Une salle des fêtes comble pour saluer le jeune maire
Ce soir de janvier, la salle des fêtes de Vinzieux, petite commune ardéchoise de 556 habitants, est pleine. Planté sur les contreforts du massif du Pilat, le bâtiment en pierre locale offre une vue dégagée sur la vallée du Rhône ; au loin apparaissent le plateau du Vercors, le massif de la Chartreuse et, parfois, le mont Blanc. Plus d’une centaine de résidents — des Vinzaires — se sont déplacés pour partager un vin chaud, des pizzas et un moment de convivialité avec Hugo Biolley, présenté comme le plus jeune maire de France.
Un parcours municipal entamé à 18 ans
Âgé de 24 ans, Hugo Biolley cumule six années à la tête du conseil municipal. En 2020, après le retrait de l’ancien maire, il s’est présenté seul à la succession et a pris ses fonctions à 18 ans. Ce choix a d’abord été perçu avec amusement dans le village ; il s’est rapidement transformé en une réalité d’élu de terrain.
Au fil de son mandat, M. Biolley a assumé plusieurs responsabilités propres aux maires ruraux : chef d’équipe, maître d’ouvrage et, selon ses propres mots, diplomate. Ces rôles reflètent la diversité des missions nécessaires à la gestion d’une petite commune et montrent comment un animateur local peut, en quelques années, acquérir des compétences pratiques et administratives.
Bilan du premier mandat et ligne politique
Lors de la cérémonie de vœux qu’il tenait ce soir-là, le maire a dressé le bilan de son premier mandat et annoncé sa candidature pour un second tour lors du scrutin des 15 et 22 mars 2026. L’heure du bilan soulève la question de la pertinence d’un tel choix en 2020 : confier les clés de la mairie à un jeune élu, encore lycéen à l’époque, pouvait paraître risqué. Mais face à la crise sanitaire du Covid-19, alors que la consigne générale était au repli et au confinement, M. Biolley avait fixé un cap explicite : « Créer de l’activité, de la vie. »
Sa ligne a été résumée par une mise en garde simple et directe : « Sinon, nous deviendrons un village dortoir. » Cette formulation traduit l’ambition de maintenir des services, des événements et une vie collective au cœur de la commune plutôt que d’accepter une lente désertification.
Conciliation des études, du mandat et de la recherche d’emploi
Pendant l’ensemble de son mandat, Hugo Biolley a concilié ses fonctions municipales avec des études à Sciences Po Grenoble. Cette double activité a demandé un ajustement constant entre obligations locales et cursus universitaire. Le summary initial précise qu’en parallèle de sa candidature pour les municipales, il cherche également un emploi, ajoutant une contrainte professionnelle à ses engagements publics et académiques.
Cette situation — étudier tout en dirigeant une petite collectivité et en cherchant un travail — illustre les défis concrets auxquels sont confrontés des élus jeunes et souvent non professionnalisés. Elle interroge aussi la manière dont les petites collectivités s’appuient sur des profils bénévoles ou semi-professionnels pour assurer la continuité des services locaux.
Un mandat jugé sur les actes
Au-delà de l’âge et des anecdotes, le jugement porté par les habitants se fonde sur des réalisations et sur la capacité à maintenir la vie communale. La réunion de janvier, qui a réuni plus d’une centaine de personnes, témoigne d’un lien entretenu entre l’équipe municipale et les habitants. La participation à ces vœux sert à la fois de moment convivial et d’évaluation informelle du mandat.
Pour les prochains scrutins des 15 et 22 mars 2026, la candidature de M. Biolley sera examinée au prisme de ce bilan — actions réalisées, projets engagés et adaptation de la commune aux enjeux locaux. Les électeurs de Vinzieux devront apprécier s’ils souhaitent renouveler leur confiance à un élu désormais âgé de 24 ans et fort de six années d’expérience municipale.
Sans ajouter d’éléments nouveaux aux faits rapportés, cette synthèse met en perspective la trajectoire d’un jeune maire rural, ses priorités et les contraintes qui l’accompagnent à l’approche d’un second mandat.





