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Municipales à Lyon : Doucet vs Aulas à 3 jours du 1er tour (15-22 mars 2026) — PLM à 3 suffrages, gauche fragmentée et candidatures périphériques

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À trois jours du premier tour des municipales à Lyon (15-22 mars 2026), le duel oppose le maire écologiste sortant Grégory Doucet à l’homme d’affaires Jean‑Michel Aulas, donné largement en tête par les sondages. Mais la gauche fragmentée, des candidatures périphériques et la réforme PLM — qui instaure trois suffrages (arrondissement, mairie centrale, métropole) — rendent l’issue incertaine et font des reports de voix et des recompositions d’alliances les clés du second tour.

À trois jours du premier tour des élections municipales prévues les 15 et 22 mars 2026, la course à la mairie de Lyon se concentre sur deux figures connues : le maire sortant Grégory Doucet (Les Écologistes) et l’homme d’affaires Jean‑Michel Aulas, présenté comme candidat de la société civile allié à la droite et au « bloc central ». Les sondages cités par la presse les donnent cependant dans des positions très dissemblables, Aulas apparaissant largement en tête au niveau national et local.

Un duel central mais une offre politique plus large

Le face‑à‑face entre une équipe municipale écologiste sortante et la candidature portée par Jean‑Michel Aulas polarise l’attention. Grégory Doucet, candidat à sa réélection, conserve le soutien des composantes de sa majorité, mais il peine à rattraper la notoriété de son rival, ancien président du club de football de l’Olympique lyonnais (OL).

Ce duel a tendance à « invisibiliser » d’autres candidatures pourtant présentes dans les enquêtes d’intentions de vote. Quatre candidats apparaissent crédibles au premier tour, selon les estimations évoquées : leurs scores oscilleraient, à ce stade, entre 2,5 % et 11 % des voix. Ces pourcentages laissent ouverte la question des reports de voix et des alliances au second tour.

Une gauche fragmentée et des candidatures périphériques

La gauche se présente éclatée au premier tour. Outre Grégory Doucet, figurent des candidatures distinctes : Anaïs Belouassa‑Chérifi (La France insoumise, LFI), l’ancienne adjointe à la culture Nathalie Perrin‑Gilbert (sans étiquette, soutenue par les Radicaux de gauche) et Georges Képénékian, qui a été maire de Lyon de 2017 à 2018. Cette division complique la lisibilité d’un éventuel rassemblement à gauche pour le second tour.

À droite et à l’extrême droite, Alexandre Dupalais se présente comme le candidat d’une alliance mentionnée entre les « ciottistes » (UDR) et le Rassemblement national (RN). Dans un contexte municipal où la recomposition des alliances peut être déterminante, la présence d’un candidat rattaché à l’extrême droite pose la question de son retour éventuel au conseil municipal.

Un mode de scrutin renouvelé : trois suffrages à Lyon

La réforme dite « PLM » (Paris‑Lyon‑Marseille) a modifié le mode de scrutin et complique les prévisions électorales. À Lyon, les électeurs voteront trois fois, et non deux comme à Paris et Marseille : ils éliront leur maire d’arrondissement, le maire de la mairie centrale et les conseillers de la métropole. La métropole de Lyon est ainsi la seule collectivité intercommunale élue au suffrage universel direct en France, ce qui ajoute une strate de compétition politique locale.

Ce calendrier et ce découpage ont des conséquences pratiques : les campagnes doivent articuler messages municipaux et métropolitains, et les électeurs peuvent répartir leurs voix différemment selon l’enjeu (arrondissement, mairie centrale, métropole).

Autres candidatures et incertitudes

Outre les six principaux protagonistes mentionnés par la presse locale et nationale, trois candidatures d’extrême gauche figurent dans les intentions de vote à un niveau très bas, inférieur à 1 % : Delphine Briday (Lutte ouvrière), Michaël Jouteux (Parti des travailleurs) et Raphaëlle Mizony (Nouveau parti anticapitaliste). Leur présence témoigne d’une offre politique très diversifiée, même si leur impact électoral semble limité selon les sondages disponibles.

Au vu des éléments publics cités par les médias, la campagne reste marquée par l’incertitude : notoriété, reports de voix, recomposition des alliances et nouveauté du mode de scrutin sont des facteurs qui peuvent modifier la donne entre le 15 et le 22 mars 2026. Les chiffres évoqués (scores estimés entre 2,5 % et 11 % pour les principaux « petits » candidats, moins de 1 % pour certains postulants d’extrême gauche) doivent être lus comme des indications provisoires, sujettes à évolution jusqu’au jour du vote.

Parlons Politique

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