C’est une première dans les arrondissements de Paris : trois maires ont été réélus dès le premier tour du scrutin municipal tenu dimanche 15 mars. Ces résultats, nets dans certains secteurs, contrastent avec des configurations encore largement ouvertes dans d’autres circonscriptions où triangulaires, quadrangulaires et duels se dessinent en vue du second tour.
Trois victoires dès le premier tour
Trois maires sortants ont obtenu la majorité absolue et sont donc confirmés sans attendre le second tour. Dans le 7e arrondissement, Rachida Dati (Les Républicains, LR) affiche 58,77 % des voix, une progression notable par rapport à 2020 où elle avait emporté le premier tour avec 50,69 %.
Le 16e arrondissement donne également un résultat clair : le candidat LR Jérémy Redler recueille 50,62 % et est donc reconduit. Dans le 13e, Jérôme Coumet, qualifié de maire divers gauche, atteint 51,52 %, obtenant lui aussi la majorité nécessaire pour conserver son mandat dès cette première étape électorale.
Des majorités sortantes souvent en ballottage favorable
Au-delà de ces trois confirmations, la plupart des majorités sortantes de la capitale se trouvent en situation de ballottage favorable, selon les chiffres communiqués. Cette dynamique ne signifie pas toutefois que l’ensemble des arrondissements soit déjà tranché : plusieurs communes restent disputées et pourraient connaître des recompositions avant le second tour.
Le paysage parisien s’annonce fragmenté : au total, et selon le décompte résumé, sept triangulaires, six quadrangulaires et un duel se dessinent pour la suite de la compétition électorale. Ces configurations traduisent la diversité des offres politiques locales et la présence de listes concurrentes issues à la fois des partis nationaux et d’alliances ou initiatives locales.
Cas remarquables et configurations à suivre
Le 8e arrondissement illustre la complexité de certains scrutins. L’actuelle maire Jeanne d’Hauteserre, qui n’avait pas reçu l’investiture de son parti LR et s’est présentée en dissidence, se retrouve en difficulté. Elle recueille 15,78 % des voix, nettement derrière la candidate LR investie, Catherine Lecuyer, créditée de 39,99 %, et très proche de la candidate de l’union de la gauche, Théa Fourdrinier (Place publique), à 15 %.
À Paris Centre, le maire sortant Ariel Weil (Parti socialiste, PS) obtient un score confortable à 42,74 %, mais doit composer avec la progression de son principal adversaire LR, Aurélien Véron, qui grimpe à 23,38 % (contre 20,48 % en 2020). Les candidatures d’Horizons et de La France insoumise (LFI) dépassent chacune les 11 % (11,35 % et 11,10 %), ce qui laisse ouverte la possibilité d’un second tour pluriel et de négociations entre listes.
Avant le second tour, les fusions et accords restent des leviers déterminants. Les règles du scrutin municipal permettent en effet que des listes se retirent ou fusionnent entre les deux tours, modifiant sensiblement les rapports de force et les scénarios possibles pour les exécutifs d’arrondissement.
Enjeux et perspectives
La confirmation de trois maires dès le premier tour témoigne d’une forte résilience locale pour certains élus, ainsi que de la persistance d’ancrages politiques marqués dans certains arrondissements. Pour autant, la présence de nombreuses triangulaires et quadrangulaires indique que la compétition reste vive ailleurs et que le tableau définitif ne sera connu qu’après les éventuelles alliances et le second tour.
Enfin, l’article signale que dans deux arrondissements, les résultats diffèrent entre les listes locales et la liste dite « centrale ». Le texte d’origine ne détaille pas ces cas précis : ils mériteront d’être suivis lors du dénouement du scrutin, car de telles divergences peuvent influer sur la capacité des partis nationaux à peser dans les négociations locales.
Les prochains jours seront donc déterminants pour la recomposition des listes et l’équilibre final des conseils d’arrondissement, en vue du second tour qui tranchera les affrontements encore ouverts.





