Municipales 2026 : Amine Kessaci, militant antidrogue de 22 ans, rejoint la liste de Benoît Payan pour faire de Marseille une vitrine anti-narcotrafic

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Amine Kessaci, militant écologiste et fondateur de l’association Conscience, a annoncé le 26 janvier sa candidature aux municipales de Marseille sur la liste du maire sortant Benoît Payan (Printemps marseillais), depuis l’Après M dans les quartiers nord. Âgé de 22 ans et marqué par l’assassinat de son frère, il place la lutte contre le narcotrafic au cœur de sa campagne — police de proximité, renforcement des services publics et prévention — et se présente sous protection rapprochée.

Le militant écologiste et anti‑drogue Amine Kessaci a annoncé, lundi 26 janvier, sa candidature aux élections municipales de Marseille sur la liste du maire sortant Benoît Payan. L’annonce a été faite dans un lieu symbolique des quartiers nord de la ville, l’Après M, un ancien McDonald’s reconverti en « fast social food » avec l’appui de la municipalité, selon son entourage.

Un engagement centré sur la lutte contre le narcotrafic

Agé de 22 ans, Amine Kessaci fait de la lutte contre le narcotrafic le cœur de sa campagne municipale. « J’ai la garantie de savoir que le maire va porter mon combat, qu’à ses côtés je pourrai porter la lutte et faire finalement de Marseille la vitrine nationale de la lutte contre le narcotrafic », a‑t‑il déclaré à l’Agence France‑Presse (AFP) avant l’officialisation de sa candidature.

Son engagement est aussi marqué par des drames personnels. Il a expliqué se sentir obligé d’agir « pour la mémoire de mon petit frère Mehdi, de mes deux frères, Brahim aussi ». Brahim est décédé en 2020, selon ses déclarations, et Mehdi a été tué à la mi‑novembre lors d’un épisode que les autorités et la famille ont évoqué comme un possible « crime d’intimidation ». Mehdi a été « abattu en plein jour le 13 novembre », rappelle l’annonce.

Une candidature au sein du Printemps marseillais

Amine Kessaci rejoint la liste du Printemps marseillais, coalition qui rassemble des forces allant des socialistes aux communistes, en passant par les écologistes, sous la direction de Benoît Payan, ancien cadre socialiste et maire sortant. La composition détaillée de cette liste n’a pas encore été publiée.

Les liens entre Kessaci et Payan sont visibles : le maire entourait Amine et sa mère lors d’un rassemblement qui a réuni plus de 6 000 personnes quelques jours après l’assassinat de Mehdi. « La peur ne peut pas nous gagner », déclarait alors l’élu, au moment où la ville faisait face à une forte émotion publique.

La présence de Kessaci sur la liste est perçue comme un atout politique pour la majorité de gauche, mais elle soulève aussi des enjeux de sécurité importants. Le jeune candidat évolue sous protection rapprochée : il ne peut plus « faire un pas sans avoir quatre ou cinq policiers » autour de lui et doit porter un gilet pare‑balles lors de ses apparitions publiques, a‑t‑il précisé.

Un discours de proximité et des propositions concrètes

Kessaci se présente comme un « militant associatif et politique » qui propose une « approche globale » pour combattre le narcotrafic. Parmi ses axes : le renforcement d’une police de proximité, le développement des services publics — notamment l’éducation — et l’amélioration des transports pour « désenclaver les cités » des quartiers nord de Marseille.

A moins de deux mois du scrutin municipal, dans une ville où le Rassemblement national affiche des ambitions et place la sécurité au centre de sa campagne, Kessaci veut incarner une réponse axée sur l’intervention sociale et la prévention, tout en défendant une politique de sécurité renforcée.

Depuis l’assassinat de son frère, il a multiplié les interventions médiatiques et les soutiens politiques. Il a annoncé depuis Paris son intention, si élu, de créer après le scrutin « une association nationale des maires de France engagés contre le narcotrafic ». Il a également soutenu publiquement d’autres élus, étant récemment l’invité à Lyon du meeting de Grégory Doucet, le maire écologiste, qu’il a soutenu pour sa réélection.

Parcours personnel et militant

Déjà connu du paysage politique local, Amine Kessaci n’en est pas à son premier engagement électoral. Lors des élections législatives de 2024, il s’était présenté dans le nord de Marseille sous l’étiquette d’une gauche unie et avait atteint le second tour. Il a été battu de justesse par la députée sortante du Rassemblement national, Gisèle Lelouis, qui avait obtenu 50,93 % des suffrages au second tour.

Son livre, publié à l’automne aux éditions Le bruit du monde et intitulé Marseille essuie tes larmes, retrace son enfance à Frais‑Vallon et son parcours familial. Il y décrit une enfance choyée par une mère d’origine algérienne au sein d’une famille « modeste mais pas ignorante », et il lui dédie son engagement politique.

L’action associative est au centre de son activité : l’association Conscience, qu’il a fondée, intervient dans des banlieues défavorisées pour soutenir les familles affectées par le trafic de drogue. « J’ai dit que je ne me tairais pas. Il ne s’agit pas uniquement de parler mais d’agir tous les jours pour montrer que le narcotrafic n’est pas une fatalité », affirme‑t‑il.

Sa candidature marque l’entrée d’un militant de terrain, fortement médiatisé depuis les événements tragiques qui ont touché sa famille, dans la bataille municipale marseillaise. Elle place clairement la lutte contre le narcotrafic au centre du débat public local, tout en posant des questions sur la sécurité et la protection des acteurs engagés sur ce dossier.

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