Présidentielle 2027 : Gabriel Attal accélère sa candidature malgré les doutes, fustige le 49.3 et appelle à préparer l’après‑quinquennat

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Gabriel Attal (Renaissance) dénonce « l’absence de cap » depuis la dissolution de juin 2024 et critique le recours au 49.3 sur le budget par Sébastien Lecornu, tout en restant formellement solidaire de l’exécutif et en appelant à préparer l’après‑quinquennat.

Gabriel Attal, chef de file du parti présidentiel et des députés Renaissance, a exprimé son impatience devant la clôture des débats budgétaires tout en restant formellement solidaire de l’exécutif. Ces derniers mois, ses réserves sur la méthode du Premier ministre, Sébastien Lecornu, n’ont pas empêché le député des Hauts-de-Seine d’afficher une ligne de soutien, contraint par la discipline gouvernementale.

Remarques publiques et référence à la dissolution

Interrogé par Le Parisien le 17 janvier, M. Attal a résumé son exaspération en parlant d’un « spectacle lamentable et [l]’ absence de cap totale (…) fruit de la situation politique générée par la dissolution [de l’Assemblée nationale, en juin 2024] . Encore une fois ». Cette formule renvoie aux tensions politiques apparues après la décision de dissolution, et souligne, selon lui, un manquement de pilotage politique depuis cette date.

Dans ses déclarations, le député a implicitement renvoyé la responsabilité vers l’Élysée. Les rapports entre Gabriel Attal et le président de la République ont été présentés, dans le contexte évoqué, comme largement affectés par la dissolution, ce qui éclaire le ton critique employé par le chef de file de Renaissance.

Le 49.3, la promesse non tenue et la réaction interne

La montée des tensions s’est accentuée après l’abandon par Sébastien Lecornu d’une promesse de ne pas engager la responsabilité du gouvernement sur le budget. Au lendemain de cette volte-face, Gabriel Attal a porté plus loin sa prise de position lors d’une réunion de son groupe parlementaire en déclarant : « Ce 49.3 sur un budget subi acte la fin du quinquennat. Il faut se projeter dans l’après. »

La référence au « 49.3 » renvoie, dans le débat public, à l’usage d’un mécanisme constitutionnel permettant au gouvernement d’adopter un texte sans vote, en engageant sa responsabilité. Dans les propos d’Attal cités ci‑dessus, le recours à cet instrument est analysé comme un tournant politique pesant sur l’avenir du quinquennat.

Au sein de son groupe, ces mots traduisent une volonté de préparer l’avenir politique au-delà de l’actuelle séquence budgétaire. Ils témoignent également d’une fracture, non seulement sur la méthode d’adoption du budget, mais sur l’appréciation de la stratégie gouvernementale après la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024.

Un équilibre entre loyauté et autonomie

Le cas d’Attal illustre la difficulté pour certains parlementaires de concilier loyauté institutionnelle et critiques publiques. Malgré ses réserves, il a maintenu une solidarité formelle à l’égard de l’exécutif, un choix qui reflète les contraintes internes d’un parti majoritaire confronté à une crise politique et à des arbitrages stratégiques.

Les déclarations récentes mettent en lumière la tension entre la nécessité de clore le chapitre budgétaire et la volonté, exprimée par une partie des députés, de redéfinir les lignes du camp présidentiel pour la période post‑quinquennat. Elles traduisent enfin une interrogation sur la conduite gouvernementale et sur la capacité des responsables à tenir leurs engagements de méthode.

En l’état, les extraits cités (Le Parisien, 17 janvier) et les propos tenus en réunion de groupe constituent les éléments publics disponibles sur la position de Gabriel Attal. Ils montrent une posture critique plus marquée que les déclarations publiques de soutien, et indiquent que la fin de la séquence budgétaire a ravivé des débats internes sur la stratégie politique à venir.

Sans présumer des décisions futures du parti ou de l’exécutif, ces interventions soulignent l’exigence d’une clarification des lignes politiques dans la perspective de l’après‑quinquennat, telle qu’elle a été formulée par le chef de file de Renaissance.

Parlons Politique

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