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Extinction Rebellion évacué de la passerelle Simone‑de‑Beauvoir à Paris : 300 militants dispersés la veille du second tour des municipales pour exiger l’écologie

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Extinction Rebellion (environ 300 militants) a occupé la passerelle Simone‑de‑Beauvoir à Paris le 21 mars pour réclamer que l’écologie soit au cœur du débat avant le second tour des municipales; la police a évacué le rassemblement après des blocages et des protestations.

Des militants du groupe écologiste Extinction Rebellion (XR), au nombre de 300 selon les organisateurs, occupaient, samedi 21 mars à la mi-journée, la passerelle Simone-de-Beauvoir, qui relie les rives des 12e et 13e arrondissements de Paris. Des policiers ont commencé à les évacuer, a constaté l’Agence France-Presse.

Occupation et évacuation

L’occupation a débuté à la mi-journée; trois quarts d’heure après son démarrage, et après les sommations d’usage par mégaphone, les forces de l’ordre ont entrepris d’évacuer les militants un par un, malgré leurs protestations. Plusieurs personnes s’étaient attachées entre elles pour compliquer l’évacuation.

Des militants, selon le récit des organisateurs, se sont retrouvés notamment derrière une banderole portant la mention « Ensemble contre la haine », ce qui a rendu certaines opérations d’extraction plus lentes et plus difficiles pour les forces de l’ordre.

Motivations et revendications

L’action, organisée la veille du second tour des élections municipales, visait à interpeller le débat public sur l’écologie. « On ne parle pas du tout d’écologie, (…) alors que le sujet écologique est dans le top 3 des préoccupations des Français et des Françaises », a déclaré Juliette, porte-parole d’Extinction Rebellion, lors d’un point presse sur place.

Les organisateurs indiquaient viser au départ des « lieux de pouvoir » tels que le Conseil d’État, mais ils ont dû revoir leur plan en raison d’arrêtés préfectoraux interdisant des rassemblements dans divers points de la capitale.

Organisation locale et discours des militants

Sur la passerelle, l’ambiance était décrite par les participants comme « très bon enfant ». Chants, barnums et tipis avaient été dressés à la hâte pour tenir le rassemblement et marquer visuellement la présence du collectif.

Parmi les porte-parole présents, Granny, 32 ans, militante XR et commerçante indépendante, a expliqué vouloir « remobiliser les gens démocratiquement » et favoriser, selon elle, la tenue à l’avenir « d’assemblées citoyennes décisionnaires ».

Héloïse, autre porte-parole du mouvement, a rappelé que « les assemblées citoyennes, c’est notre quatrième revendication et on ne se sent pas écouté aujourd’hui. Ça nous paraissait le meilleur moment de le rappeler une petite dernière fois avant un dernier tour de vote. »

Juliette a par ailleurs souligné la tension entre la volonté de mobilisation et la réaction des autorités: « Il y a du blocage parce qu’on n’a pas le choix, il y a la répression policière derrière, mais nous, on a envie de faire venir les gens, c’est ouvert aux citoyens, citoyennes. » Elle a décrit l’événement comme « collectif » et « festif ».

Sur le déroulé, les organisateurs ont indiqué que des contraintes administratives, notamment des arrêtés préfectoraux, les avaient obligés à modifier la trajectoire de leur action, initialement pensée vers d’autres sites institutionnels.

Cette intervention d’Extinction Rebellion s’inscrit dans la stratégie du mouvement de provoquer des manifestations visibles et symboliques pour replacer l’urgence écologique au cœur du débat public, notamment en périodes électorales.

Parlons Politique

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