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Municipales à Paris : Bournazel exclut Dati, promet de se maintenir pour gagner et plonge Horizons dans la tourmente, casse-tête pour Édouard Philippe

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Pierre-Yves Bournazel (Horizons) exclut toute alliance avec Rachida Dati au second tour des municipales à Paris et affirme vouloir se maintenir « pour gagner » s’il dépasse 10 % au premier tour. Cette posture offensive suscite des tensions au sein d’Horizons et des réactions contrastées chez les alliés macronistes, posant un casse-tête pour la cohérence nationale à quelques semaines des scrutins.

Pierre-Yves Bournazel a pris une position tranchée au sujet d’un éventuel accord avec la droite pour le second tour des municipales à Paris. Mercredi 25 février, le candidat d’Horizons a exclu toute alliance au second tour avec la tête de liste des Républicains, Rachida Dati, et affirmé qu’il menait sa campagne « pour gagner ».

Un refus explicite et assumé

Interrogé lors de la matinale de France Inter, Bournazel a dit vouloir maintenir sa candidature au-delà du premier tour, prévu le 15 mars, s’il franchit le seuil de 10 % requis pour se qualifier. Cette déclaration vise à installer l’idée d’un maintien au second tour plutôt que d’un retrait en faveur de la liste LR, et marque une volonté de présenter une offre autonome de centre-droit dans la capitale.

En insistant sur son objectif de victoire — « Je mène campagne pour gagner » — le candidat a mis en avant une posture offensive qui vise à mobiliser ses soutiens et à capter les électeurs hésitants. Cette ligne implique cependant un pari : conserver une base électorale suffisante pour rester compétitif au soir du 15 mars, face à des listes mieux implantées dans certains arrondissements.

Réactions contrastées au sein des forces centrées

La déclaration de Bournazel a immédiatement suscité des réactions. Du côté des macronistes et des alliés de Renaissance, le refus d’alliances a été accueilli favorablement, perçu comme la défense d’une identité politique distincte au sein d’un paysage municipal fragmenté.

À l’opposé, les soutiens de la « ministre de la culture » ont vivement critiqué la posture, selon le texte d’origine. Ces oppositions témoignent d’un clivage tactique : faut-il privilégier l’union au second tour pour contrer la droite classique, ou préserver une offre politique propre au risque d’éparpiller les voix ?

Le choix de Bournazel a surtout généré des remous au sein d’Horizons. Plusieurs cadres et élus du parti, révèle l’article de départ, expriment en coulisses leur désaccord avec la stratégie adoptée. Ces critiques mettent en lumière une inquiétude sur la capacité du candidat à rebondir si les sondages, où il figure pour l’instant en troisième position, ne s’améliorent pas d’ici au scrutin.

Un casse-tête pour la ligne nationale

La prise de position locale de Bournazel n’est pas restée sans conséquence au niveau national. Selon le résumé fourni, son propos a été contredit par son chef de file, candidat à la présidentielle, lequel a déclaré qu’il ne souhaitait pas « insulter l’avenir ». Cette divergence illustre la difficulté pour une formation nationale de concilier paroles de leader et initiatives de figures locales, surtout à quelques semaines d’échéances électorales simultanées.

Pour la direction nationale, la question est délicate : affirmer une politique d’alliance stricte au second tour risquerait d’aliéner des candidats locaux désireux de se maintenir, tandis qu’une trop grande liberté laissée aux listes parisiennes peut fragiliser l’image d’un bloc unifié lors de la campagne présidentielle.

La situation est d’autant plus sensible que la campagne municipale se déroule à Paris, théâtre d’enjeux symboliques et médiatiques. Toute fracture ou incohérence de position se répercute rapidement dans les médias et au sein des électeurs, et peut influencer la manière dont les alliances seront perçues au niveau national.

Un regard sur l’issue possible

Le maintien d’une candidature au second tour suppose que Bournazel atteigne le seuil de 10 % des suffrages exprimés au premier tour, mentionné dans le texte initial. Si tel était le cas, plusieurs scénarios demeurent possibles : union avec d’autres listes de centre ou de gauche, tentative de rassemblement inter-partis au second tour, ou maintien pur et dur jusqu’à l’issue du scrutin. L’auteur du texte note toutefois que, pour l’instant, le candidat « patine » dans les sondages et se situe en troisième position, ce qui complique son exercice stratégique.

Au-delà des chiffres, l’équation dépendra des dynamiques locales arrondissement par arrondissement, de la capacité de Bournazel à convertir son discours en électeurs et des arbitrages politiques entre formations. Les prochaines semaines de campagne, avec les débats et les déplacements, seront décisives pour évaluer si sa posture de rupture paiera ou si elle isolera la liste d’Horizons.

Quelles que soient les conséquences, cette séquence illustre l’équilibre fragile entre autonomie locale et cohérence nationale dans les familles politiques contemporaines, particulièrement quand des échéances municipales et nationales se croisent.

Parlons Politique

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