Sécurité sociale: un mois après l’entrée en vigueur, le déficit 2026 risque de dépasser 20 Md€ — HCFiPS pointe des mesures non intégrées et projections fragiles

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Le Haut Conseil du financement de la protection sociale avertit que le déficit de la Sécurité sociale pour 2026, présenté à 19,4 Md€ dans la LFSS, pourrait dépasser les 20 Md€ après révision. L’anticipation du congé supplémentaire de naissance (200–300 M€) et d’autres mesures non intégrées aux tableaux expliquent ce surcoût, soulignant la fragilité des projections et la nécessité d’un suivi budgétaire rapproché.

Révision à la hausse du déficit de la Sécurité sociale

Publiées au Journal officiel le 31 décembre 2025, les prévisions présentées dans la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) ont rapidement été remises en cause. Selon une note diffusée mercredi 28 janvier 2026 par le Haut Conseil du financement de la protection sociale, le déficit prévu pour 2026 pourrait dépasser la barre symbolique des 20 milliards d’euros, alors que le texte adopté par le Parlement chiffrait initialement le « trou » à 19,4 milliards d’euros.

Cette réévaluation, qui intervient moins d’un mois après la promulgation de la LFSS, pointe des écarts entre les soldes affichés par la loi et une estimation actualisée des dépenses et des recettes. Le Haut Conseil, instance présidée par Dominique Libault, souligne que certains éléments n’avaient pas été intégrés aux calculs figurant dans le texte législatif.

Une mesure anticipée alourdit la facture

Le principal facteur explicité dans la note concerne le congé supplémentaire de naissance. Initialement prévu dans la loi « à partir du 1er juillet 2027 », ce congé a finalement été instauré de façon anticipée, ce qui génère, pour l’année 2026, un surcoût estimé entre 200 millions et 300 millions d’euros.

Cette anticipation pèse directement sur le solde prévisionnel de la Sécurité sociale. En l’absence de prise en compte de ce coût dans les tableaux de la LFSS, le chiffre de 19,4 milliards d’euros devient insuffisant pour couvrir l’ensemble des dépenses désormais prévues pour 2026.

Des éléments restés peu détaillés

La note du Haut Conseil mentionne, plus largement, que deux mesures n’apparaissent pas dans les calculs conduisant aux « soldes affichés [par la LFSS] ». Dans l’extrait que nous avons reçu, seule la mesure relative au congé supplémentaire de naissance est décrite avec des montants chiffrés. L’autre mesure n’est pas détaillée dans ce passage ; son contenu et son impact financier précis ne sont donc pas précisés ici.

Cette absence d’information complète empêche d’évaluer avec certitude l’ampleur totale du dérapage éventuel. Le recours à des hypothèses prudentes conduit toutefois le Haut Conseil à envisager un dépassement au-delà des 20 milliards d’euros pour 2026.

Conséquences budgétaires et lecture politique

Un déficit situé autour ou au-dessus de 20 milliards d’euros constitue un signal fort pour les gestionnaires des comptes sociaux. Il implique, en pratique, d’ajuster ultérieurement les prévisions ou de prévoir des mesures de compensation pour restaurer l’équilibre à moyen terme.

Les écarts entre projections législatives et évaluations ultérieures sont connus des praticiens des finances publiques. Ils résultent d’arbitrages politiques, d’un calendrier d’entrée en vigueur des mesures et de l’apparition de coûts non anticipés. Dans ce cas précis, l’anticipation d’un droit social — le congé supplémentaire de naissance — a suffi à générer une variation significative du solde.

Ce que dit la chronologie

– Publication au Journal officiel : 31 décembre 2025.

– Note du Haut Conseil diffusée : mercredi 28 janvier 2026.

– Solde affiché par la LFSS après adoption parlementaire : 19,4 milliards d’euros pour 2026.

– Surcoût lié au congé supplémentaire de naissance pour 2026 : 200–300 millions d’euros.

Ces dates et montants figurent explicitement dans les éléments transmis. La note du Haut Conseil sert d’actualisation chiffrée et met en lumière des écarts entre texte promulgué et estimation consolidée.

Points d’attention

Le passage du document qui nous a été communiqué ne détaille pas l’ensemble des mesures non intégrées aux soldes figurant dans la LFSS. Il convient donc de rester prudent sur l’estimation finale du déficit si d’autres éléments significatifs devaient apparaître ou être chiffrés ultérieurement.

En l’état, la hausse annoncée illustre la sensibilité des comptes sociaux à des décisions d’entrée en vigueur et à des modifications de calendrier. Elle souligne aussi l’intérêt d’un suivi rapproché des projections budgétaires, notamment pour les années à venir.

Parlons Politique

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