Elections municipales 2026 : le collectif Tous Grands Parisiens réclame l’élection d’un maire du Grand Paris pour coordonner logement, mobilité et services publics

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Faut‑il élire un maire du Grand Paris ? Face à une identité métropolitaine croissante et à une gouvernance éclatée, le collectif Tous Grands Parisiens appelle à des engagements clairs sur le logement, la mobilité et les services publics pour une action coordonnée, juste et lisible à l’échelle du Grand Paris.

La question peut paraître provocatrice, mais elle soulève un enjeu démocratique majeur : n’est‑il pas temps d’élire une ou un maire du Grand Paris ? De plus en plus d’habitants se reconnaissent comme « Grands Parisiens », sans pour autant pouvoir peser par leur vote sur l’avenir d’un territoire qui reste politiquement éclaté.

Une identité métropolitaine sans représentation unique

La montée d’une identité métropolitaine coexiste avec une fragmentation institutionnelle. Les compétences restent réparties entre communes, établissements publics territoriaux, départements et région. À l’approche des élections municipales, les enjeux de proximité occupent naturellement la scène politique, mais beaucoup de problèmes structurants dépassent l’échelle communale.

Logement abordable, accès aux services de proximité comme les crèches et les écoles, gestion des espaces publics, troubles de l’ordre et insécurité, nuisances sonores et pollution atmosphérique : autant de questions dont la correction demande une action coordonnée à l’échelle régionale et métropolitaine.

Des compétences à l’échelle pertinente pour répondre aux inégalités

Les difficultés décrites ne sont pas seulement techniques ; elles reflètent des inégalités sociales et territoriales persistantes. Beaucoup d’habitants du Grand Paris voient leur situation se dégrader ou stagner : offre insuffisante de logements abordables, services publics locaux dégradés, et impacts sanitaires liés à la pollution de l’air.

Ces problématiques sont liées entre elles et requièrent des politiques publiques coordonnées. À l’échelle d’une commune isolée, il est difficile de mener des programmes de grande ampleur pour reloger des populations, planifier l’offre de crèches ou réduire l’exposition à la pollution.

Coopérations réussies, mais souvent circonstancielles

Pourtant, des coopérations métropolitaines ont déjà produit des résultats tangibles. L’extension du périmètre du Vélib’ aux communes riveraines, l’application d’un tarif unique du passe Navigo sur l’ensemble de l’Île‑de‑France et la construction du Grand Paris Express en sont des exemples. Les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ont, de surcroît, mis en lumière une géographie grand parisienne à la fois plus visible et plus intégrée.

Ces succès montrent que des institutions différentes peuvent se coordonner efficacement autour de projets ambitieux. Ils soulèvent toutefois une question : cette coopération doit‑elle rester circonscrite à des opérations exceptionnelles, ou peut‑elle s’étendre aux politiques quotidiennes qui structurent la vie des Franciliens ?

Un appel à des engagements clairs pour dépasser la dispersion

Notre collectif, Tous Grands Parisiens, demande que les candidats des communes du Grand Paris inscrivent dans leurs campagnes des engagements précis en faveur de coopérations et de réformes concrètes. L’objectif est de dépasser la dispersion des efforts et la concurrence entre territoires, qui fragilisent la cohérence des politiques publiques.

Concrètement, il s’agit d’exiger des propositions sur des compétences partagées : planification du logement, mutualisation des services publics de proximité, coordination des politiques de mobilité, prévention des nuisances et gestion commune des dispositifs d’accueil. Ces engagements doivent être lisibles dans les programmes et suivis d’actions concrètes.

La question d’une autorité métropolitaine dotée d’un exécutif élu — une « maire du Grand Paris » — renvoie à un choix de démocratie locale et de gouvernance. Elle invite à réfléchir à la manière de rendre les décisions métropolitaines plus lisibles et plus directement responsables devant les électeurs.

Sans trancher définitivement la question institutionnelle, le débat met l’accent sur une exigence simple : les habitants du Grand Paris souhaitent que les solutions aux problèmes quotidiens soient articulées à l’échelle pertinente. Cela passe par davantage de coopération institutionnelle, des engagements clairs des candidats et, potentiellement, par une refonte des modes de gouvernance afin d’assurer une action publique plus cohérente et plus équitable.

Parlons Politique

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