Municipales à Paris : Pierre‑Yves Bournazel maintient le ni Dati ni Grégoire, revendique l’autonomie pour séduire les indécis au risque de fragmenter droite et centre

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À un mois du scrutin municipal (15 et 22 mars 2025), Pierre‑Yves Bournazel, candidat Horizons–Renaissance et conseiller du 18e, maintient une stratégie « ni‑Dati ni‑Grégoire » : donné troisième dans les sondages, il refuse tout ralliement et se présente comme un outsider déterminé. En lançant sa campagne au Cirque d’hiver, il mise sur l’autonomie pour capter les indécis, au risque de fragmenter la droite et le centre avant le premier tour.

À un mois du scrutin municipal, Pierre‑Yves Bournazel maintient la ligne qu’il a adoptée depuis plus d’un an. Candidat à la mairie de Paris sous les couleurs d’Horizons et de Renaissance, conseiller du 18e arrondissement et considéré comme proche d’Édouard Philippe, il est « donné troisième dans tous les sondages » et se présente comme un outsider tenace pour les élections des 15 et 22 mars 2025.

Une stratégie inchangée malgré les pressions

Malgré des appels venus de cadres de sa famille politique, Bournazel refuse d’envisager un report d’objectifs. Selon ses déclarations, il ne veut pas transformer sa campagne en une logique de ralliement dès le premier tour. Cette posture renforce son positionnement : se présenter comme une alternative distincte, ni alignée sur la majorité sortante ni résolument opposée selon lui à un retour en arrière.

Le candidat met ainsi une frontière nette autour de sa candidature. Il décline toute alliance de second tour avec Rachida Dati, investie par Les Républicains et soutenue par le MoDem et l’UDI, et rejette également un rapprochement avec Emmanuel Grégoire, le candidat porté par l’union de la gauche hors La France insoumise.

La rhétorique du « ni-ni » et ses implications

Vingt‑quatre heures avant son premier meeting de campagne, mardi 10 février 2025 au Cirque d’hiver, Bournazel a réaffirmé au Monde la même ligne qu’il tenait lors de ses vœux le 31 janvier 2025. Il a notamment déclaré : « Je ne suis pas candidat pour me rallier mais pour gagner. Comme une majorité de Parisiens, je ne me résigne pas à devoir choisir entre la majorité sortante de l’échec et une opposition qui serait un retour en arrière. Comme eux, je dis ni Dati ni Grégoire. »

Cette formulation — résolument centrée sur l’autonomie de candidature — cherche à séduire un électorat inquiet d’un choix binaire entre deux blocs. Elle pose toutefois une question stratégique : en refusant toute alliance, le candidat s’expose-t‑il à une élimination prématurée au profit d’adversaires mieux implantés ?

Les appels au rassemblement venus d’élus ou de cadres de droite visaient précisément à consolider un front commun face à la maire sortante et aux listes de gauche. Bournazel, en maintenant sa posture, privilégie la construction d’une offre propre, au risque de fragmenter le camp des droites et du centre.

Contexte politique et positionnement

Sur le plan programmatique, le texte de base ne donne pas de détail sur les mesures proposées par la campagne. Le focus est avant tout stratégique : affirmer une identité distincte au sein du paysage politique parisien. Son ancrage local, en tant que conseiller du 18e arrondissement, est mis en avant comme preuve d’attachement à la ville et de connaissance des enjeux municipaux.

Le positionnement de Bournazel s’inscrit aussi dans la dynamique nationale des formations dont il est membre. Horizons et Renaissance se réclament d’un centre droit réformiste, et la candidature de Bournazel illustre la difficulté de concilier alliances locales et lignes nationales. Les tensions observées parmi les cadres de droite témoignent de cette difficulté.

Enfin, l’appellation « donné troisième dans tous les sondages » souligne son statut de tête de liste perçue comme moins dominante que les deux principales options. Ce classement, tel qu’il est rapporté, influe sur les attentes et la stratégie des acteurs politiques avant le premier tour.

Les prochains rendez‑vous et incertitudes

Le meeting au Cirque d’hiver, prévu le 10 février 2025, marque le lancement public de sa séquence de campagne. À partir de cette date, la capacité de Bournazel à creuser son écart dans certains arrondissements, à capter des électeurs indécis et à peser sur le débat local sera déterminante.

Plusieurs inconnues demeurent, au‑delà de sa posture sur les alliances : l’évolution des intentions de vote, la mobilisation des électeurs et la manière dont les autres listes réagiront aux prises de positions répétées de Bournazel. Sur ces points, les éléments disponibles dans le texte d’origine restent limités et ne permettent pas d’anticiper avec certitude l’impact final de sa stratégie.

En l’état, Pierre‑Yves Bournazel affiche une ligne claire et ferme : il est candidat pour gagner et non pour se rallier. Cette annonce, répétée à la veille de son premier grand meeting, structure sa campagne et fixe le cadre des débats à venir.

Parlons Politique

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