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Municipales 2026 (2e tour) : la gauche garde Paris, Lyon et Marseille, le RN progresse dans les villes moyennes; Brest, Tulle, Pau, Bordeaux basculent, participation ~57%

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Municipales (2e tour, 22 mars) : la gauche conserve Paris, Lyon et Marseille tandis que le Rassemblement national gagne du terrain dans de nombreuses villes moyennes. Brest, Tulle, Pau et Bordeaux enregistrent des bascules marquantes et la participation s’élève autour de 57 %, dessinant un paysage municipal fragmenté.

Le second tour des élections municipales, organisé le dimanche 22 mars, a confirmé des équilibres nationaux tout en produisant des bascules locales marquées. Plus de 33 000 maires avaient été élus dès le premier tour ; des milliers d’électeurs se sont de nouveau rendus aux urnes pour désigner les exécutifs municipaux pour les six prochaines années.

Les grandes villes : la gauche maintenue à Paris, Lyon et Marseille

À Paris, la gauche conduite par l’Union des gauches (hors LFI) a conservé la mairie. Emmanuel Grégoire a remporté la mairie avec 50,52 % des voix. La candidate de droite et du centre Rachida Dati a obtenu 41,52 % ; l’insoumise Sophia Chikirou a récolté 7,96 %.

À Marseille, le maire sortant Benoît Payan a été reconduit avec 54,34 % des suffrages, loin devant le candidat du Rassemblement national, Franck Allisio, crédité de 40,3 %.

À Lyon, les écologistes conservent la ville. Jean‑Michel Aulas, pourtant favori de certains sondages, n’a pas réussi à faire tomber la majorité écologiste : il a obtenu 49,33 % des voix contre 50,67 % pour le maire sortant Grégory Doucet. Jean‑Michel Aulas a annoncé qu’il allait déposer un recours « en raison de « nombreuses irrégularités » » dans les jours à venir. Par ailleurs, Bruno Bernard, président écologiste de la Métropole de Lyon, a annoncé sa défaite face à la candidate LR alliée à Aulas, Véronique Sarselli.

Bascules notables et replis historiques

Plusieurs villes historiquement fidèles à la gauche ou à un autre camp ont basculé. Brest (Finistère) est passée à droite après 37 ans sous étiquette socialiste : Stéphane Roudaut (divers droite) a remporté 57,4 % des voix contre 38,3 % pour le maire sortant François Cuillandre.

Tulle (Corrèze), bastion de François Hollande, a également changé de camp après 25 ans : le maire sortant Bernard Combes a été nettement battu par le candidat divers droite Laurent Melin, malgré une fusion des listes PCF‑LFI‑Écologistes dans la ville.

À Pau (Pyrénées‑Atlantiques), l’ancien Premier ministre et maire depuis 12 ans a perdu la mairie à 344 voix près. Son adversaire socialiste, Jérôme Marbot, a obtenu 42,4 % des suffrages.

À Bordeaux, le maire écologiste Pierre Hurmic a subi la défaite face au macroniste Thomas Cazenave : 49,05 % pour Hurmic contre 50,95 % pour Cazenave.

Progression du Rassemblement national dans les villes moyennes

Le Rassemblement national n’a pas réussi à s’imposer dans les grandes métropoles mais a progressé — voire remporté — plusieurs villes moyennes. Le parti de Jordan Bardella a notamment remporté des communes comme Agde (Hérault), Carcassonne (Aude), Liévin (Pas‑de‑Calais), Saint‑Avold (Moselle), Montargis (Loiret), La Flèche (Sarthe) et Tarascon (Bouches‑du‑Rhône).

Si Jordan Bardella a échoué dans certaines villes de taille plus importante telles que Nîmes, Marseille et Toulon, la présence du RN s’est renforcée localement. À Nîmes, Julien Sanchez (RN) était bien placé au second tour avec 37,52 % des voix, ce qui lui a permis d’obtenir 11 sièges au conseil municipal sur 59, selon les chiffres rapportés.

La droite d’extrême a aussi enregistré une victoire significative à Nice : Éric Ciotti, président du parti UDR E allié au RN, a emporté la mairie avec 48,54 % des voix face à Christian Estrosi (Horizons).

Les autres enseignements : écologistes, LFI et participation

Les écologistes conservent plusieurs villes importantes : Lyon reste la seule grande ville dirigée par les écologistes, et Tours et Grenoble restent également à gauche écologiste. En revanche, la « vague verte » de 2020 a connu un reflux local dans certaines métropoles six ans plus tard, selon les bilans recensés.

La France insoumise n’a pas réussi à s’imposer largement mais a remporté plusieurs municipalités. Sa principale victoire affichée est Roubaix (Nord), où David Guiraud a obtenu 53,19 % des voix contre 25,55 % pour le maire sortant divers droite Alexandre Garcin.

Sur le plan national, la participation au second tour 2026 est estimée à 57 % selon un sondage Ipsos‑BVA‑CESI réalisé pour France Télévisions, Radio‑France et LCP Public‑Sénat. Ce taux marque une baisse par rapport au second tour de 2014 (62,13 %) et une hausse par rapport à l’élection marquée par la pandémie en 2020 (41,60 %). Lors du premier tour, le 15 mars, la participation avait été proche, à 57,7 %.

Autre point relevé : quinze eurodéputés s’étaient lancés dans la course aux municipales mais aucun d’entre eux n’a remporté le scrutin local. Rappel réglementaire : il n’est pas possible de cumuler la fonction d’eurodéputé avec une fonction exécutive locale, sauf si la commune compte moins de 1 000 habitants. Les candidats élus à la fois eurodéputés et conseillers municipaux devront donc choisir entre leur mandat européen et leur mandat local.

Au total, ce second tour confirme un paysage politique municipal fragmenté : maintien des majorités dans les grandes villes de gauche, percées du RN dans des villes moyennes et bascules locales marquées dans plusieurs fiefs historiques.

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