Une rencontre attendue depuis plus de deux ans
Mercredi 11 février 2026, la députée MoDem de Loire-Atlantique Sandrine Josso a rencontré pendant une heure le président du Sénat, Gérard Larcher (Les Républicains). Cette entrevue est la première depuis que Mme Josso a révélé avoir été droguée à son insu en novembre 2023 par l’ex-sénateur Joël Guerriau.
La députée attendait ce rendez-vous « depuis plus de deux ans », selon les éléments fournis dans le texte d’origine. La rencontre intervient après une série d’étapes judiciaires et médiatiques qui ont placé cette affaire au cœur des discussions politiques et institutionnelles.
Le point judiciaire
Le 27 janvier 2026, le tribunal judiciaire de Paris a condamné Joël Guerriau en première instance à quatre ans de prison, dont dix-huit mois ferme, pour avoir drogué Sandrine Josso en vue de la violer. L’ex-sénateur a démissionné de son mandat début octobre 2025 et plaide avoir agi par accident. Il a fait appel de la décision rendue le 27 janvier.
Ces éléments dessinent une chronologie : la mise en examen du prévenu remonte à novembre 2023, la démission à l’automne 2025 et la condamnation en première instance au 27 janvier 2026. La succession des dates explique en partie la longueur de l’attente de la députée avant d’obtenir cet échange avec le président du Sénat.
Silence institutionnel et prise de parole publique
Avant la réunion du 11 février 2026, Sandrine Josso avait publiquement fait part de son incompréhension face à ce qu’elle percevait comme un silence de la part de l’institution et de son président. Pour le faire savoir, elle avait rendu public un courrier adressé à Gérard Larcher.
Le 31 janvier 2026, Gérard Larcher avait, pour la première fois depuis la révélation de l’affaire et la mise en examen en novembre 2023, exprimé son soutien « au nom du Sénat et en [son] nom personnel », dans une déclaration à l’AFP. Cette formulation figure dans le récit initial et a été reprise lors des échanges publics autour du dossier.
Contenu et portée de l’entrevue
La réunion du 11 février 2026 a duré environ une heure. Les participants ont notamment abordé la façon dont l’affaire a été traitée par les institutions et les conséquences pour la députée. Le texte d’origine ne détaille pas l’intégralité des propos échangés durant cette heure, mais souligne la portée symbolique de la rencontre : il s’agissait d’un premier contact direct entre la victime et le dirigeant d’une institution républicaine.
Dans le contexte politique et médiatique actuel, de telles rencontres servent à clarifier la position des institutions et à apaiser, ou au moins à répondre, aux attentes de la personne concernée. Elles peuvent également être perçues comme un acte de reconnaissance institutionnelle lorsque la parole d’une élue est en jeu.
Enjeux et réactions
L’affaire soulève plusieurs enjeux : la prise en charge des victimes au sein des institutions politiques, la responsabilité des acteurs publics lorsqu’un comportement délictueux est allégué, et la transparence des procédures internes et judiciaires. Le fait que la condamnation initiale ait été prononcée en première instance et fasse l’objet d’un appel rappelle que la procédure judiciaire est encore en cours.
Le dossier a aussi suscité des réactions publiques et politiques, en particulier parce que la victime est une élue nationale et que l’auteur présumé était lui-même un ancien sénateur. Ces éléments ont contribué à amplifier l’attention portée par les médias et les représentants politiques.
Une étape parmi d’autres
La rencontre du 11 février 2026 marque une étape, mais elle n’épuise pas le volet judiciaire ni les questions institutionnelles liées à l’affaire. La condamnation en première instance, prononcée le 27 janvier 2026, est susceptible d’être modifiée si la cour d’appel confirme, infirme ou amende la décision initiale.
Au-delà du calendrier judiciaire, la manière dont les assemblées et leurs responsables traitent ce type de situation reste un sujet de débat. La députée, l’ex-sénateur et les institutions continueront probablement d’être amenés à communiquer au fur et à mesure des développements juridiques.





