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Paris: second tour triangulaire le 22 mars après le retrait de Sarah Knafo — Dati (droite unifiée) face à Grégoire (gauche) et Chikirou (insoumise)

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Après le premier tour des municipales à Paris, la fusion Dati‑Bournazel et le retrait de Sarah Knafo transforment le second tour en triangulaire : Rachida Dati (droite unifiée) face à Emmanuel Grégoire (union de la gauche) et Sophia Chikirou (insoumise). Le scrutin, fixé au 22 mars, se jouera sur une semaine de campagne resserrée où reports de voix, alliances et mobilisation locale seront décisifs — Knafo conserve néanmoins un siège dans le 16e.

À l’issue du premier tour des élections municipales à Paris, dimanche 15 mars, cinq listes s’étaient qualifiées pour la suite. Les dés se sont redistribués en début de semaine : après la fusion annoncée le lundi 16 mars entre les listes de Rachida Dati (Les Républicains, 25,46 %) et de Pierre‑Yves Bournazel (Horizons, 11,34 %), Sarah Knafo (Reconquête !, 10,4 %) a annoncé mardi qu’elle quittait la course. Le second tour, programmé le 22 mars, se jouera finalement à trois candidats.

Une triangulaire confirmée

La recomposition des forces électorales laisse devant les électeurs une triangulaire : Rachida Dati représente la droite unifiée, tandis que, côté gauche, Emmanuel Grégoire se présente comme candidat d’union de la gauche. Sophia Chikirou, qualifiée sous l’étiquette « insoumise », a choisi de se maintenir après que M. Grégoire a refusé toute alliance avec elle, selon les éléments rapportés dans le dossier initial.

La fusion entre Rachida Dati et Pierre‑Yves Bournazel formalise une concentration des voix à droite et au centre‑droite. Le retrait de Sarah Knafo, annoncé le mardi suivant le premier tour, réduit le nombre de listes en lice et modifie les équilibres municipaux en vue du second tour.

Les motivations affichées par Sarah Knafo

Dans sa prise de position, l’eurodéputée d’extrême droite a expliqué se retirer « pour [leur] donner toutes les chances de battre la gauche ». Elle a pris soin de préciser : « Je ne me désiste pas pour la personne de Rachida Dati, je me désiste pour Paris. »

Ces propos cherchent à encadrer le geste comme un acte stratégique visant l’issue municipale plutôt qu’un soutien personnel à Mme Dati. David Alphand, conseiller parisien et colistier de Rachida Dati, a salué la décision en la qualifiant de « un choix respectable et de responsabilité ». Ces paroles montrent que, du côté de la droite parisienne, le retrait est perçu comme un geste utile à l’unité contre les listes de gauche.

Conséquences locales et représentation

Le retrait de Sarah Knafo ne signifie pas sa disparition du paysage politique local. Son résultat dans le 16e arrondissement — 22,53 % au premier tour de l’élection d’arrondissement, où le maire Jérémy Redler (LR) a été réélu — lui permet d’obtenir un siège au conseil d’arrondissement, aux côtés de trois de ses colistiers. Ce point souligne que, au‑delà du jeu municipal à l’échelle de la capitale, des victoires et des présences institutionnelles se dessinent à l’échelle des arrondissements.

La configuration finale du second tour va désormais dépendre de la capacité de chaque camp à rassembler et à mobiliser ses électeurs d’ici au 22 mars. Pour la droite unifiée, la fusion Dati‑Bournazel doit permettre de capitaliser des reports de voix. Pour la gauche et les listes « insoumises », la possibilité d’une triangulaire oblige à repenser les stratégies de campagne et les messages adressés aux électeurs indécis.

Un calendrier resserré avant le second tour

Avec une semaine entre la recomposition des listes et le second tour, les équipes de campagne ont peu de temps pour ajuster leurs alliances, adapter leur communication et convaincre les abstentionnistes potentiels. Les prochaines journées de campagne seront déterminantes pour transformer des reports de voix escomptés en suffrages effectifs.

Sur le plan municipal, Paris reste un terrain politique sensible où la territorialisation des enjeux (logement, transports, sécurité, services municipaux) joue un rôle important dans les choix des électeurs. Chaque camp devra conjuguer messages nationaux et propositions locales pour peser dans cette phase finale de la campagne.

Les électeurs parisiens se rendront aux urnes le 22 mars pour départager les trois listes restantes. D’ici là, les annonces de retrait ou d’alliance, les prises de parole des candidats et les mobilisations de terrain peuvent encore influer sur l’issue du scrutin.

Parlons Politique

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