L’année écoulée a vu le cours de l’or s’envoler : +60 % en dollars et +45 % en euros, selon le rapport initial. L’once, qui avait démarré 2025 à 2 600 dollars, a terminé cette même année à 4 320 dollars et a poursuivi sa progression en 2026. Ces derniers jours, le métal jaune a été observé aux alentours de 5 000 dollars l’once.
Pourquoi l’or attire à nouveau
Plusieurs motifs expliquent la demande croissante. Les banques centrales des pays émergents renforcent leurs réserves en or pour diversifier leurs actifs. Les investisseurs particuliers se tournent aussi vers le métal jaune comme valeur refuge : des conseillers estiment qu’il peut représenter de 5 à 10 % d’un patrimoine financier.
La période récente se caractérise par une combinaison de tensions géopolitiques et d’incertitudes économiques. Conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, hausse des droits de douane et politiques internationales imprévisibles sont invoqués comme facteurs d’alerte par les marchés. Face à ces éléments, l’or retrouve une attractivité familière pour les investisseurs en quête de stabilité relative.
« L’année 2025 a été la meilleure année pour l’or depuis la fin des années 70 », résume Arnaud du Plessis, gérant spécialisé dans l’or et les ressources naturelles chez CPRAM. Son propos met en perspective l’ampleur de la hausse observée.
Formes d’exposition et fiscalité
Plusieurs manières existent pour s’exposer à l’or : le métal physique, les lingots et pièces, les fonds adossés au métal, ou encore les actions de sociétés minières. Investir via les mines reste une option plus risquée mais potentiellement plus rentable, alors que le secteur est aujourd’hui considéré comme relativement bon marché selon certains acteurs du marché.
Le métal physique ne génère pas de revenus réguliers; il ne rapporte rien et n’offre aucune garantie de capital. Il bénéficie toutefois d’un régime fiscal spécifique dans de nombreux pays, ce qui peut influencer la décision des investisseurs selon leur profil et leur horizon.
Risques et limites de la protection
« L’or n’offre pourtant aucune protection à proprement parler », avertissent des spécialistes. Le prix peut fluctuer fortement : des hausses peuvent succéder à des baisses, et l’investisseur peut ne pas récupérer l’intégralité de son capital. En dépit de ces limites, l’or a souvent permis d’atténuer l’impact des phases de forte volatilité sur un portefeuille d’actions.
La nature non productrice de rendement du métal—absence de dividendes ou d’intérêt—reste un inconvénient pour les investisseurs à la recherche de revenus. Les décisions d’allocation doivent donc prendre en compte l’horizon temporel, le niveau d’aversion au risque et la diversification globale du portefeuille.
Perspective historique
Sur le long terme, l’or a montré une capacité à protéger contre l’érosion monétaire. Le World Gold Council rappelle qu’un investisseur ayant acquis de l’or le 15 août 1971 — date marquant la fin de la convertibilité du dollar en or — aurait obtenu une performance moyenne supérieure à 9,5 % par an sur la période suivant cet événement. À cette époque, l’once valait 35 dollars.
Ce recul historique sert d’argument pour ceux qui considèrent l’or comme un élément de conservation de valeur sur plusieurs décennies. Il ne constitue toutefois pas une garantie absolue et ne doit pas remplacer une diversification prudente.
Article initial partiellement en accès payant — contenu source incomplet.





