Pierre-Yves Bournazel, candidat soutenu par Horizons et Renaissance, a réaffirmé mercredi 25 février 2026 qu’il ne se rallierait ni à son adversaire de la gauche hors LFI, Emmanuel Grégoire, ni à la candidate LR et MoDem, Rachida Dati, en vue du second tour des municipales à Paris. Interrogé au micro de France Inter, il a déclaré mener une campagne « pour gagner » et a insisté sur son refus de participer à une logique de ralliement qu’il juge réductrice.
Refus catégorique de tout rapprochement
« Je ne rejoindrai ni Grégoire ni Dati au second tour. Je mène campagne pour gagner et je crois que les Parisiens méritent un autre chemin que celui proposé par M. Grégoire et Mme Dati », a déclaré M. Bournazel sur France Inter. Il a précisé avoir « beaucoup réfléchi » et assuré écouter les Parisiens, qui lui demanderaient, selon lui, « de proposer un chemin pour ne pas avoir à subir ce match du passé contre le passé entre Grégoire et Dati. J’incarne la solution ».
Le candidat a répété que « le match n’est pas du tout joué » et a critiqué ce qu’il présente comme un manque de volonté de rassemblement chez certains concurrents : « les autres candidats disent qu’ils ne veulent pas rassembler, travailler avec les autres et fusionner leurs listes ».
Différences de projets et ton de campagne
Soutenu par Edouard Philippe et Gabriel Attal, Pierre-Yves Bournazel affirme croire encore à ses chances de victoire finale. Il met en avant des « différences de projets et de valeurs » avec ses principaux rivaux et dénonce « une brutalisation de la vie publique et politique ».
Il a aussi fustigé l’escalade judiciaire qui marque la campagne : « Dans cette campagne, c’est plainte contre plainte. Mme Dati porte plainte contre M. Grégoire, M. Grégoire porte plainte contre Mme Dati ». Bournazel a pris soin de distinguer sa stratégie, déclarant « Je ne pratique pas l’intimidation, je ne pratique pas la menace. Je veux apaiser Paris et ça commence par un comportement exemplaire ».
Interrogé sur l’action passée d’Emmanuel Grégoire, l’ancien adjoint au maire, M. Bournazel s’est demandé : « Que va faire M. Grégoire qu’il n’a pas fait ces douze dernières [années] avec Mme Hidalgo ? » (citation adaptée du discours rapporté).
Sondage IFOP : positionnement et scénarios du second tour
Un sondage IFOP réalisé pour L’Opinion et Sud Radio, publié dimanche 22 février 2026, dresse un état des forces en vue du premier tour. Selon cette enquête, la gauche rassemblée derrière Emmanuel Grégoire (socialistes, écologistes, communistes et ex-Insoumis de « L’Après ») recueillerait 32 % des suffrages exprimés, contre 30 % pour Rachida Dati, soutenue par Les Républicains, le MoDem et l’UDI.
La liste Horizons-Renaissance conduite par Pierre-Yves Bournazel serait créditée de 12 % des voix au premier tour, en recul par rapport aux 14 % mesurés fin janvier, mais susceptible de se maintenir au second tour selon l’institut. La liste de l’Insoumise Sophia Chikirou est stable à 11 %, à égalité avec Sarah Knafo (Reconquête) qui progresse de 2 points. Thierry Mariani (Rassemblement national) est mesuré à 4 %, soit moins que lors d’un précédent sondage IFOP en novembre.
Le sondage propose plusieurs scénarios pour le second tour. En cas de quinquangulaire, Emmanuel Grégoire devancerait de peu Rachida Dati (33 % contre 32 %). Dans une triangulaire Chikirou–Grégoire–Dati, la liste de Mme Dati arriverait en tête avec 49 % des suffrages, contre 40 % pour la liste socialiste et 11 % pour la liste LFI.
Si la triangulaire incluait Pierre‑Yves Bournazel, les estimations donnent Mme Dati à 43 %, la gauche à 42 % et la liste Horizons‑Renaissance à 15 %. Enfin, dans l’hypothèse d’un duel entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati, la liste socialiste serait battue par la candidate LR (47 % contre 53 %).
Ces projections montrent des écarts serrés entre les principaux prétendants et soulignent la part d’incertitude qui demeure à l’approche du prochain scrutin.





