Chômage en hausse fin 2025 : l’Insee confirme +56 000 demandeurs, taux à 7,9% — l’objectif de 5% d’Emmanuel Macron pour 2027 s’éloigne

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L’Insee (10 février 2026) révèle une hausse du chômage au dernier trimestre 2025 : +56 000 demandeurs d’emploi, 2,5 millions au total, taux à 7,9% (contre 7,7% le trimestre précédent). Ce recul éloigne l’objectif présidentiel de 5% en 2027, place la France au‑dessus de la moyenne européenne (5,9%) et rend les prochains trimestres décisifs pour la trajectoire du marché du travail.

Mardi 10 février 2026, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié des données montrant une hausse du chômage en France pour le dernier trimestre de 2025. Selon ces chiffres, le nombre de chômeurs, au sens du Bureau international du travail (BIT), a augmenté de 56 000 personnes par rapport aux trois mois antérieurs, pour s’établir à 2,5 millions.

Le taux de chômage a ainsi atteint 7,9 % de la population active, contre 7,7 % au trimestre précédent et 7,3 % un an plus tôt. Ces chiffres effacent l’ambition affichée par le président de la République de ramener le taux de chômage à 5 % en 2027, un objectif présent dans la campagne de 2022 et réaffirmé en 2024.

Un objectif politique devenu difficilement tenable

L’annonce d’un objectif majeur en début de second mandat présente un avantage politique pour un chef d’État : il est rarement tenu pour responsable immédiatement en cas de revers. La comparaison est souvent faite avec François Hollande (président de 2012 à 2017), qui avait en partie lié une éventuelle candidature en 2017 à « l’inversion de la courbe du chômage ». D’autres facteurs l’avaient toutefois conduit à renoncer en 2016, rappelle le contexte politique.

Emmanuel Macron, réélu en 2022, ne peut pas se représenter en 2027 au titre de la limitation à deux mandats consécutifs. Sur ce point, l’échec éventuel à atteindre le plein-emploi ne comporte pas, a priori, les mêmes conséquences électorales directes qu’il aurait eues pour un président encore candidat.

Comparaisons européennes et positionnement de la France

Sur le plan européen, la France reste en retrait. L’Insee souligne que l’Allemagne affiche un taux de chômage stable à 3,8 %, tandis que l’Italie est récemment passée sous le seuil historique des 6 %. La moyenne de l’Union européenne s’établit à 5,9 %. Ces écarts placent la France au-dessus de la moyenne européenne et loin des meilleurs résultats observés chez certains voisins.

Le contraste avec l’Allemagne et l’Italie invite à s’interroger sur les dynamiques structurelles et conjoncturelles qui pèsent sur le marché du travail français. Sans entrer dans des hypothèses non sourcées, les chiffres publiés montrent que la réduction du chômage demeure un défi, même après des réformes ou des politiques visant l’emploi.

Les variations trimestrielles – ici une hausse de 56 000 personnes en recherche d’emploi sur trois mois – soulignent la sensibilité du marché du travail aux évolutions économiques récentes. Les données segmentées par âge, secteur ou durée de chômage, lorsqu’elles sont disponibles, permettront d’affiner le diagnostic et d’identifier les fragilités les plus marquées.

Conséquences politiques et perspectives

Même si le caractère symbolique de l’objectif à 5 % en 2027 perd de sa portée politique directe pour le président sortant, il reste un repère pour l’évaluation de son bilan. Le grand public et les acteurs économiques peuvent considérer ces chiffres comme un indicateur de l’efficacité des politiques menées depuis 2022.

Les prochains trimestres seront scrutés : une inversion de tendance demanderait une succession de trimestres favorables avec une baisse mesurable du nombre de chômeurs et du taux de chômage. À l’inverse, la persistance d’un taux élevé ferait peser un coût social et économique prolongé, et alimenterait le débat public sur les mesures à privilégier pour soutenir l’emploi.

En l’état, les données de l’Insee du 10 février 2026 décrivent une France encore éloignée du plein-emploi proclamé, et située au-dessus de la moyenne européenne. Les chiffres fournis constituent une photographie du dernier trimestre de 2025 ; leur lecture détaillée sera nécessaire pour comprendre les trajectoires sectorielles et démographiques sous-jacentes.

Enfin, s’il existe des interrogations sur l’interprétation ou la portée de ces données, les précisions méthodologiques de l’Insee et les séries longues restent les sources à consulter pour confirmer toute tendance durable.

Parlons Politique

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