Lucie Castets rejoint la liste d’union conduite par Emmanuel Grégoire
Lucie Castets, ancienne directrice des finances de la Ville de Paris et candidate éphémère du Nouveau Front populaire (NFP) pour Matignon en 2024, a annoncé qu’elle rejoint la liste d’union de la gauche conduite par Emmanuel Grégoire (PS) pour les municipales à Paris, a rapporté Le Parisien le jeudi 8 janvier (la date n’est pas datée dans le texte original).
Dans une déclaration recueillie par l’Agence France-Presse (AFP), Lucie Castets a présenté ce choix comme « la suite logique de mon engagement au service de l’unité de la gauche qui n’a pas faibli depuis l’été 2024 ». Elle a ajouté avoir « œuvré en coulisses » pour parvenir à l’accord d’union scellé en décembre entre socialistes, écologistes et communistes parisiens.
Position sur la liste et rôle à attendre
Agée de 38 ans, Lucie Castets figure en position éligible, parmi les « dix premiers », sur la liste centrale de 163 candidats qui seront appelés à être élus directement au Conseil de Paris, sans passage par les listes d’arrondissements, selon les règles établies par le nouveau mode de scrutin qui instaure deux scrutins parallèles à Paris, Lyon et Marseille.
La liste d’union, qui a vu rejoindre mercredi les ex-« insoumis » ralliés au collectif L’Après, devait être finalisée dans les jours suivants la prise de parole de Mme Castets, selon les informations publiées.
Emmanuel Grégoire a réagi positivement à son arrivée. Dans un communiqué publié jeudi, il s’est « réjoui » que Lucie Castets rejoigne sa liste et a indiqué qu’elle serait « particulièrement engagée sur les questions de pouvoir d’achat et de lutte contre la pauvreté, qui constituent des priorités majeures de ma campagne ». Il a ajouté que « le rassemblement de la gauche est une nécessité démocratique et politique » au moment où, selon lui, « la droite parisienne se rapproche dangereusement de l’extrême droite ».
Lucie Castets a en outre été désignée comme l’une des porte-parole de la campagne d’Emmanuel Grégoire, avec une implication particulière sur la question des services publics.
Alliance large, porte ouverte à LFI
Contrairement à la position d’Emmanuel Grégoire, qui rejette toute alliance avec la liste de La France insoumise (LFI) portée par Sophia Chikirou, Mme Castets a affirmé ne « pas fermer la porte » à LFI. « Ma ligne, c’est l’union de la gauche la plus large possible, au niveau national comme au niveau local », a-t-elle expliqué, en se disant « extrêmement inquiète à l’idée que la droite de Rachida Dati alliée à l’extrême droite de Sarah Knafo puisse récupérer Paris ». Elle a insisté : « il faut donc tout faire pour que la gauche gagne ».
Mme Castets a aussi défini la liste d’union comme le « vote utile à gauche » et a appelé implicitement les électeurs de LFI à en tenir compte : « Le vote utile à gauche, c’est notre liste, et j’espère que les électeurs de LFI seront assez responsables pour le voir ». Elle a déclaré vouloir « participer aux discussions et faire valoir son point de vue » à l’issue du premier tour, fixé au 15 mars (le texte original ne précise pas l’année).
Un sondage Ipsos cité dans le texte attribue 13 % des intentions de vote à Sophia Chikirou, un niveau qui, selon l’institut, pourrait lui permettre de se maintenir au second tour.
Contexte politique et rôle antérieur
Lucie Castets a exercé des fonctions financières au sein de la mairie de Paris et a été conseillère économique d’Anne Hidalgo. Son entrée sur la liste d’union intervient après plusieurs mois de discussions entre formations de gauche pour éviter une dispersion des candidatures parisiennes.
L’accord mentionné dans le texte original aurait été conclu en décembre entre le PS, les écologistes et le PC, et la présence de membres issus de L’Après atteste d’un élargissement du rassemblement. Le détail des positions sur la liste et la répartition des responsabilités était annoncé comme devant être finalisé dans les jours suivant l’annonce.
La décision de Mme Castets illustre les tensions et arbitrages au sein de la gauche parisienne entre stratégie d’union et refus affiché de certains de nouer une alliance avec LFI. Elle marque également le choix d’une figure aux compétences financières pour porter des thèmes centraux de la campagne, comme le pouvoir d’achat, la lutte contre la pauvreté et la défense des services publics.
(Informations issues du Parisien et dépêches AFP reprises dans le texte original.)





