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Élection présidentielle 2027 : Robert Ménard estime que l’union des droites hors RN ne marchera jamais et critique l’incapacité de LR à organiser une primaire

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Robert Ménard juge impossible l’union des droites hors RN pour la présidentielle 2027. Sur BFMTV-RMC il fustige LR pour son incapacité à s’accorder sur une primaire et détaille les obstacles politiques et calendaires.

Le maire de Béziers, Robert Ménard, a déclaré ce jeudi 26 mars 2026 sur BFMTV-RMC que l’union de l’ensemble des forces de droite — hors Rassemblement National (RN) — en vue de l’élection présidentielle de 2027 « ne marchera jamais ». Lors de cet entretien, il a dénoncé l’incapacité des partis et élus de droite à s’accorder sur une méthode commune pour choisir un candidat unique.

Des critiques frontales sur les modalités d’une primaire

Interrogé par les journalistes, Robert Ménard a insisté sur le caractère durable de sa volonté d’union tout en relativisant ses chances de réussite : « J’ai plaidé pour cette union des droites depuis 15 ans mais ça marchera jamais », a-t-il affirmé. Il a reproché aux responsables politiques de la droite traditionnelle leur incapacité à « se ranger derrière celui qui remporterait une primaire », estimant qu’un tel processus exigeait une discipline collective qui fait aujourd’hui défaut.

Le maire a en outre dirigé une attaque ironique et virulente contre Les Républicains (LR), jugeant que les élus concernés n’étaient « même pas foutus de se mettre d’accord sur les modalités d’une primaire ». Cette formule, rapportée telle quelle, traduit le ton acerbe de son intervention et illustre la frustration d’un élu qui défend depuis longtemps l’idée d’une coalition de toute la droite non rassembliste.

Un propos inscrit dans un contexte local et national

Robert Ménard, largement réélu dès le premier tour dans sa ville de Béziers, a pris la parole depuis une position locale forte. Sa réélection, soulignée lors de l’entretien, renforce sa visibilité mais n’implique pas que ses analyses soient partagées au plan national par l’ensemble des cadres et des partis de droite.

En rappelant que son appel à l’unité existe « depuis 15 ans », Ménard situe son propos dans la durée et non comme une réaction ponctuelle à des événements récents. Les obstacles qu’il décrit portent sur des désaccords stratégiques et sur le calendrier: qui organiserait une primaire, quelles seraient ses règles et comment garantir l’adhésion des différents partis et mouvements concernés.

Sa remarque selon laquelle l’union envisagée exclurait le RN (Rassemblement National) mérite d’être notée. Elle précise le périmètre de son appel : il vise une coalition de la droite dite « hors RN », donc des forces comme LR et d’autres mouvements conservateurs ou souverainistes qui ne souhaitent pas s’allier avec le parti dirigé par Marine Le Pen et ses successeurs.

Conséquences possibles et limites de l’argument

Les propos de Robert Ménard posent la question de la faisabilité d’une primaire de la droite hors RN et des conditions politiques requises pour qu’un tel dispositif fonctionne. S’il souligne une absence d’accord sur les modalités, il n’apporte pas de détails nouveaux sur les tentatives concrètes en cours pour régler ces désaccords, ni sur d’éventuelles offres de médiation entre les formations concernées.

Sur le plan politique, la déclaration illustre une réalité connue : la recomposition des droites françaises est un chantier long et complexe, où se mêlent ambitions locales, identités partisanes et stratégies nationales. Ménard met en lumière la difficulté d’établir une feuille de route partagée et d’imposer une discipline collective à des acteurs aux intérêts parfois divergents.

Il convient de rappeler que ce type de diagnostic n’est pas nécessairement partagé par tous les protagonistes. Certains dirigeants ou responsables de partis estiment qu’un accord est possible à condition de définir des règles claires et acceptées en amont. D’autres, au contraire, considèrent qu’une compétition entre candidats de sensibilité proche peut se révéler inévitable et même bénéfique pour trier les forces avant l’élection présidentielle.

Enfin, la teneur tranchée des propos de Ménard — notamment l’emploi d’expressions crues — témoigne d’une exaspération vis-à-vis des pratiques politiques observées, mais n’épuise pas le débat sur les solutions opérationnelles pour aboutir à une candidature unique.

Plus d’informations à venir sur BFM…

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