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Maires moqués et filmés après le second tour : David Lisnard accuse l’extrême gauche d’imposer la terreur et demande des mesures pour protéger les élus locaux

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Des vidéos postées après le second tour montrent des maires battus moqués, insultés et filmés. David Lisnard dénonce une montée de la violence, vise l’extrême gauche et appelle à protéger les élus et à engager des suites.

Des maires moqués, insultés et filmés après le second tour

Des vidéos montrant des maires battus se faisant évacuer ou railler à la sortie de leur mairie ont circulé massivement sur les réseaux sociaux à partir du dimanche 22 mars. Les scènes, filmées par des militants et partagées en ligne, proviennent notamment de Vaulx-en-Velin, du Blanc-Mesnil et de Creil.

Ces images ont suscité une vive émotion chez certains responsables politiques et élus locaux, qui y voient une escalade de la tension autour des résultats municipaux. Le président de l’Association des maires de France (AMF), David Lisnard, a exprimé son inquiétude mercredi 25 mars lors d’une intervention sur BFMTV-RMC en dénonçant « la violence » et ce qu’il présente comme « la volonté de groupes liés à l’extrême gauche d’imposer la terreur ».

Les mises en cause politiques et les réactions

David Lisnard, qui est également maire de Cannes et a été réélu à ce poste, a affirmé constater « une augmentation » des tensions par rapport au passé. « Des tensions sur les résultats, il y en a déjà eu dans le passé, là il y a une augmentation et des menaces physiques, des maires ou des candidats bousculés », a-t-il déclaré.

Sur les réseaux sociaux, François‑Xavier Bellamy, eurodéputé et vice‑président exécutif des Républicains (LR), a dénoncé des « scènes d’humiliation », parlant d’une « victoire d’un clan qui se transforme en meute ». Ces prises de position s’inscrivent dans un climat politique tendu et polarise le débat sur la responsabilité des acteurs et des partis face à ces incidents.

Accusations ciblées contre La France insoumise

Dans son intervention, David Lisnard a ciblé La France insoumise (LFI), lui attribuant une large part de responsabilité pour les scènes diffusées. Il a rappelé que deux des trois villes citées — Vaulx‑en‑Velin et Creil — ont été remportées par des candidats identifiés comme insoumis : Abdelkader Lahmar à Vaulx‑en‑Velin (Rhône) et Omar Yaqoob à Creil (Oise).

Si Lisnard a reconnu que « le parti de Jean‑Luc Mélenchon ‘n’a pas le monopole de la violence’ », il a ajouté selon ses propos qu’il en avait « la quasi‑exclusivité ». Il a aussi estimé observer « un glissement depuis quelques mois, avec de la violence, avec des morts », citant le cas du « jeune Quentin » sans développer davantage dans l’intervention rapportée.

Le président de l’AMF a par ailleurs critiqué des propos récents du chef de file de LFI et les a décrits comme « totalement surréalistes », estimant qu’ils renvoyaient à « une forme de néofascisme ». Il a rappelé, selon les retranscriptions disponibles, qu’« hier (mardi), dans une conférence de presse, [Jean‑Luc Mélenchon] compare certains de vos confrères de Frontières en les comparant à des rats. On n’avait pas entendu ce vocable depuis la Seconde Guerre mondiale ».

Un débat public tendu et des questions sur la tenue démocratique

Les incidents filmés relancent des interrogations sur la protection des élus locaux, la déontologie des militants et l’impact des réseaux sociaux sur la conflictualité politique. Les témoignages et vidéos partagés en ligne permettent une visibilité immédiate de ces scènes, mais posent aussi la question de la contextualisation : qui filme, pourquoi, et dans quelles circonstances se déroulent précisément ces confrontations ?

Plusieurs acteurs politiques ont appelé au calme et à la fermeté pour protéger les élus, tandis que d’autres demandent que l’on distingue fermement critique politique et comportements susceptibles de basculer dans l’intimidation ou la violence physique. Les autorités locales et les partis concernés devront préciser les suites disciplinaires ou judiciaires envisagées, le cas échéant.

Sans éléments nouveaux et vérifiés supplémentaires, il convient de conserver une lecture prudente des images et des commentaires circulant sur les réseaux : la diffusion d’une vidéo ne suffit pas à établir, à elle seule, la responsabilité d’un parti ou d’un groupe sans enquête ni recoupement des faits.

Parlons Politique

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