Procès renvoyé au 9 janvier pour le septuagénaire accusé d’avoir écrasé un œuf sur la tête de Jordan Bardella, en récidive après Zemmour

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Le procès de l’homme de 74 ans accusé d’avoir écrasé un œuf sur la tête de Jordan Bardella lors d’une séance de dédicace à Moissac est renvoyé au 9 janvier. En état de récidive après un geste similaire contre Éric Zemmour en 2022, le septuagénaire, placé sous contrôle judiciaire, s’est excusé et fait l’objet d’interdictions de contact avec Bardella et d’assister aux réunions publiques du RN en attendant son jugement. Le report, demandé pour préparer la défense, permettra au tribunal d’examiner les antécédents et les éventuelles sanctions.

Le procès de l’homme de 74 ans accusé d’avoir écrasé un œuf sur la tête de Jordan Bardella, samedi lors d’une séance de dédicace à Moissac (Tarn-et-Garonne), a été renvoyé au 9 janvier par le tribunal correctionnel de Montauban. L’audience, prévue en comparution immédiate mardi 2 décembre, a été reportée à la demande du prévenu qui a invoqué le besoin d’un délai pour préparer sa défense.

Report de l’audience et mesures imposées

Le septuagénaire, en état de récidive légale après une condamnation antérieure pour un geste similaire en 2022, devait être jugé mardi matin en comparution immédiate. Il a demandé « un délai » pour préparer sa défense et obtenu le renvoi de l’audience au 9 janvier.

À l’audience, il a déclaré : « Je m’excuse auprès de M. Bardella. C’est un geste idiot que j’ai fait. »

En attendant le nouveau procès, le prévenu reste placé sous contrôle judiciaire. Parmi les obligations figurent l’interdiction d’entrer en contact avec Jordan Bardella et l’interdiction de se rendre à une réunion publique du Rassemblement national (RN). Ces mesures de sûreté avaient été demandées au maintien par l’avocat du président du RN et par le ministère public.

Me Charles de Luynes, avocat de Jordan Bardella, a plaidé pour le maintien de ces contraintes en soulignant : « Ça renverrait un message qui ne serait pas le meilleur si ce monsieur sortait du tribunal sans aucune mesure de sûreté, comme s’il ne s’était rien passé. »

Les faits rapportés lors de la séance de dédicace

Selon les éléments présentés au tribunal, l’incident s’est produit samedi à Moissac lors d’une séance de dédicace où Jordan Bardella signait des exemplaires de son livre. Le septuagénaire, décrit comme un agriculteur à la retraite, s’était placé dans la file d’attente puis avait écrasé un œuf sur la tête du responsable politique au moment de lui présenter son exemplaire.

Après l’acte, l’homme a été placé en garde à vue pour « violence sur personne dépositaire de l’autorité publique sans incapacité ». Cette qualification a été retenue au motif que la victime est un élu et exerçait une fonction publique au moment des faits.

Mardi matin, l’avocate du prévenu, Me Rachel Lheureux, a défendu une motivation politique ou civique, évoquant un geste destiné à « éveiller les consciences ». Elle a ajouté une formule personnelle en référence au prénom du mis en cause : « il y a dix ans nous étions Charlie, aujourd’hui nous sommes Jean‑Paul. »

La décision du parquet et du juge des libertés

À l’issue de la garde à vue prolongée de vingt‑quatre heures, le parquet de Montauban avait requis le placement en détention provisoire du septuagénaire. Le juge des libertés et de la détention (JLD) n’a toutefois pas suivi ces réquisitions. L’homme a ainsi comparu libre devant le tribunal correctionnel, tout en étant maintenu sous contrôle judiciaire.

Le maintien de mesures restrictives — interdiction de contact et interdiction d’assister à des réunions publiques du RN — traduit la volonté du ministère public et de la partie civile de prévenir un risque de nouvel incident dans l’intervalle entre la date de renvoi et l’audience fixée au 9 janvier.

Antécédents judiciaires

L’homme n’en est pas à son premier fait d’arme de ce type. En juillet 2022, il avait déjà écrasé un œuf sur la tête d’Éric Zemmour, alors candidat de Reconquête à l’élection présidentielle, également à Moissac, pendant la campagne. Pour ces faits, il avait été condamné à une amende de 500 euros avec sursis.

Le caractère de récidive légale retenu lors de la procédure actuelle découle précisément de cette condamnation antérieure. Les conséquences pénales éventuelles seront examinées lors de l’audience programmée le 9 janvier.

En l’état, le dossier avance par étapes procédurales : maintien des mesures de sûreté décidées par le tribunal, renvoi de l’audience à la demande du prévenu et examen des antécédents qui accroissent la portée judiciaire des faits reprochés. L’audience du 9 janvier devra préciser les chefs exacts retenus et, le cas échéant, la peine prononcée.

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