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Municipales à Paris : Emmanuel Grégoire l’emporte (50,52%) face à Rachida Dati (41,52%) — victoire historique de la gauche unie malgré LFI

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Paris : Emmanuel Grégoire (union de la gauche) remporte la mairie avec 50,52% face à Rachida Dati (41,52%). Soirée de liesse à la Rotonde Stalingrad, présence émue de Bertrand Delanoë : la gauche signe son meilleur score depuis 2001 malgré la candidature persistante de la LFI.

Planté en haut des marches de la Rotonde Stalingrad, dans le 19e arrondissement, l’ancien maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, observe la foule massée en face. Il tire sur sa cigarette, les yeux rougis : il est encore tôt, il n’est même pas 21 heures, dimanche 22 mars, lorsque les écrans géants annoncent une avance considérable pour Emmanuel Grégoire.

Sur place, les partisans de M. Grégoire, candidat de l’union de la gauche (hors La France insoumise, LFI), exultent. Le verdict des urnes, tel qu’il est affiché, apparaît sans appel : Emmanuel Grégoire remporterait l’Hôtel de Ville avec 50,52 % des voix.

Une victoire nette pour la gauche unie

Au-delà du pourcentage, le résultat est présenté comme la « plus belle victoire de la gauche à Paris depuis 2001 ». L’écart est net avec la candidate des Républicains, Rachida Dati, créditée de 41,52 % des suffrages. Cette différence, de neuf points exactement, souligne l’ampleur du succès de la gauche unie face à une droite et un centre réunis.

La campagne avait été marquée par une configuration concurrentielle à gauche : la candidature de La France insoumise, portée par Sophia Chikirou, ne s’est pas retirée, et a laissé un paysage électoral fragmenté du côté des formations de gauche. Malgré cette division partielle, l’union des partis socialistes et alliés hors LFI a produit un résultat largement favorable à Emmanuel Grégoire.

Réactions et mots des protagonistes

Sur l’estrade, Bertrand Delanoë, qui fut maire de Paris de 2001 à 2014, apparaît ému. Après des minutes silencieuses, il se contente d’un constat bref et lumineux à la presse : « et heureux ! » Ce sont, selon le récit, les seuls mots qu’il prononce au soir du scrutin.

Emmanuel Grégoire, dans son premier discours en tant que maire élu, a salué « la victoire d’une certaine idée de Paris, un Paris vivant, un Paris progressiste, un Paris populaire, un Paris pour tous ». Il a ajouté : « Paris n’est pas et ne sera jamais une ville d’extrême droite », et assuré que son « bureau sera toujours ouvert pour l’opposition », signifiant la volonté d’un dialogue institutionnel malgré la confrontation politique.

Les images du soir montrent des colistiers et des militants qui chantent, dansent et se congratulent, surpris eux aussi de l’ampleur de l’avance. Au milieu de la scène, l’ancien chef de cabinet de Bertrand Delanoë — aujourd’hui candidat victorieux — est vivement ovationné par ses soutiens.

De son côté, Rachida Dati, emmenant la liste Les Républicains pour la deuxième fois après sa défaite en 2020, a reconnu la portée de la défaite. À son quartier général, situé dans le 12e arrondissement selon le récit, elle admet ne pas avoir « réussi à convaincre suffisamment que le changement était non seulement possible mais surtout nécessaire ».

La soirée électorale décrit un contraste marqué : la liesse d’un camp et la déception de l’autre se lisent aussi bien dans les chiffres que dans les réactions publiques. Les déclarations des uns et des autres traduisent une claire capacité de mobilisation de la gauche unie sur la ville.

Sur le plan symbolique, le succès revendiqué — chiffré à 50,52 % — est présenté comme un retour à une dominante de gauche à Paris, comparable à la période inaugurée en 2001. Le récit du soir met également en lumière la persistance des clivages internes à gauche, incarnés par le maintien de la candidature LFI de Sophia Chikirou, sans que cela n’ait empêché l’alliance socialiste de l’emporter.

Sans s’étendre sur des projections futures, le compte rendu de cette soirée électorale se concentre sur l’instantané : un vote qui consacre Emmanuel Grégoire et qui offre à la gauche parisienne, selon les chiffres du scrutin, son plus fort score depuis la première élection municipale majeure évoquée dans le décor politique contemporain.

Parlons Politique

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