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Primaire de la gauche hors LFI : au Palais-Bourbon, les promoteurs maintiennent le calendrier du 11 octobre 2026 alors que le PS, fragmenté par les municipales, s’absente

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Au Palais-Bourbon, les promoteurs de la primaire de la gauche hors LFI ont relancé le 23 mars 2026 le calendrier fixé au 11 octobre 2026, malgré l’absence des dirigeants socialistes absorbés par leurs divisions post-municipales.

Le projet d’une primaire de la gauche hors La France insoumise (LFI), promise pour le 11 octobre 2026, a été ravivé lundi 23 mars 2026 au Palais-Bourbon par un petit groupe de promoteurs, qui se sont réunis en l’absence des dirigeants du Parti socialiste, absorbés, selon nos informations, par leurs règlements de comptes post-municipales.

Une réunion de la « nouvelle gauche » au Palais-Bourbon

Dans les couloirs clairsemés de l’Assemblée nationale, les animateurs du projet né à Bagneux (Hauts-de-Seine) en juillet 2025 se sont retrouvés pour maintenir à flot l’idée d’une candidature commune de la gauche en 2027. Le rendez-vous, fixé à 15 heures, visait à contrecarrer les rumeurs selon lesquelles le périmètre voulu — « de François Ruffin à Raphaël Glucksmann » — se serait définitivement désagrégé et que la primaire du 11 octobre 2026 ne verrait pas le jour.

Étaient notamment présents Lucie Castets, qualifiée ici d’ »éphémère ‘Première ministrable' » et aujourd’hui élue maire du XIIe arrondissement au sein de l’équipe d’Emmanuel Grégoire, ainsi que des personnalités issues des rangs insoumis et de la gauche radicale : Alexis Corbière, Raquel Garrido, François Ruffin et Clémentine Autain. Le sénateur écologiste Benjamin Lucas et le chef de file de Génération.s — formation fondée par Benoît Hamon après son départ du PS — figuraient également parmi les participants.

Absence des dirigeants socialistes et tensions post-municipales

Plusieurs dirigeants du Parti socialiste étaient absents. Selon les informations recueillies, ils étaient accaparés par des ajustements internes engendrés par les récentes élections municipales. Ces dissensions internes ont, selon des interlocuteurs présents, compliqué la coordination au sein du camp socialiste et réduit la capacité du PS à s’engager pleinement dans l’organisation d’une primaire intergroupe.

Les promoteurs de la primaire ont perçu cette vacance comme un signal d’urgence : il s’agissait de stabiliser le projet et d’affirmer que le calendrier fixé — élection primaire le 11 octobre 2026 — restait tenu, malgré les tensions et les discussions sur le périmètre du rassemblement.

Enjeux et calendrier pour 2027

La primaire hors LFI a pour objectif de dégager une candidature unifiée de la gauche non-insoumise en vue de la présidentielle de 2027. Le calendrier annoncé place la primaire le 11 octobre 2026, date à laquelle les organisations favorables au rassemblement espèrent pouvoir soumettre un nom consensuel à l’électorat de gauche.

Pour ses promoteurs, la tenue de cette primaire est présentée comme une condition pour éviter un morcellement des candidatures et augmenter les chances d’une représentation significative de la gauche au premier tour de la présidentielle. Mais l’absence momentanée des cadres du PS illustre la fragilité du projet : les équilibres locaux issus des municipales et les divisions internes pèsent sur la capacité de la gauche à se rassembler sur un périmètre élargi.

Les participants à la réunion ont voulu montrer qu’ils poursuivaient les travaux de convergence malgré le tumulte politique. Ils ont aussi cherché à réaffirmer le concept initial porté à Bagneux, en insistant sur la diversité des sensibilitéss — écologistes, sociaux-démocrates, courants de la gauche radicale — qui composeraient le socle de cette primaire.

Reste que plusieurs questions opérationnelles demeurent : modalité de l’organisation, critères d’éligibilité des candidats, et mécanique de validation des candidatures au sein d’un périmètre qui non seulement exclut LFI, mais doit aussi trouver un accord entre forces aux cultures politiques différentes.

Cette réunion du 23 mars 2026 témoigne d’un effort de mise en ordre en amont d’un calendrier électoral serré. Elle illustre aussi combien les soubresauts des municipales et les tensions internes au PS peuvent influencer, en amont, la configuration des forces de gauche à l’échelle nationale.

Article issu d’une dépêche en accès payant — contenu original incomplet.

Parlons Politique

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