Municipales 2026 : LFI exclut Yves Bouteiller, tête de liste à Romilly‑sur‑Seine, et retire son investiture après des posts antisémites

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La France insoumise a exclu Yves Bouteiller, tête de liste à Romilly‑sur‑Seine, et retiré son investiture après la diffusion de posts à caractère antisémite. Le parti cite des publications visant notamment Jérôme Guedj, le CRIF et des comparaisons au IIIe Reich ; Bouteiller affirme n’avoir pas été informé et refuse pour l’instant de commenter. Fondée sur la charte anti‑discrimination de LFI, la décision intervient en pleine préparation des municipales et peut rebattre les cartes localement.

La France insoumise (LFI) a annoncé, samedi 10 janvier, l’exclusion d’Yves Bouteiller, qui était la tête de liste du mouvement aux élections municipales à Romilly‑sur‑Seine (Aube), pour des « posts à caractère antisémite ». Selon un communiqué du parti, « Informé vendredi de posts à caractère antisémite », le comité électoral de La France insoumise « a retiré immédiatement son investiture à M. Yves Bouteiller à Romilly‑sur‑Seine ».

Décision interne et retrait de l’investiture

Le communiqué précise que, vendredi soir, le comité de respect des principes du mouvement a décidé « de son exclusion de La France insoumise ». LFI indique par ailleurs que l’investiture de M. Bouteiller comme tête de liste à Romilly‑sur‑Seine (15 000 habitants), « deuxième plus grande ville du département de l’Aube », ne figurait plus sur le site du mouvement samedi matin.

Le comité électoral a relevé que le candidat avait enfreint la charte d’engagement signée par l’ensemble des candidats investis par La France insoumise. Dans cette charte, « chacun s’engage à ‘rejeter tous les propos, comportements donnant lieu à du harcèlement ou violences sexistes, racistes, antisémites, LGBTIphobes et toutes formes de discriminations’ », écrit encore LFI.

Les publications visées

Très actif sur Facebook, Yves Bouteiller a partagé plusieurs publications controversées liées au conflit à Gaza, selon le texte transmis. Le communiqué et les exemples rapportés évoquent des propos visant des personnalités et des institutions : il aurait qualifié le député socialiste Jérôme Guedj, « de confession juive », de « salopard sioniste ».

Selon les éléments cités, il aurait également posté que « le Crif [Conseil représentatif des institutions juives de France] dirige la France » et écrit que « les sionistes génocidaires ont beaucoup appris du IIIe Reich… », en référence aux conditions de détention de civils cisjordaniens dans des prisons israéliennes. Ces publications figurent parmi les motifs invoqués par LFI pour l’exclusion.

Le communiqué mentionne enfin un partage datant de mars, dans lequel M. Bouteiller relayait une publication de Jean‑Luc Mélenchon relative à Gaza, assortie du commentaire suivant : « Pendant que les médias parlent de l’affiche d’un raciste fasciste, les juifs continuent le carnage avec le soutien des macronolepénistes. »

La réaction de l’intéressé

Contacté samedi matin par l’Agence France‑Presse, Yves Bouteiller a déclaré n’avoir « pour l’instant eu aucune communication de qui que ce soit » et n’avoir « eu de contact avec personne ». Il a ajouté : « Je ne sais pas de quoi il est question », affirmant ignorer à quels « posts » LFI faisait référence. Il a refusé tout commentaire supplémentaire, en attendant des explications de la part du mouvement.

Les modalités exactes de l’examen des publications et le calendrier des échanges entre l’intéressé et les instances de LFI n’ont pas été précisés dans le communiqué. Le parti se contente d’indiquer que les décisions ont été prises par ses comités internes au cours des dernières 48 heures.

Enjeux locaux et cadre statutaire

La décision intervient alors que Romilly‑sur‑Seine, ville de 15 000 habitants et deuxième commune du département de l’Aube, préparait ses listes pour les prochaines élections municipales. La perte d’une investiture par un mouvement politique établit un précédent pour la campagne locale, notamment en termes d’image et d’organisation des candidatures.

LFI se réfère explicitement à sa charte d’engagement pour justifier l’exclusion. Le texte communiqué rappelle la nécessité, pour les candidats investis, de rejeter « tous les propos, comportements donnant lieu à du harcèlement ou violences sexistes, racistes, antisémites, LGBTIphobes et toutes formes de discriminations ». C’est sur ce fondement que le comité électoral a retiré l’investiture et que le comité de respect des principes a prononcé l’exclusion.

Le dossier étant en cours de traitement au sein du mouvement et M. Bouteiller attend des explications, la situation pourra évoluer si de nouveaux éléments sont présentés aux instances concernées. Pour l’heure, la décision d’exclusion et le retrait d’investiture restent ceux officiellement annoncés par La France insoumise.

Parlons Politique

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