PLF 2026 : l’Assemblée adopte la section dépenses après rejet des censures — Armées +6,7 Md€ (57,1 Md€) alignés sur la LPM, arbitrages stabilisés

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Après le rejet des motions de censure, l’Assemblée nationale a adopté en nouvelle lecture la partie « dépenses » du PLF 2026 sans débat en séance ; le texte doit maintenant être examiné au Sénat, mais les arbitrages budgétaires majeurs semblent stabilisés. Point clé : le ministère des Armées est le principal bénéficiaire avec +6,7 milliards d’euros (57,1 Md€) alignés sur la Loi de programmation militaire, tandis que de petits ajustements techniques restent possibles pendant la navette parlementaire.

Un vote précipité après le rejet des motions de censure

Mardi 27 janvier 2026, l’Assemblée nationale a rejeté les deux motions de censure déposées contre le gouvernement de Sébastien Lecornu. À la suite de cet échec parlementaire, la partie « dépenses » du projet de loi de finances 2026 (PLF) — qui n’avait jamais été discutée en séance — a été adoptée en nouvelle lecture par les députés.

Le texte adopté devra encore être examiné par le Sénat avant de revenir une dernière fois à l’Assemblée nationale, mais, selon les informations diffusées au moment du vote, ses contours ne devraient plus évoluer significativement. La procédure législative reste donc formellement en cours, même si la majorité des arbitrages budgétaires paraît désormais stabilisée.

Les ultimes modifications apportées au volet dépenses

Le PLF 2026, dans sa version de nouvelle lecture, incorpore plusieurs ajustements finaux destinés à préciser la répartition des crédits entre ministères. Le document transmis aux parlementaires souligne que certains arbitrages techniques ont été opérés pour tenir compte de coûts actualisés et d’engagements déjà pris. La partie « dépenses » adoptée n’avait toutefois pas bénéficié d’un débat en séance, ce que certains députés ont rappelé au moment du vote.

Cette adoption sans discussion publique souligne la manière dont la procédure budgétaire peut être influencée par le calendrier parlementaire et les enjeux politiques du moment. Le texte va désormais suivre le chemin habituel : examen au Sénat, puis navette éventuelle jusqu’à une version définitive adoptée par les deux chambres. Tant que la navette n’est pas close, des modifications de forme restent possibles, mais les lignes budgétaires majeures devraient être préservées.

Le ministère des Armées, principal bénéficiaire

Le principal changement financier porte sur le ministère des Armées, présenté comme « le seul vrai gagnant du budget 2026 » dans le document d’accompagnement. Les crédits de paiement alloués à la défense augmentent de +6,7 milliards d’euros par rapport à 2025, pour atteindre 57,1 milliards d’euros. Cette hausse est explicitement alignée avec les objectifs de la Loi de programmation militaire (LPM).

Le dossier budgétaire consacré à « l’équipement des forces » détaille notamment l’objectif : « d’être prêt à un engagement au plus tôt, tout en développant les capacités futures indispensables au maintien de leur supériorité opérationnelle. » Ces formulations indiquent une double priorité : garantir une disponibilité rapide des moyens et investir dans les capacités à plus long terme.

Ce que signifie l’augmentation pour la défense

La hausse indiquée de 6,7 milliards d’euros traduit la volonté de maintenir la trajectoire définie par la LPM. Elle vise à concilier des besoins opérationnels immédiats et des programmes d’équipement à plus long terme. Le chiffrage en crédits de paiement — 57,1 milliards d’euros — correspond à la somme des autorisations destinées à couvrir le paiement des engagements sur l’année budgétaire.

Sans entrer dans des engagements précis qui ne figurent pas dans le texte de synthèse transmis aux députés, le document budgétaire met l’accent sur l’équipement des forces comme poste prioritaire. Le choix budgétaire illustre la priorité accordée à la défense dans la répartition des moyens publics pour 2026.

Perspective et limites de l’exercice budgétaire

Même adoptée en nouvelle lecture, la partie dépenses du PLF conserve une part d’incertitude tant que le Sénat ne l’a pas examiné et que la navette n’est pas achevée. Les grandes masses budgétaires semblent stabilisées, mais des ajustements techniques ou rédactionnels peuvent encore intervenir.

Par ailleurs, le fait que la partie dépenses n’ait pas été discutée en séance interroge sur la visibilité des arbitrages auprès des citoyens et des parlementaires. À ce stade, le gouvernement fait valoir la cohérence de ses choix avec la LPM et met en avant la priorité donnée à la préparation opérationnelle et au renouvellement des capacités militaires.

En l’état, le PLF 2026 poursuit sa route parlementaire : examen sénatorial, puis retour possible à l’Assemblée nationale pour une ultime lecture avant promulgation. Les éléments financiers majeurs, et en particulier l’effort supplémentaire pour le ministère des Armées, resteront au cœur des débats jusqu’à la clôture de la procédure.

Parlons Politique

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