Le Medef relance le smic‑jeunes et un contrat type CPE/CIP : pistes controversées pour l’embauche des jeunes présentées le 28 janvier 2026

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Le 28 janvier 2026, le Medef, avec la CPME, l’U2P et les cinq syndicats (CFDT, CFE‑CGC, CFTC, CGT, FO), a présenté à Paris des pistes pour faciliter l’embauche des jeunes. Ces propositions — proches de dispositifs controversés du passé comme le CPE ou le CIP (« smic‑jeunes ») — s’inscrivent dans un « agenda autonome » porté par Patrick Martin ; elles restent pour l’heure des pistes de négociation interprofessionnelle, non des textes adoptés, et feront l’objet d’un examen juridique, social et médiatique approfondi.

Mercredi 28 janvier 2026, le Mouvement des entreprises de France (Medef) a présenté un ensemble de propositions destinées à faciliter l’embauche des jeunes lors d’une réunion organisée à son siège national, avenue Bosquet à Paris. L’événement s’est tenu en présence de deux autres organisations patronales — la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et l’Union des entreprises de proximité (U2P) — ainsi que des cinq principaux syndicats : CFDT, CFE‑CGC, CFTC, CGT et FO.

Des pistes proches de précédents controversés

Selon les informations révélées par l’agence de presse AEF, certaines des pistes proposées présentent de fortes similitudes avec des dispositifs qui ont déjà suscité de vifs débats politiques il y a « deux à trois décennies » : le contrat première embauche (CPE) et le contrat d’insertion professionnelle (CIP), parfois qualifié de « smic‑jeunes ». Ces références historiques renvoient à des réformes passées associées à des tensions sociales et à des oppositions marquées dans l’opinion publique.

Les documents communiqués à l’issue de la réunion, et relayés par AEF, n’ont pas été intégralement publiés dans le texte initial consulté pour cet article. Le choix de rappeler ces précédents met toutefois en lumière le caractère sensible de toute proposition ciblant spécifiquement la tarification ou la durée des contrats pour les jeunes.

Un « agenda autonome » pour les partenaires sociaux

La réunion répond à une volonté affichée des acteurs sociaux de se doter d’un « agenda autonome », expression retenue et citée lors des échanges. Cette démarche signifie que les partenaires veulent élaborer et conduire un programme de négociations à leur initiative, sans immixtion directe de l’État, selon les participants.

Le même collectif avait déjà entamé une première phase d’échanges début juin 2025, où plusieurs thèmes susceptibles de faire l’objet de travaux communs avaient été dressés, l’emploi des jeunes figurant parmi les priorités identifiées. Les réunions successives visent à préciser ces thématiques et à dégager des pistes de négociation interprofessionnelles.

Le président du Medef, Patrick Martin, est présenté comme un moteur de ce dossier. Il aborde régulièrement la question de l’emploi des jeunes lors de ses interventions médiatiques et lors de ses vœux pour 2026, prononcés le 12 janvier 2026 au Conseil économique, social et environnemental (CESE). Les participants ont indiqué que le sujet bénéficiait d’une attention soutenue au sein des entreprises, sans pour autant fournir, à ce stade, de calendrier contraignant pour l’adoption éventuelle de mesures nouvelles.

Risques et enjeux évoqués implicitement

Si les propositions visent à améliorer l’insertion professionnelle des jeunes, leur proximité avec des formules antérieures contestées rappelle la nécessité d’un débat approfondi. Les enjeux incluent l’équilibre entre flexibilité pour l’employeur et protection des jeunes salariés, la lisibilité des dispositifs pour les recruteurs et les apprentis, ainsi que les effets attendus sur le chômage des moins de 26 ans.

Les représentants syndicaux et patronaux présents à la table ont la responsabilité de traduire ces propositions en éléments négociables, le cas échéant. La référence au « smic‑jeunes » et aux contrats du passé signale aussi aux observateurs que tout ajustement des règles de rémunération ou des modalités contractuelles fera l’objet d’un examen attentif, tant sur le plan juridique que social.

À ce stade, les éléments rendus publics restent des pistes de réflexion et non des textes de loi ni des accords conclus. Les partenaires sociaux paraissent vouloir construire un cadre commun avant d’envisager des propositions formelles, laissant ouvertes les modalités et l’échéancier d’un éventuel passage en négociation approfondie.

Enfin, la communication de ces travaux par le Medef et les autres organisations à la presse, notamment via AEF, laisse présager d’un suivi médiatique et politique des propositions. Les débats à venir porteront autant sur le fond des mesures envisagées que sur la méthode retenue par les partenaires sociaux pour les négocier et les promouvoir.

Parlons Politique

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