Après trente et un ans à la tête de la ville, Gilles Bourdouleix perd la mairie de Cholet. Au second tour des municipales, Isabelle Leroy, ancienne adjointe devenue tête d’une liste rassemblant la droite et le centre, l’emporte avec 47,18 % des voix contre 30,42 % pour le maire sortant. Le candidat écologiste et de gauche Franck Loiseau rassemble 22,40 % des suffrages, un score en hausse par rapport au premier tour. Ces résultats traduisent un basculement net de l’électorat local et mettent fin au long mandat de l’édile sortant. ([fr.wikipedia.org](https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_municipales_de_2026_en_Maine-et-Loire?utm_source=openai))
Fin d’une ère : un maire en place depuis 1995
Élu pour la première fois en 1995, Gilles Bourdouleix a dirigé Cholet pendant plus de trois décennies. Figure politique locale remarquée pour son franc-parler, il a marqué la vie municipale par un style volontiers clivant et par plusieurs affaires judiciaires qui ont nourri les polémiques autour de son nom au fil des années. Son ancrage personnel dans la ville et sa longévité au pouvoir n’ont cependant pas suffi à empêcher la remontée d’une alliance de centre-droit autour d’Isabelle Leroy. ([en.wikipedia.org](https://en.wikipedia.org/wiki/Gilles_Bourdouleix?utm_source=openai))
Isabelle Leroy : du statut d’adjointe à la tête d’un rassemblement
Isabelle Leroy, 58 ans, figure de la collectivité locale et vice‑présidente du conseil régional des Pays de la Loire, a pris ses distances avec la majorité municipale en démissionnant de ses fonctions d’adjointe en janvier 2024, après avoir été élue au sein de l’équipe municipale dès 2001. Son départ a été interprété comme une rupture politique majeure et a préparé le terrain à sa candidature comme tête du binôme « Cholet, un nouveau jour », porté par un large rassemblement de la droite et du centre. Son ancrage régional et sa connaissance des dossiers locaux ont été au cœur de sa campagne. ([angers.maville.com](https://angers.maville.com/actu/actudet_-cholet.-pilier-de-la-majorite-isabelle-leroy-demissionne-et-affiche-son-desaccord-avec-le-maire-_9-6125810_actu.Htm?utm_source=openai))
Le résultat du second tour lui donne une majorité importante au conseil municipal, traduisant la capacité de son équipe à capter l’électorat modéré tout en bénéficiant du rejet de la candidature du maire sortant. Selon les chiffres officiels, la liste d’Isabelle Leroy recueille la majorité des sièges à pourvoir. ([fr.wikipedia.org](https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_municipales_de_2026_en_Maine-et-Loire?utm_source=openai))
Un déplacement à droite sur l’échiquier politique local
La campagne avait été marquée par plusieurs épisodes politiques nationaux et locaux. Gilles Bourdouleix s’était rapproché, au cours des dernières années, de l’Union des droites pour la République (UDR), le mouvement lancé par Éric Ciotti, et avait été désigné comme référent départemental pour le Maine‑et‑Loire. Ce positionnement a contribué à recentrer la perception de sa candidature sur un registre plus identitaire et plus marqué à droite qu’auparavant. Par ailleurs, le Conseil d’État a validé, fin février 2026, le classement de l’UDR comme formation d’« extrême droite » aux fins des élections municipales, une qualification qui a alimenté le débat autour des alliances locales. ([angers.maville.com](https://angers.maville.com/actu/actudet_-union-des-droites-le-maire-de-cholet-nomme-referent-du-parti-d-eric-ciotti-en-maine-et-loire-_9-6560829_actu.Htm?utm_source=openai))
Outre la dimension partisane, le bilan et la personnalité du maire sortant ont été des sujets de discussion durant la campagne. Les antécédents judiciaires et des déclarations controversées rapportées dans la presse ont fréquemment été rappelés par ses adversaires, qui ont fait valoir la nécessité d’un renouvellement de la gouvernance municipale. ([leparisien.fr](https://www.leparisien.fr/elections/legislatives/legislatives-ecoeure-le-maire-lr-rn-de-cholet-gilles-bourdouleix-qualifie-pour-le-second-tour-retire-sa-candidature-01-07-2024-IAOEVYSEIJEZPJMJNN52WRGINA.php?utm_source=openai))
La gauche, troisième force mais en progression
Franck Loiseau, à la tête d’une liste d’union de la gauche et des écologistes, améliore son score entre les deux tours, atteignant 22,40 % des suffrages au second tour. Dans une ville historiquement orientée à droite, ce résultat témoigne d’un positionnement local plus contrasté que ce que la carte politique traditionnelle pouvait laisser supposer : la gauche locale y conserve une base électorale significative et a su capitaliser sur une partie de l’électorat en quête d’alternatives. ([fr.wikipedia.org](https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_municipales_de_2026_en_Maine-et-Loire?utm_source=openai))
Au terme du scrutin, Cholet entre donc dans une nouvelle phase politique, avec une majorité municipale renouvelée autour d’une personnalité issue de l’ancienne majorité mais rompue avec le maire sortant. Reste maintenant à la nouvelle équipe d’organiser la transition et de traduire en actions les engagements de campagne, face aux attentes d’une population attachée à la stabilité économique et aux services locaux.





