Le nombre d’investisseurs particuliers en Bourse poursuit sa progression en France : l’Autorité des marchés financiers (AMF) relève une augmentation marquée de l’activité en 2025, tant en nombre de transactions qu’en nouveaux entrants sur les marchés.
Un saut quantitatif : transactions et nouveaux investisseurs
Selon les décomptes publiés, les particuliers ont réalisé 56 millions de transactions en actions en 2025, contre 41 millions l’année précédente. En parallèle, l’AMF estime qu’en trois ans 1,6 million de Français se sont lancés en direct sur les marchés financiers.
Cette progression s’explique en partie par le flux annuel de nouveaux investisseurs : 780 000 Français auraient découvert la Bourse « l’an dernier », chiffre supérieur aux 516 000 enregistrés en 2024 et aux 329 000 de 2023. Ces chiffres, cumulés, coïncident avec l’estimation globale de 1,6 million de nouveaux entrants sur la période de trois ans.
ETF, actions : une fréquentation qui se rajeunit
La hausse ne concerne pas que les actions. Les ETF — fonds indiciels cotés — ont vu leur base d’investisseurs quasiment multipliée par cinq sur cinq ans, toujours d’après l’AMF. Au dernier décompte, plus de 1,1 million de Français détenaient des ETF, et le nombre de transactions portant sur ces instruments a plus que doublé en un an.
Sur les actions, un peu plus de 1,9 million de particuliers ont réalisé au moins un achat ou une vente en 2025, soit une hausse de 21 % par rapport à l’année précédente. L’Autorité note aussi un rajeunissement de l’actionnariat : l’âge moyen des investisseurs en actions serait passé de 51 ans fin 2024 à 48 ans en 2025, et « c’est même dix ans de moins pour ceux qui optent pour les ETF », selon le même bilan.
Pourquoi cette dynamique ?
L’AMF se contente de fournir les chiffres et n’avance pas d’explication univoque. Des professionnels du secteur mettent toutefois en avant plusieurs facteurs plausibles. Un gérant de fonds cité dans le bilan souligne que « la hausse de la Bourse l’an dernier a forcément joué un rôle. Le CAC 40 a atteint des sommets avant de clore sur un gain à deux chiffres. »
Il ajoute que le niveau d’épargne des ménages reste élevé : « Ce serait une bonne nouvelle d’apprendre que tous ces milliards ne font pas que dormir sur des comptes en banque. » Cette remarque renvoie au constat que l’épargne disponible peut se diriger vers les marchés quand les conditions de confiance et de performance sont présentes.
Pour autant, il est difficile, au vu des seules statistiques annuelles, de conclure à l’émergence d’une « nouvelle culture du risque » comparable à une mutation durable des comportements d’épargne. L’AMF n’affirme pas qu’une telle transformation est en marche ; elle limite ses constats aux évolutions mesurées sur la période.
L’article original évoque enfin, sur un ton prospectif, la possibilité que l’intérêt pour la Bourse s’étende à d’autres produits d’épargne à plus long terme, comme les fonds de pension, mais cela relève pour l’instant d’une hypothèse non confirmée par des données concrètes.
En synthèse, les indicateurs publiés par le régulateur témoignent d’une reprise d’activité notable chez les investisseurs particuliers en 2025 : plus de transactions, davantage de nouveaux entrants et un profil d’acheteurs qui semble s’être rajeuni. Reste à observer si cette tendance se stabilisera et transformera durablement la répartition de l’épargne des ménages.





