la mort de Quentin Deranque, intervenue le 12 février 2026 à la suite d’une rixe à Lyon. Le décès avait immédiatement suscité une forte attention médiatique et politique.

Révélations sur les réseaux sociaux et réactions

Début mars 2026, l’enquête journalistique de Mediapart a publié des captures et messages attribués à Quentin Deranque, parmi lesquels figureraient des propos racistes et antisémites. Les révélations ont montré des publications évoquant une nostalgie du nazisme, reprises par plusieurs médias et commentateurs.

Yaël Braun-Pivet avait alors déclaré se sentir « choquée » par ces révélations. Ces éléments ont relancé la polémique autour de la minute de silence et de la manière dont les institutions réagissent face à la mort de personnes ayant tenu des propos ou appartenu à des mouvances extrémistes.

Par ailleurs, la mort de ce militant identitaire a provoqué un déferlement de critiques visant notamment La France insoumise et son député Raphaël Arnault, en lien avec des accusations de proximité entre certains responsables et La Jeune garde, un mouvement antifasciste dissous. Plusieurs anciens membres de ce mouvement sont, selon les informations rendues publiques, mis en cause par la justice.

Dans ses réponses, la présidente de l’Assemblée a cherché à distinguer la condamnation sans équivoque de la violence politique et la question de l’hommage institutionnel rendu à une personne dont le passé et les prises de position étaient contestés.

Le débat illustre les tensions actuelles entre exigences de mémoire, réactions institutionnelles et examen des réseaux sociaux, alors que les responsables politiques et les présidences de groupe doivent arbitrer rapidement face à des événements souvent médiatisés.

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