Le Rassemblement national (RN) a remporté la mairie de La Seyne-sur-Mer (Var) au second tour des élections municipales : le candidat Dorian Munoz a recueilli 46 % des suffrages, selon le texte d’origine. Ce résultat place la deuxième commune du département, qui compte environ 63 000 habitants, dans la liste des victoires du RN dans des villes moyennes, tandis que le parti n’a pas réussi à emporter la préfecture, Toulon (environ 180 000 habitants).
Des gains locaux malgré l’échec à Toulon
Le RN signe plusieurs avancées dans le département : cités comme exemples, La Valette-du-Var et Six-Fours-les-Plages figurent parmi les communes gagnées. À Six-Fours, le député RN Frédéric Boccaletti l’emporte, toujours d’après la source d’origine, avec une marge très faible de 21 voix. Sur le plan local, ces succès contrastent avec la défaite du RN à Toulon et interrogent sur la géographie du vote dans le Var.
Selon le texte initial, Dorian Munoz a dépassé de loin le score du maire sortant, candidat Les Républicains : avec 46 % des voix, il atteint un score « deux fois plus élevé » que celui du sortant, formulation reprise telle quelle de la source.
Priorités de campagne : sécurité et vidéosurveillance
La campagne de Dorian Munoz à La Seyne-sur-Mer s’est fortement concentrée sur la question de la sécurité. Le nouveau maire, cité dans le dossier, a déclaré que « 70 % des Français souhaitent que leur maire axe davantage leur politique sur la sécurité », et a annoncé la création d’une « brigade de nuit ». Il a aussi avancé l’idée d’une augmentation des effectifs de police et d’un renforcement du parc de caméras de vidéosurveillance.
La source précise que « les chiffres de la délinquance sont pourtant en baisse à La Seyne-sur-Mer », mais que la thématique de la sécurité a malgré tout dominé le discours électoral. Le texte mentionne également cette phrase du maire élu : « On n’a pas de police municipale 24h/24 et 7j/7, ce qui est quand même un peu étonnant. On va créer une brigade de nuit. »
La date précise de la prise de fonction n’est pas indiquée dans la source : le texte indique que Dorian Munoz « prendra ses fonctions samedi », sans préciser la date exacte. Cette limite d’information est signalée telle quelle ici.
Récits et réactions depuis le terrain
Sur le port, des sympathisants du RN ont rapidement recouvert leurs affiches de campagne d’un remerciement affiché, « Merci ! », imprimé en lettres bleues sur fond blanc, d’après le compte rendu originel. Une retraitée, Rose‑Marie, est citée : « Je suis contente parce que c’est ce que je voulais. Il faut qu’il y ait un changement ! » Elle ajoute que la sécurité figure parmi ses priorités et confie ressentir de l’appréhension à circuler le soir.
Les réactions sont néanmoins partagées. Béchir, serveur franco‑algérien interrogé près de la permanence, dit ne pas avoir voté pour le RN. Il souligne ses réserves sur la politique nationale et les sujets liés à l’immigration, mais estime que, « à l’échelle locale, on ne sait pas ce que ça va donner » et propose de « leur laisser leur chance ». Gilles, immigré italien, s’étonne pour sa part du vote : « C’est très très étonnant. Il y a quand même beaucoup d’immigrés… je ne comprends pas que ces gens n’aient pas été voter pour bloquer le Rassemblement national. »
Interprétations politiques et lignes de fracture
Le récit politique du texte met en avant une lecture sociale : La Seyne est décrite comme « une ville ouvrière, populaire » marquée par la fermeture des chantiers navals au milieu des années 1980. Le trentenaire élu compare la ville aux bastions du RN dans le Nord et estime que des électeurs de gauche, voire d’extrême gauche, ont basculé vers le RN, tandis que le camp de droite a également été convaincu.
Ces éléments, extraits et reformulés du document initial, montrent la double réalité d’un électorat en mutation et d’un débat public centré sur la sécurité, alors même que les statistiques locales de délinquance seraient orientées à la baisse selon la source. Le texte ne fournit pas d’analyse chiffrée détaillée ni de date précise pour la prise de fonction du nouveau maire ; ces points restent à préciser par des sources complémentaires si nécessaire.





