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Municipales à Paris : Dati plaide pour l’union et le vote utile contre la gauche radicale, Grégoire met en garde contre une alliance droite–extrême droite

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À trois jours du premier tour à Paris, Rachida Dati et Emmanuel Grégoire ont tenu des meetings opposés : Dati prône l’union et le « vote utile », Grégoire appelle à « résister » à une alliance droite–extrême droite. Des sondages serrés laissent présager des négociations décisives dans l’entre‑deux‑tours.

Jeudi 12 mars au soir, à trois jours du premier tour des élections municipales, les deux principaux contenders pour l’Hôtel de Ville de Paris ont tenu chacun un grand meeting dans la capitale, lançant des appels opposés aux électeurs parisiens.

Rachida Dati appelle à « l’union de tous les Parisiens »

Rachida Dati, candidate des Républicains soutenue par le MoDem et l’UDI, a animé son premier et dernier grand rassemblement public à l’Élysée Montmartre devant plus d’un millier de sympathisants. Elle a invité les Parisiens à se rassembler « contre cette gauche radicale » qu’elle accuse de « détruire notre ville et nos valeurs » : « J’en appelle à l’union de tous les Parisiens qui veulent en finir avec cette gauche radicale », a-t-elle déclaré sous les chants de la foule scandant « changer Paris avec Dati ».

Dans un discours ponctué d’applaudissements et d’interruptions de ses partisans, elle a défendu sa capacité à incarner l’alternance : « Je suis la seule candidate en mesure de faire gagner le souhait d’alternance qui est majoritaire à Paris. Si c’est le choix du cœur, faites le choix du cœur ! Si ce doit être le choix de la raison, je vous demande de faire le choix de la raison ! »

Parmi les personnalités présentes figuraient le président du Sénat Gérard Larcher, l’ex-premier ministre Michel Barnier, ainsi que plusieurs responsables et élus de droite. Le ministre Renaissance Benjamin Haddad était également présent, malgré le choix, au niveau de son parti, de soutenir un autre candidat. D’autres figures citées dans la salle incluaient Xavier Bertrand et le sénateur UDI Hervé Marseille.

Emmanuel Grégoire exhorte à « résister » à l’alliance droite–extrême droite

Au Cirque d’Hiver, Emmanuel Grégoire, tête de la liste d’union de la gauche hors La France insoumise, a rassemblé environ 3 000 militants. Dans une ambiance décrite comme survoltée, il a mis en garde contre ce qu’il a qualifié d’« alliance de la droite et de l’extrême droite » et appelé les Parisiens à la résistance : « L’alliance de la droite et de l’extrême droite veut faire tomber Paris, parce qu’elle pense que si la capitale tombe, le pays tombera avec, en 2027. Mais Paris ne tombera pas, Paris résistera ! »

Son meeting a insisté sur la nécessité de contrer une éventuelle coopération entre les deux camps adverses, mentionnant explicitement la candidate de Reconquête!, Sarah Knafo, avec qui Rachida Dati assure pour l’instant ne pas vouloir s’allier. Emmanuel Grégoire a présenté sa liste comme le rempart contre ce rapprochement politique qu’il juge dangereux pour la capitale.

Enjeux, sondages et calculs d’entre-deux-tours

À trois jours du premier tour, le jeu politique parisien reste tendu et incertain. Selon trois sondages récents cités dans le compte rendu, l’une des candidates est créditée de 26,5 % à 29 % des intentions de vote au premier tour. Ces chiffres soulignent que des tractations dans l’entre-deux-tours pourraient être décisives pour déterminer l’issue de la course.

Rachida Dati, enfermée dans un positionnement parfois qualifié d’entre-deux, cherche à renforcer le « vote utile » en direction du centre droit pour empêcher une victoire de la gauche. Elle répète qu’un accord avec la candidate d’extrême droite serait « pas possible », estimant qu’une telle alliance lui ferait perdre trop d’électeurs au centre droit.

De son côté, les équipes d’Emmanuel Grégoire tentent de mobiliser l’électorat de gauche et des centres opposés à tout rapprochement avec l’extrême droite. La dynamique de la campagne, les reports de voix et les éventuels désistements ou alliances entre les deux tours restent au cœur des stratégies.

La présence, au meeting de Rachida Dati, de responsables politiques venant de formations diverses — ainsi que le ralliement ponctuel de certains élus — illustre les complexités internes à la droite et au centre. Pendant ce temps, la campagne de Grégoire vise à fédérer les oppositions à une coalition de la droite et de l’extrême droite, en jouant sur l’enjeu national évoqué lors de ses prises de parole.

Pris en étau entre un concurrent de centre droit, Pierre‑Yves Bournazel, et une candidate d’extrême droite en progression dans certains sondages, Sarah Knafo, Rachida Dati multiplie les appels au vote utile et cherche à verrouiller son socle électoral. Elle met aussi la pression sur les candidats de la majorité présidentielle, les accusant d’empêcher l’alternance s’ils restent en lice au premier tour.

À quelques jours du scrutin, les meetings contrastés de jeudi soir reflètent une campagne municipale marquée par des appels à la mobilisation de parts opposées de l’électorat parisien. Les positions publiques des candidats, les chiffres d’intentions de vote et les alliances potentiellement négociées dans l’entre-deux-tours constitueront les éléments déterminants des prochains jours.

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