Présentation au musée : un maire visiblement satisfait
Jeudi 29 janvier, André Laignel a présenté à la presse les nouveautés du musée d’Issoudun (Indre), installé à l’Hospice Saint-Roch, après un mois de travaux. L’édifice a servi de cadre à la mise en lumière de deux « arbres de Jessé », décrits comme des sculptures spectaculaires datées du XVe siècle, ainsi qu’à la mise en valeur d’un clavecin évoqué comme celui sur lequel Louis XIV aurait appris à jouer.
Le maire, visiblement heureux, a pris plaisir à faire découvrir ces pièces et l’ensemble des collections, anciennes et contemporaines, qui composent désormais le fil rouge du musée. Ce sentiment d’appropriation et de fierté personnelle a été perceptible lors de la visite, au point que Laignel a confié, en souriant, que ce jour-là « le roi, c’est un peu lui », tant il se réjouissait de présenter ces richesses au public.
Un engagement local de longue durée
Issoudun, cité berrichonne d’environ 11 000 habitants, est au cœur du parcours politique d’André Laignel. Élu local depuis de nombreuses années, il a enchaîné huit mandats, et dit avoir fait du musée — et plus largement de la vie culturelle de la ville — un axe central de son action municipale.
Selon ses déclarations, c’est depuis 1977 qu’il s’attache à relancer, recomposer et agrandir les équipements municipaux et culturels. Le temps consacré à ces chantiers, et leur mise en scène auprès de la population, illustrent l’importance qu’il accorde à la préservation et à la mise en valeur du patrimoine local.
Candidature annoncée pour un neuvième mandat
Quelques jours après la présentation au musée, l’élu socialiste, âgé de 83 ans, a annoncé sa décision de se porter candidat à un neuvième mandat lors des municipales prévues les 15 et 22 mars. Il a motivé ce choix par ce qu’il résume en un mot : « la passion » de sa ville.
Cette annonce intervient peu après l’inauguration des nouveautés du musée, et la proximité entre les deux événements a souligné la volonté du maire de lier sa campagne à des réalisations visibles pour les habitants. Il fait de la continuité municipale et de la mise en valeur du patrimoine des éléments centraux de son argumentation.
Préférence pour la mairie plutôt que le ministère
Interrogé sur la comparaison entre un rôle local et une fonction nationale, la question « Vaut-il mieux être roi à Issoudun que ministre à Paris ? » a donné lieu à une réponse mesurée. « Je n’aime pas le mot de roi, je suis d’abord républicain. Mais je préfère être maire que ministre, bien entendu », a déclaré André Laignel depuis son bureau de l’hôtel de ville.
Ce bureau, décrit comme orné de tableaux d’art moderne et de photographies de François Mitterrand (président de la République entre 1981 et 1995), illustre le mélange d’attachement local et de références nationales qui traverse son parcours politique. Laignel a rappelé avoir été proche de Mitterrand et avoir exercé des responsabilités ministérielles pendant cinq ans, information qu’il a lui‑même évoquée lors des échanges avec la presse.
La juxtaposition de ces éléments — l’entretien des collections du musée, l’annonce de candidature et l’évocation d’une carrière au niveau national — trace le portrait d’un élu attaché à sa ville, soucieux de rendre visibles des projets concrets avant une échéance électorale.
Sans autre précision sur le calendrier ou sur la configuration des listes municipales, la candidature annoncée et les récentes inaugurations culturelles occupent le devant de la scène locale. Dans ce contexte, la mise en valeur d’objets patrimoniaux, comme les « arbres de Jessé » du XVe siècle ou le clavecin mentionné, joue un rôle symbolique fort dans la communication municipale.
Reste que, selon le calendrier évoqué, les 15 et 22 mars marqueront les prochaines étapes décisives pour la scène politique d’Issoudun et pour la poursuite éventuelle du long mandat d’André Laignel.





