À moins de vingt-quatre heures de la date limite de dépôt des listes pour le second tour des municipales, fixée à mardi 17 mars 2026 à 18 heures, la configuration des alliances parisiennes apparaît presque achevée : à droite, un accord scellé ; à gauche, un désaccord confirmé.
À droite : Dati et Bournazel concluent un accord
Après une campagne marquée par des attaques réciproques, la candidate Les Républicains (LR) Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel, investi par Horizons, ont annoncé lundi soir qu’ils allaient s’entendre pour le second tour.
Rachida Dati, maire du 7ᵉ arrondissement, était arrivée deuxième du premier tour avec 25,46 % des voix, selon les chiffres du scrutin. Loin d’être restée sur sa position initiale — elle avait assuré que sa liste resterait inchangée pour le second tour — la candidate LR a tendu la main dès dimanche et accepté lundi soir de négocier une fusion ou une alliance avec M. Bournazel.
Les deux camps avaient pris publiquement des distances pendant la campagne. Le rapprochement, intervenu à la veille de la clôture des dépôts, a été présenté comme une réponse à la dynamique du premier tour et à la nécessité d’unir les forces de la droite face à la gauche. Le format précis de l’accord — modalités de fusion, répartition des têtes de liste dans les arrondissements, ou stratégie commune de campagne — n’est pas détaillé dans le texte source fourni.
À gauche : Grégoire et Chikirou déposent chacun leur liste
Sur le versant gauche de l’échiquier politique parisien, la situation est inverse : Emmanuel Grégoire et Chikirou ont entériné leur désaccord et ont chacun déposé une liste distincte en préfecture, selon le même document d’origine.
Le candidat dit de l’union de la gauche, Emmanuel Grégoire, avait obtenu la première place au premier tour, distançant Rachida Dati. Face à lui, Chikirou a choisi de ne pas entrer dans une logique de fusion et a maintenu sa candidature indépendante jusqu’au dépôt formel des listes.
Le dépôt séparé marque la fin des négociations entre les deux principaux candidats de gauche et indique que la bataille pour le second tour se jouera, à Paris, avec des listes concurrentes plutôt qu’avec une liste unique rassemblant l’ensemble des forces progressistes.
La décision de Grégoire et de Chikirou accentue l’incertitude sur la répartition des voix au second tour et sur l’impact d’un duel ou d’un triangulaire, selon les arrondissements. Le document initial ne précisait pas les pourcentages obtenus par Grégoire au premier tour ni les motifs détaillés de la rupture avec Chikirou.
À quelques heures de la fermeture des dépôts, la préfecture reste le lieu de décision formalisée : c’est là que seront enregistrées les listes, qu’elles résultent d’une fusion ou d’un maintien indépendant, et que s’arrêtera la composition officielle du second tour.
Sur le fond, ces mouvements témoignent d’une stratégie de dernière minute variable selon les camps. À droite, la volonté affichée de rassembler traduit une logique de consolidation face à la gauche. À gauche, le maintien de listes séparées traduit soit une incapacité à trouver un compromis, soit un calcul politique visant à défendre des lignes distinctes devant l’électorat.
La présence de plusieurs têtes de liste concurrents dans la capitale complexifie les projections pour le second tour. Les alliances conclues ou rompues d’ici à mardi 17 mars 2026 à 18 heures détermineront la carte électorale finale et la manière dont se structureront les oppositions dans chaque arrondissement.
Au-delà des seuls noms cités, la phase finale des négociations a mobilisé responsables locaux et états‑majors nationaux, et restera déterminante pour la suite de la campagne municipale à Paris. Le dépôt officiel des listes en préfecture signera la fin de cette étape et ouvrira la période de campagne qui précède le second tour.





