Le MSDE archive les procès d’activistes écologistes pour documenter la répression, alerter l’opinion et nourrir analyses juridiques

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À la cour d’appel de Paris le 17 novembre, une observatrice anonyme — « Aurore » — présente le MSDE, fondé en octobre 2023, qui pratique l’observation judiciaire et l’archivage des procès de militants écologistes pour documenter ce qu’il perçoit comme un durcissement de la répression et proposer un contre‑récit médiatique. Le mouvement cite notamment la condamnation du 23 septembre (six mois ferme pour avoir peint le portail de Matignon) et souligne que ses archives visent à alerter l’opinion, nourrir des analyses juridiques et renforcer la transparence, l’anonymat de l’interviewée témoignant de la prudence face aux risques.

Une observatrice qui demande l’anonymat

« Je préfère ne pas donner mon nom à la presse et j’aimerais que tu supprimes l’enregistrement une fois notre interview terminée, car ce que je fais ne plaît pas au gouvernement », dit d’emblée la trentenaire aux yeux aussi bruns que sa frange. Appelons‑la Aurore.

Sa présence à la cour d’appel de Paris le 17 novembre est, selon elle, strictement légale. Elle apporte néanmoins un témoignage rare : celui d’une militante qui assiste régulièrement aux audiences pour observer, archiver et rendre compte des procès impliquant des activistes écologistes.

Un mouvement créé en octobre 2023

Aurore est l’une des fondatrices du Mouvement de soutien aux défenseurs de l’environnement (MSDE), une association récente, créée en octobre 2023. Le MSDE se donne pour mission de « courir les tribunaux » afin d’assister aux procès des militants écologistes et d’archiver les procédures, selon les éléments fournis par la personne interrogée.

Le mouvement affirme vouloir documenter ce qu’il perçoit comme un durcissement de la répression envers les militants. À titre d’exemple, le texte cité indique qu’une militante a été condamnée le 23 septembre à six mois de prison ferme pour avoir aspergé de peinture le portail de l’hôtel de Matignon, à la fin de 2023. Des ONG avaient alors dénoncé cette peine comme la plus lourde de l’histoire récente des mouvements écologistes.

Pourquoi observer les audiences ?

« Les audiences sont ouvertes à tous, mais le grand public ne s’y rend pas », explique Aurore. Pour elle, la présence d’observateurs indépendants vise d’abord à documenter le déroulé des procès et à constituer des archives accessibles en cas de contestation ou d’analyse ultérieure.

Elle ajoute que le MSDE cherche aussi à opposer un « contre‑récit » à certaines représentations médiatiques des militants. Selon Aurore, certains médias présentent ces acteurs comme des « prétendus ‘écoterroristes’ » ou comme « des jeunes en pleine crise d’adolescence, plus animés par leurs hormones que par de réelles convictions ». Le mouvement entend, par ses comptes rendus, nuancer ou corriger ces portraits.

Aurore souligne par ailleurs que, bien que les audiences soient publiques, le grand public ne s’y rende pas massivement, ce qui crée des espaces judiciaires peu visibles : « ces ‘grosses boîtes noires’ », dit‑elle, expression par laquelle elle décrit les salles d’audience où se jouent des affaires sensibles mais peu couvertes.

Des revendications de transparence et d’archivage

Le MSDE revendique donc une démarche d’observation et d’archivage plutôt que d’intervention directe dans les procédures. D’après la description fournie par Aurore, l’objectif est de constituer des traces et des témoignages permettant, le cas échéant, d’alerter l’opinion ou de servir de base à des analyses juridiques et sociétales.

La référence aux condamnations jugées sévères par des ONG illustre la crainte du mouvement : celle d’un changement d’échelle dans les peines et dans la manière dont les autorités et certains médias qualifient l’action des militants. Dans le texte original, aucune ONG n’est nommée précisément ; la formulation reste donc générale quant aux organisations qui ont réagi.

Enfin, la demande d’anonymat formulée par Aurore — et son souhait que l’enregistrement de l’entretien soit supprimé — témoigne d’une appréhension personnelle vis‑à‑vis des conséquences potentielles de son engagement. Cette précaution, rapportée telle quelle, reflète la sensibilité du sujet et la position prudente adoptée par certains observateurs dans un contexte judiciaire perçu comme tendu.

Sans apporter d’éléments nouveaux ni de commentaires additionnels, ce compte rendu repose sur les déclarations et les faits mentionnés par l’interviewée : la création du MSDE en octobre 2023, sa présence à la cour d’appel de Paris le 17 novembre, et la condamnation du 23 septembre évoquée comme un repère marquant par les acteurs cités.

Parlons Politique

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