La Maison Bollinger met en lumière le millésime 2018 avec deux cuvées de prestige : La Grande Année 2018 et sa déclinaison rosée. Ce millésime, souvent cité comme particulièrement généreux, est ici présenté selon le savoir‑faire historique de la maison, basé sur une vinification en fûts de chêne anciens et des pratiques manuelles traditionnelles.
Un millésime marqué par une maturation optimale
L’année 2018 a été qualifiée de solaire et favorable à la Champagne : après un hiver humide, un printemps doux a accéléré la végétation et la floraison. Lorsque l’été s’est installé, les raisins ont pu parfaire leur maturité dans de bonnes conditions. Chez Bollinger, la vendange a débuté le 23 août 2018 dans des communes clés comme Aÿ et Verzenay, sur la Montagne de Reims.
Les Pinots Noirs, variété centrale du style de Bollinger, ont livré des baies d’une richesse remarquable, condition qui a servi de fondement aux deux cuvées présentées. L’assemblage met en avant des raisins issus exclusivement de Grands et Premiers Crus, ce qui souligne l’origine parcellaire et la qualité de la matière première.
Vinification et élevage : tradition et précision
La Grande Année 2018 est vinifiée intégralement en petits fûts de chêne anciens, puis élevée sous bouchon de liège pendant près de sept ans, selon la précision caractéristique de la maison. Le remuage et le dégorgement sont effectués manuellement, pratiques qui participent à l’identité artisanale du produit.
L’assemblage annoncé est composé à 66% de Pinot Noir et 34% de Chardonnay. Cette structure explique la robe dorée et lumineuse décrite par la maison et l’équilibre entre puissance et fraîcheur. Au nez, la cuvée s’ouvre sur des notes d’agrumes et de pomme fraîche, évoluant vers des nuances de fruits du verger, d’amande et de miel.
En bouche, la matière révèle des arômes de fruits compotés et de coing qui confèrent à ce vin une dimension gastronomique. Bollinger suggère des accords avec des mets tels qu’un carpaccio de thon, un médaillon de veau aux herbes ou une tomme de montagne, soulignant la capacité du vin à accompagner des plats structurés.
La Grande Année Rosé 2018 : tension et fruit
La déclinaison rosée du millésime se distingue par une expression plus vibrante. Son assemblage comprend, en complément des raisins blancs, 5% de vin rouge prélevé sur une parcelle emblématique d’Aÿ, La Côte aux Enfants, propriété de la maison. Cette insertion de vin rouge participe à la couleur et à la palette aromatique du rosé.
Au nez, la Grande Année Rosé 2018 présente des arômes de fraise, de groseille et de pêche de vigne. En bouche, le profil s’ouvre sur un sillage de fruits rouges qui laisse progressivement place à une finale relevée d’agrumes, créant une tension finale appréciée des accords mets‑vins.
Pour l’accompagnement, la maison propose des accords marins et carnés : queue de homard grillé, suprême de canard aux agrumes, ou encore figues rôties au miel, des choix qui mettent en valeur la fraîcheur et la gourmandise du rosé.
Ces deux cuvées illustrent la continuité du style Bollinger : concentration des Pinots Noirs, élevage en fûts de chêne anciens, et recours à des gestes artisanaux (tonnelier à demeure, remuage et dégorgement manuels). Elles confirment l’orientation de la maison vers des vins de gastronomie, ancrés dans des terroirs classés (Grands et Premiers Crus) et des pratiques traditionnelles.
A lire aussi : Champagne Bollinger, les bulles de Bond ; Bollinger prépare son bicentenaire ; Les bulles de luxe ont-elles encore la cote ?





