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Élections municipales : la carte des candidatures du RN révèle des zones blanches, concentration en Hauts‑de‑France et PACA, absence en préfectures et banlieues

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La cartographie des candidatures RN/UDR pour les municipales révèle de fortes inégalités territoriales : concentration dans les Hauts‑de‑France et la Provence‑Alpes‑Côte d’Azur, absence dans de nombreuses préfectures et en banlieue, signe de difficultés d’implantation locale.

« Le juge de paix, ce sera le 26 février au soir, lorsqu’on connaîtra les listes pour les élections municipales. Ce que l’on me remonte me paraît fou : nous sommes absents de villes emblématiques et la présence est très, très disparate sur le territoire. La cartographie sera éclairante et montrera que de nombreux députés n’ont pas joué le jeu. »

Cette remarque, rapportée au début du mois de février par un cadre du Rassemblement national (RN), s’est avérée conforme aux faits constatés après publication des candidatures. La répartition des listes du RN et de l’Union des droites pour la République (UDR) — le parti d’Éric Ciotti — révèle en effet de fortes inégalités géographiques.

Une concentration régionale très marquée

Les candidatures sont massivement concentrées dans deux régions : les Hauts-de-France et Provence‑Alpes‑Côte d’Azur. Selon le comptage rapporté dans le texte d’origine, plus d’un tiers des listes se trouvent dans ces bastions de l’extrême droite, ce qui témoigne d’une stratégie ou d’une capacité d’implantation inégale selon les territoires.

Si l’on retient le périmètre des communes de plus de 3 500 habitants, le RN est totalement absent dans huit départements de la métropole. Par ailleurs, le parti ne dépose qu’une ou deux listes dans 35 autres départements — un chiffre qui, d’après le recensement effectué à l’époque par Radio France, représente près du triple par rapport à 2020.

La géographie électorale de la formation n’est donc pas homogène : des densités de candidatures élevées dans certains départements et un véritable désert politique dans d’autres.

Des zones sensibles : banlieues et régions traditionnellement faibles

La banlieue parisienne apparaît comme un « no man’s land » pour le RN. Toutefois, le parti a réussi à reconstituer sa présence en Île‑de‑France au niveau observé en 2014, avec 59 villes concernées, après un effondrement constaté six ans auparavant.

À l’ouest, en Bretagne et dans les Pays de la Loire, la situation est également tendue pour le RN, qui peine à trouver des têtes de liste locales. Le parti a choisi, dans les métropoles qu’il cible, de déléguer souvent des élus expérimentés en médias pour porter des listes « crédibles ». Malgré ces envois, le RN restera absent d’un quart des 100 villes les plus peuplées du pays, précise le texte source, des communes qui se situent le plus souvent en Île‑de‑France ou dans les territoires d’outre‑mer.

Cette faiblesse structurelle dans certaines régions souligne la difficulté du parti à mailler l’ensemble du territoire communal, en particulier lorsque l’on sort des zones et des circonscriptions où il bénéficie d’un ancrage historique.

Villes symboliques et paradoxes locaux

Le constat concerne aussi des villes symboliques où l’absence de candidature du RN peut surprendre. Parmi les 22 préfectures de métropole où le RN n’a pas présenté de liste, le texte mentionne Vesoul, Nevers et Gap. Ces exemples sont d’autant plus notables que Jordan Bardella y avait obtenu des scores élevés lors des élections européennes de 2024, flirtant avec 30 % des voix dans certaines localités.

Le Monde a par ailleurs relevé une douzaine de sous‑préfectures représentées à l’Assemblée nationale par un député allié à l’extrême droite, mais où aucune liste RN n’a été déposée. Soissons (Aisne), Verdun (Meuse), Compiègne (Oise) et Chalon‑sur‑Saône (Saône‑et‑Loire) figurent parmi ces cas cités dans le reportage original.

Le département de la Dordogne illustre un autre paradoxe relevé : alors que trois députés sur quatre y sont décrits comme « lepénistes » dans le texte source, on n’y recense que deux listes RN déclarées, et aucune liste à Périgueux, la préfecture.

Ces exemples montrent que la présence parlementaire nationale ne se traduit pas automatiquement par une implantation locale ou par la capacité à présenter des têtes de liste sur l’ensemble du territoire communal.

Au total, la cartographie des candidatures pour ces municipales met en lumière des choix politiques et organisationnels du RN et de l’UDR, ainsi que des difficultés de recrutement et d’implantation dans des territoires où l’électorat ou les militants existent parfois, mais sans représentation locale formalisée sur les listes.

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