Le maire LR de Cannes, David Lisnard, a appelé ce mercredi 25 mars sur RMC‑BFMTV à organiser « une grande primaire ouverte » à droite pour déterminer le candidat de la famille politique lors de l’élection présidentielle de 2027. Sa proposition intervient dans un contexte de débats au sein de la droite sur l’unité et les modalités de sélection d’un candidat face au paysage politique fragmenté.
La proposition de Lisnard : une primaire « uniquement à droite »
Interrogé sur RMC‑BFMTV, David Lisnard a exposé sa préférence pour une primaire circonscrite au camp de droite : « Ma droite, elle n’est pas de gauche, donc ça ne peut pas être le Parti socialiste ou (Raphaël) Glucksmann. » Il a estimé qu’il fallait « sortir de ces jeux d’appareils » et des « arrangements de notables », en faveur d’un processus ouvert qui permette de « recréer une espérance ».
Lisnard, président du parti Nouvelle Énergie, a résumé son souhait par une formule simple : « grande primaire ouverte » — « Vient qui veut », a‑t‑il ajouté, en dessinant l’idée d’un vote large parmi les électeurs de droite plutôt que d’un choix imposé par les instances locales ou nationales des partis.
Un débat interne sur l’unité à droite et au‑delà
La prise de position de David Lisnard se situe en regard d’autres voix au sein de la majorité. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, avait appelé, selon les éléments rapportés dans la même séquence médiatique, à une « candidature unique de la droite et du centre, et peut‑être même de la gauche républicaine qui refuse la France insoumise ». Cette formulation montre l’existence de deux approches concurrentes : l’une cherchant un rassemblement plus large, y compris au‑delà des frontières traditionnelles du centre‑droite ; l’autre plaidant pour un choix clarifié au sein de la droite.
David Lisnard a clairement pris parti pour la seconde option en souhaitant que la primaire reste circonscrite à la droite. Son argument repose sur la différenciation des lignes politiques et sur la volonté de proposer aux électeurs une offre cohérente et identifiable.
Participation éventuelle de candidats « non‑affiliés »
Interrogé sur la possible participation de personnalités installées en dehors des principaux partis de droite, Lisnard a répondu « pourquoi pas » à l’éventualité d’une candidature d’Éric Zemmour ou de Nicolas Dupont‑Aignan. Il a ajouté qu’« il vaut mieux les affronter avant le premier tour », soulignant l’intérêt stratégique, selon lui, d’exposer et de confronter les projets au sein d’une primaire plutôt que d’arriver au scrutin présidentiel avec des candidatures concurrentes et dispersées.
En revanche, Lisnard a exclu l’idée d’une primaire incluant des responsables clairement identifiés comme appartenant à la gauche, citant explicitement le Parti socialiste et Raphaël Glucksmann dans son raisonnement. Cette précision illustre le souhait de fixer des frontières idéologiques entre les participants : une primaire de la droite, par la droite, même si elle resterait, selon la formulation, « ouverte » aux candidats qui se reconnaissent dans cet espace.
Le terme même de « primaire ouverte » appelle des précisions pratiques — modalités de participation, conditions d’éligibilité, calendrier et organisation — qui n’ont pas été détaillées par David Lisnard lors de cette interview. Ces points restent déterminants pour évaluer la faisabilité et l’impact d’une telle démarche.
La déclaration de David Lisnard a été diffusée sur RMC‑BFMTV ce mercredi 25 mars. Le rassemblement ou la sélection d’un candidat pour 2027 demeure un enjeu central pour la droite française, et la proposition d’une primaire ouverte relance le débat sur la méthode la plus à même de constituer une offre politique compétitive au premier tour de la présidentielle.
BFM a indiqué que des informations complémentaires seraient communiquées ultérieurement, renvoyant à des développements à venir sur leur antenne et leurs éditions en ligne.





