Nouvelle‑Calédonie : Macron signe l’accord Élysée‑Oudinot (19 janv.), pacte politico‑économique sans le FLNKS pour débloquer l’archipel

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Signé à l’Élysée le 19 janvier, l’accord Elysée‑Oudinot complète l’accord du 12 juillet 2025 en précisant le cadre constitutionnel d’un futur État de la Nouvelle‑Calédonie. Cosigné par des formations non‑indépendantistes, centristes et l’UNI, il vise à sortir l’archipel de l’impasse politique, mais ses modalités d’application restent à préciser.

Les signataires se sont réunis à l’Élysée lundi 19 janvier en fin d’après‑midi, venant du ministère des Outre‑mer, pour finaliser un texte dit « accord Elysée‑Oudinot ». Ce rendez‑vous intervenait dans le temps imparti fixé par le président de la République le vendredi précédent, après un nouveau marathon de discussions portant sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle‑Calédonie.

Un texte destiné à compléter l’accord de juillet 2025

Selon l’exécutif, le document conclu lundi avait pour objectif d’« compléter l’accord du 12 juillet [2025] » signé à Bougival. Ce dernier prévoit la création d’un futur État de la Nouvelle‑Calédonie inscrit dans la Constitution française. L’accord Elysée‑Oudinot venait donc se greffer sur ce cadre juridique déjà défini, en précisant des points que l’État jugeait nécessaires pour avancer.

Le président a pu annoncer cet accord avant de quitter Paris pour le Forum économique de Davos, en Suisse. Le calendrier serré et la convocation à l’Élysée témoignent de la volonté de l’exécutif d’obtenir rapidement un texte cosigné par les principales formations politiques de l’archipel.

Les acteurs signataires et la portée politique

L’accord Elysée‑Oudinot a été cosigné par des forces de sensibilité diverse : la droite non‑indépendantiste (Rassemblement‑Les Républicains et Loyalistes), des formations centristes (Calédonie ensemble et l’Éveil Océanien) ainsi que des indépendantistes modérés, l’Union nationale pour l’indépendance (UNI). Le document affirme que « les partenaires ont réaffirmé leur soutien à l’accord qui constitue la seule perspective crédible et viable pour sortir la Nouvelle‑Calédonie de l’impasse ».

Cette formulation met en avant un consensus entre acteurs politiques aux positions traditionnellement divergentes. Le texte présenté à l’Élysée vise ainsi à sécuriser juridiquement le processus initié le 12 juillet [2025] et à donner une visibilité politique commune, au moins pour les signataires mentionnés.

Processus et enjeux restants

Le recours à un nouvel accord signé à l’Élysée souligne la complexité du dossier calédonien et la recherche d’un compromis qui permette de dépasser une impasse politique. L’exécutif avait indiqué vouloir obtenir ce document « absolument », selon la formulation rapportée dans la dépêche initiale, ce qui traduit l’importance accordée à ce jalon par l’État.

Reste que l’accord Elysée‑Oudinot est présenté comme un complément au texte de Bougival. Il devra désormais être mis en œuvre selon les modalités convenues entre l’État et les parties signataires. Le communiqué cité souligne le caractère partagé de l’engagement, sans détailler dans le passage reproduit les mesures concrètes ou le calendrier d’application.

En l’absence d’éléments supplémentaires fournis dans le texte original, il convient de noter que l’accord vise à stabiliser la trajectoire institutionnelle de la Nouvelle‑Calédonie et à rallier des forces politiques variées autour d’une perspective commune. Les points pratiques d’application et l’éventuelle adhésion d’autres acteurs, non mentionnés dans le communiqué, ne sont pas précisés dans le document résumé ici.

La signature à l’Élysée et l’annonce faite avant le départ pour Davos confèrent au texte une dimension politique forte. Ils marquent la volonté de l’exécutif d’encadrer et d’acter un compromis susceptible de débloquer une séquence politique longue et sensible pour l’archipel.

Le contenu intégral de l’accord Elysée‑Oudinot et la manière dont il viendra s’articuler avec l’accord du 12 juillet [2025] seront déterminants pour mesurer l’ampleur réelle du rapprochement entre les signataires et pour apprécier si cette nouvelle étape permet effectivement de sortir la Nouvelle‑Calédonie de l’impasse mentionnée dans le communiqué.

Parlons Politique

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