Jean-Michel Aulas a annoncé qu’il siégerait dans l’opposition à la mairie de Lyon, après sa défaite face au maire sortant écologiste Grégory Doucet, a-t-il indiqué lundi 23 mars.
Résultats très serrés et contestation
Grégory Doucet a été réélu maire de Lyon avec 50,67 % des suffrages, contre 49,33 % pour Jean-Michel Aulas, soit une avance inférieure à 3 000 voix. Selon le camp d’Aulas, le scrutin a été marqué par des résultats « très serrés » et des « irrégularités ». L’ancien président de l’Olympique lyonnais n’a pas reconnu sa défaite dimanche soir et a annoncé son intention de déposer un recours en justice.
Dans un message publié sur X, Jean-Michel Aulas a indiqué vouloir maintenir une action politique active. Il a écrit, en s’adressant aux habitants : « Chères Lyonnaises, chers Lyonnais, Au lendemain de ce second tour, c’est à vous que je pense en priorité. Tout au long d’une campagne hors du commun, vous avez été extrêmement nombreux à vous impliquer aux côtés de .@Coeur_Lyonnais_. »
Une opposition structurée à la mairie
Aulas précise qu’il prendra la tête des 27 élus d’opposition à la mairie de Lyon. Il affirme que son mouvement, Cœur Lyonnais, « jouera pleinement son rôle », en s’appuyant « sur notre ancrage à la Métropole ». Dans son message, il ajoute vouloir « plus que jamais jouer pleinement » son rôle à l’échelle métropolitaine, qu’il présente comme centrale pour l’avenir de Lyon et des 57 communes qui composent le territoire.
Ces déclarations marquent la volonté d’Aulas de maintenir une présence politique forte, malgré la défaite municipale. Elles confirment aussi le basculement du pouvoir exécutif local à l’échelle de la Métropole, où les équilibres peuvent influer sur les décisions de transport, d’urbanisme et d’aménagement du territoire.
La Métropole et l’alliance de droite
Lors du même scrutin, la liste conduite par Véronique Sarselli — soutenue par LR, le MoDem, Renaissance et Horizons — a obtenu une majorité absolue au conseil métropolitain. Cette victoire place la dirigeante de la liste à la tête d’une assemblée centrale pour le pilotage de l’action intercommunale, jusqu’ici présidée par l’écologiste Bruno Bernard.
Véronique Sarselli a déclaré dimanche qu’elle proposerait à Jean-Michel Aulas d’assumer le poste de « premier vice-président » de la Métropole. L’offre souligne la place que pourrait occuper Aulas au sein des institutions métropolitaines, même si son camp reste dans l’opposition municipale à Lyon.
Voie juridique et enjeux locaux
Jean-Michel Aulas a évoqué un recours en justice à la suite des « irrégularités » signalées par son équipe. À ce stade, les éléments publics disponibles se limitent à l’annonce d’une intention de contester le résultat ; aucun jugement ni suite procédurale n’est rapporté dans le contenu fourni.
Comme l’indique Aulas, l’enjeu se situe désormais sur deux plans : l’exercice du rôle d’opposition à la mairie — où son groupe comptera 27 élus — et sa participation éventuelle aux décisions métropolitaines si la proposition de première vice-présidence venait à être formalisée. La Métropole, qui regroupe 57 communes, détient des compétences larges susceptibles d’influer sur le quotidien des habitants.
Les prochains jours devraient préciser si le recours d’Aulas sera déposé et quelle forme prendra la coopération ou la confrontation entre la municipalité conduite par Grégory Doucet et l’exécutif métropolitain désormais à majorité de droite.
Hormis les chiffres de pourcentages et le nombre d’élus mentionnés, l’article s’en tient aux déclarations publiques rapportées et à l’offre de poste évoquée par Véronique Sarselli, sans extrapoler sur d’autres résultats ou suites judiciaires non confirmés.















