Présidentielle 2027 : Glucksmann propose au PS une alternative à la primaire unitaire face aux divisions internes et au refus de Mélenchon

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Le « Front populaire 2027 » lance une primaire unitaire pour la gauche, avec un scrutin annoncé le 11 octobre 2026 afin de créer un « vote utile » réunissant PS, écologistes et figures de la gauche. Mais le refus public de Raphaël Glucksmann — suivi de l’absence attendue de Jean‑Luc Mélenchon — et les divisions internes du Parti socialiste sur la méthode (primaire vs plateforme commune) compliquent l’union stratégique avant 2027.

La primaire, c’est sans lui — mais le dernier score du Parti socialiste (PS) à une élection nationale, les élections européennes, a été obtenu avec lui : 13,8 %.

Une primaire en formation autour du « Front populaire 2027 »

Ce week‑end, le projet d’une primaire dite des « unitaires » a pris forme sous l’étiquette « Front populaire 2027 ». Le rassemblement réunit des figures comme Olivier Faure (PS), Marine Tondelier (Les Ecologistes), ainsi que Clémentine Autain (L’Après) et François Ruffin (Debout !), deux anciens membres de La France insoumise.

Un scrutin a été annoncé pour le 11 octobre 2026. Les organisateurs ont déclaré vouloir élargir le processus à l’ensemble de la gauche et espèrent créer une dynamique qui profiterait au vainqueur grâce à un effet de « vote utile » à gauche.

Deux chefs de file refusent: Mélenchon et Glucksmann

Malgré ces déclarations, les organisateurs continuent de tendre la main à deux personnalités qui, pour l’heure, refusent de participer : Jean‑Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann.

Lundi sur BFM‑TV, Raphaël Glucksmann, fondateur de Place publique et crédité d’environ 13 % des intentions de vote selon les sondages cités par le texte d’origine, a réitéré son refus. Il a estimé que la primaire « est une volonté de ne pas choisir entre les deux pôles qui existent à gauche » — la social‑démocratie et la gauche radicale — et a plaidé pour la construction d’une « plateforme commune » avec ses partenaires socialistes.

Son refus laisse le PS confronté à un dilemme stratégique : participer à une primaire large sans l’un des candidats perçus en meilleure position dans les enquêtes, ou rechercher une autre forme d’union.

Pressions internes et appel à la cohérence

Au sein du PS, la question divise. Lundi matin, le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, a appelé à construire « un fil de cohérence pour les Français ». Il a estimé que, pour 2027, le parti devait se présenter « avec les mêmes partenaires de gauche — notamment Les Ecologistes — que pour les municipales de mars ».

« A la fin, on a une obligation, c’est d’y aller tous ensemble, sinon nous serons spectateurs de cette élection présidentielle », a martelé Pierre Jouvet, reprenant l’argument d’une union nécessaire pour peser collectivement dans la course.

Des cadres du PS expriment cependant des réserves. L’aile critique du premier secrétaire, incarnée par des élus comme le maire de Rouen Nicolas Mayer‑Rossignol et la présidente de la région Occitanie Carole Delga, craint que le vote des militants unitaires de gauche ne profite pas à un candidat socialiste.

Un proche de Boris Vallaud, patron des députés PS, résume la position d’une partie du parti : « Pour [Raphaël] Glucksmann, l’intuition de se passer de la primaire, je peux la comprendre, mais il faut qu’il instaure un truc avec les Français. » Ce commentaire illustre la demande d’une démarche plus consensuelle et visible auprès de l’électorat.

Des voix pour une fédération réformiste

Carole Delga, qui a récemment estimé dans Le Point que Raphaël Glucksmann était « prêt pour 2027 », a appelé à mettre fin aux « petites tractations d’appareils ». Elle a ajouté : « Le projet est le préalable à toute union crédible, solide et sérieuse. Après viendra le temps de savoir qui le portera dans un large rassemblement. »

L’ancien président François Hollande, cité dans le texte d’origine, privilégierait, selon les mêmes éléments rapportés, une fédération de la gauche réformiste allant du PS à Raphaël Glucksmann, en passant par Bernard Cazeneuve et Yannick Jadot. Cette option dessine une stratégie centrée sur une offre réformiste plutôt qu’une alliance avec la gauche radicale.

Les enjeux pour la gauche

Le débat interne au PS porte sur deux enjeux principaux : la méthode de désignation du candidat et la nature de l’alliance souhaitée. D’un côté, les promoteurs de la primaire estiment qu’un vote compétitif peut créer une dynamique électorale et légitimer le candidat choisi. De l’autre, ses adversaires redoutent une dilution du choix social‑démocrate au profit d’un électorat plus à gauche.

Le refus public de Raphaël Glucksmann de participer à la primaire complique l’ambition d’unir la gauche par ce seul mécanisme. À ce stade, les discussions portent autant sur la forme — primaire versus plateforme commune — que sur le fond : quel projet politique permettre d’agréger des sensibilités diverses tout en restant crédible face aux électeurs.

Le calendrier annoncé, avec un scrutin prévu le 11 octobre 2026, fixe une échéance qui structure désormais les débats internes. Reste à savoir si les principaux acteurs parviendront à converger sur un format et un projet avant cette date.

Parlons Politique

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