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Monnaie de Paris : 197 M€ en 2025 — Marc Schwartz lance Bullion pour démocratiser l’achat d’or et accélérer la diversification en 2026

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La Monnaie de Paris affirme avoir profondément transformé son modèle économique : portée par l’export (environ 40% du chiffre d’affaires), l’essor des collections grand public et le e‑commerce, elle affiche un chiffre d’affaires record de 197 M€ en 2025 et un résultat net de 7,3 M€. Pour 2026, Marc Schwartz mise sur la diversification — notamment le projet « Bullion » pour démocratiser l’achat d’or — tout en préservant l’équilibre entre monnaies courantes et nouvelles offres.

La Monnaie de Paris dit avoir profondément transformé son modèle économique, selon Marc Schwartz, son directeur général depuis 2018. L’institution, la plus ancienne de France, a annoncé un chiffre d’affaires record de 197 millions d’euros pour 2025, avec un résultat net de 7,3 millions d’euros, en progression de 14 % par rapport à l’exercice précédent.

Interrogé sur ces résultats et sur les perspectives pour 2026, Marc Schwartz, co-auteur avec Christian de Boissieu de La nouvelle guerre des monnaies (éditions Odile Jacob), a notamment évoqué de nouveaux projets destinés au grand public, résumés par cette formule : « Avec le Bullion, nous allons mettre les achats d’or à la portée de tous les Français. »

Une transformation du modèle économique

Selon la direction, la Monnaie de Paris a su compenser la réduction des commandes publiques de pièces. La commande de pièces par l’État a diminué de moitié en une quinzaine d’années et ne représenterait plus que 20 % de l’activité de l’établissement aujourd’hui.

Pour contrebalancer ce recul, l’établissement s’est tourné vers l’export et vers des offres destinées au grand public. Depuis 2020, le chiffre d’affaires global a augmenté de 71 %, détaille la direction, ce qui illustre la mutation structurelle de l’activité.

Exportations et collections : nouveaux relais de croissance

La Monnaie de Paris affirme figurer désormais parmi les trois premiers exportateurs mondiaux de monnaies courantes. Cette activité d’exportation, tournée vers certains pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Amérique latine, a triplé en quelques années et représenterait environ 40 % des revenus totaux.

Parallèlement, l’activité consacrée aux monnaies de collection a nettement progressé : les ventes auraient bondi de près de 80 % depuis 2020. Le développement du commerce électronique et la création de collections inspirées de franchises populaires — citons DC Comics, Harry Potter ou des thématiques sportives comme le Tour de France — auraient permis d’élargir la clientèle au‑delà des numismates traditionnels et d’atteindre des acheteurs plus jeunes.

La direction souligne que ces divers relais de croissance ont rendu le modèle « plus solide ». Le groupe se présente comme rentable et moins dépendant des marchés publics nationaux qu’auparavant.

Numérisation des paiements et rôle des espèces

Sur la question des moyens de paiement, Marc Schwartz note que la numérisation progresse, mais que les espèces conservent un rôle important. Cette observation nuance l’idée d’un remplacement total du numéraire par les paiements électroniques à court terme.

L’équilibre entre marchés modernes (e‑commerce, collection grand public) et activités plus traditionnelles (production de monnaies courantes et commandes publiques) apparaît au cœur de la stratégie de la Monnaie de Paris.

Perspectives et projet « Bullion »

Pour 2026, la direction a annoncé de nouveaux projets visant à diversifier encore l’offre et à toucher un public plus large. Parmi ces initiatives, l’appellation « Bullion » a été citée par Marc Schwartz comme un dispositif destiné à faciliter l’achat d’or pour les particuliers : « Avec le Bullion, nous allons mettre les achats d’or à la portée de tous les Français. »

Le communiqué ne fournit pas, dans la version reçue, de détails techniques ou de calendrier précis sur le lancement commercial de ce produit. Les informations transmises indiquent toutefois une volonté de démocratiser l’accès aux produits précieux, en s’appuyant sur la notoriété et l’expertise de la Monnaie de Paris.

Marc Schwartz rappelle également que la politique commerciale passe par une diversification géographique et par l’innovation produit, éléments qu’il juge indispensables pour maintenir la compétitivité sur des marchés très concurrentiels.

Au terme de cet état des lieux, l’institution se présente comme une entreprise rentable, dont le modèle aurait été remanié avec succès depuis 2020. Les chiffres cités — 197 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, 7,3 millions d’euros de résultat net et des hausses d’activité significatives sur l’exportation et les collections — illustrent la trajectoire revendiquée par la direction.

Voir aussi : « Pourquoi l’or et l’argent chutent en Bourse », « Valeur refuge, l’or s’est maintenant installé autour de 5 000 dollars l’once », « Le boom de l’or pousse les mineurs à chercher le prochain (gros) filon » (références d’articles associées au dossier d’origine).

Parlons Politique

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