Municipales à Paris: Lucie Castets nommée tête de liste du 12e après le retrait d’Emmanuelle Pierre‑Marie, accusée de management toxique; la gauche se réorganise

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À deux jours de la clôture des listes pour les municipales, Lucie Castets a été nommée tête de liste de l’union de la gauche (hors LFI) dans le 12e arrondissement de Paris, remplaçant Emmanuelle Pierre‑Marie, qui a retiré sa candidature après des accusations de «management toxique» ; l’inspection générale et les instances du parti ont été saisies tandis que la campagne se réorganise en urgence.

À deux jours de la clôture du dépôt des listes pour les élections municipales, Lucie Castets a été désignée, mardi 24 février, tête de liste de l’union de la gauche (hors La France insoumise) pour le 12e arrondissement de Paris. Elle remplace la maire sortante écologiste Emmanuelle Pierre‑Marie, qui a retiré sa candidature après des accusations portant sur son management.

Substitution de dernière minute et position sur la liste centrale

Agée de 38 ans, Lucie Castets — apparentée écologiste et ancienne candidate de la gauche à Matignon en 2024 — reprend la place de la maire du 12e, selon l’équipe de campagne qui a confirmé l’information relayée par le Nouvel Obs. Sur la liste municipale centrale, Castets remplace également Emmanuelle Pierre‑Marie, qui figurait en 8ᵉ position.

Le basculement s’opère dans un calendrier très contraint: la décision intervient «à deux jours de la clôture du dépôt de listes», et doit maintenant être intégrée aux documents officiels de la campagne. Le choix d’une figure reconnue au plan national pour porter la candidature locale vise, selon ses soutiens, à stabiliser la campagne et à recentrer le débat sur les enjeux du 12e arrondissement.

Les accusations de «management toxique» et leur retentissement

La maire sortante, Emmanuelle Pierre‑Marie (Les Ecologistes), a été mise en cause dans plusieurs articles de presse qui ont décrit des tensions au sein de sa mairie. Dans une enquête publiée la semaine précédente, Mediapart évoquait une mairie devenue «Cocotte‑Minute, minée par la souffrance au travail et les départs».

Selon ces informations, 16 départs auraient eu lieu au sein du cabinet de la maire en moins de cinq ans. Face à ces révélations, Mme Pierre‑Marie a décidé de retirer sa candidature et, mardi, a annoncé sur Instagram sa décision en estimant que «les conditions pour mener une campagne sereine et tournée vers les habitants n’étant plus réunies».

Du côté des écologistes parisiens, la direction a réagi en affirmant, dans un communiqué daté de dimanche, «qu’aucune situation de travail ne [devait] autoriser les comportements décrits» dans la presse. Un porte‑parole parisien des Ecologistes a indiqué à l’Agence France‑Presse que l’inspection générale de la Ville avait été saisie et que la cellule interne d’écoute et d’orientation du parti était mobilisée pour faire la lumière sur cette affaire.

Enjeux internes et retombées politiques

Les accusations ont aussi donné lieu à des échanges politiques. L’édile mise en cause a, pour sa part, accusé le Parti socialiste parisien de ne pas avoir digéré de laisser une mairie aux Ecologistes, mettant en lumière des tensions entre partenaires de la gauche au plan local.

Dans ce contexte, la désignation de Lucie Castets répond à plusieurs objectifs: limiter l’impact médiatique des révélations, rassurer les électeurs et les partenaires de l’union de la gauche, et réorganiser rapidement une campagne dont l’échéance est proche. Les acteurs locaux devront cependant convaincre les habitants du 12e que la transition permettra de recentrer l’action municipale sur les services et les projets de proximité.

Procédure d’enquête et calendrier restant

La saisie de l’inspection générale de la Ville et de la cellule interne d’écoute du parti ouvre une phase d’instruction et d’examen des faits rapportés par la presse. Les autorités compétentes et les instances internes disposent désormais d’un délai pour auditionner les personnes concernées et clarifier la nature et l’ampleur des dysfonctionnements allégués.

Sur le plan électoral, la substitution doit être formalisée dans les délais impartis pour l’enregistrement des listes. Les prochains jours seront déterminants: il faudra vérifier la conformité administrative du nouveau dépôt et observer les réactions des autres forces politiques et des électeurs du 12e.

Sans nouvelles confirmations publiques additionnelles, le dossier restera centré sur trois éléments factuels déjà communiqués: la démission de candidature d’Emmanuelle Pierre‑Marie, la désignation de Lucie Castets comme tête de liste de l’union de la gauche (hors LFI) et la saisie des organes internes et municipaux pour examiner les allégations de management.

Parlons Politique

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