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Présidentielle 2027: Le Pen menace d’abandonner si la cour confirme un bracelet électronique — décision le 7 juillet 2026; Bardella pressenti

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Marine Le Pen menace de renoncer à la présidentielle 2027 si la cour d’appel confirme le port d’un bracelet électronique — décision attendue le 7 juillet 2026. En cas d’empêchement, Jordan Bardella serait le candidat du RN.

Marine Le Pen a déclaré qu’elle renoncerait à se porter candidate à l’élection présidentielle de 2027 si, à l’issue du procès sur les assistants des eurodéputés du Rassemblement national (RN), elle était condamnée à porter un bracelet électronique.

La condition posée avant l’appel

Interrogée mercredi 25 février 2026 dans un entretien accordé à la chaîne BFM-TV, la cheffe des députés RN a estimé qu’il serait impossible de mener une campagne « dans ces conditions ». « On ne peut pas faire campagne dans ces conditions », a-t-elle déclaré, en ajoutant que le port d’un bracelet électronique l’empêcherait notamment « d’aller le soir rencontrer [ses] électeurs dans des meetings ». Selon elle, une telle contrainte constituerait « une autre manière de m’empêcher évidemment d’être candidate » en 2027.

La décision de la cour d’appel de Paris dans ce dossier est attendue le 7 juillet 2026. En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée, notamment, à deux ans de port de bracelet électronique et à cinq ans d’inéligibilité, avec exécution immédiate, faits rappelés mercredi soir par l’intéressée.

La responsabilité des magistrats et la suite éventuelle

« Je sais très bien que la décision de cette candidature ne dépend pas de moi. Elle dépend aujourd’hui de trois magistrats qui décideront si oui ou non les millions de Français qui veulent voter pour moi pourront le faire ou pas », a-t-elle ajouté, soulignant que le sort de sa candidature dépendra de la décision judiciaire prévue en juillet 2026.

Dans l’hypothèse où elle serait empêchée de se présenter, Marine Le Pen a confirmé que Jordan Bardella serait le candidat du RN. Elle a toutefois précisé qu’elle n’entendrait pas jouer « un rôle de tutelle » auprès de lui pendant la campagne ni, le cas échéant, au sein d’un futur gouvernement. « Jordan Bardella n’a jamais été mis sous ma tutelle. Il ne le sera jamais. C’est un homme libre, convaincu », a-t-elle insisté.

Elle a ajouté : « Si je ne peux pas être candidate et qu’il est donc candidat, c’est lui qui déterminera à quel niveau il a besoin de ma présence, de mes conseils, de l’expérience qui est la mienne ». À propos d’une éventuelle intégration gouvernementale, Mme Le Pen a répété qu’elle ne ferait pas partie du gouvernement si M. Bardella était élu en 2027, estimant que celui-ci « se trouvera un premier ministre ».

Municipales et refus de désistement

Abordant les élections municipales de mars, Marine Le Pen a exclu que le RN retire des candidatures pour faire échec à La France insoumise (LFI), en réponse à une demande formulée par la ministre déléguée à la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé. « Le retrait de nos listes, c’est la violation de la confiance que les électeurs ont mis en vous lorsqu’ils ont déposé un bulletin au premier tour », a-t-elle déclaré, en enjoignant à la ministre de « garder ses bonnes idées pour son propre mouvement politique ».

Aurore Bergé avait demandé au parti d’extrême droite de se désister dans les villes « où LFI peut gagner ». Mme Le Pen a rappelé qu’« lorsqu’on arrive au second tour aux élections municipales, on a des conseillers municipaux d’opposition qui sont élus ». Plus tôt dans la journée, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, avait affirmé qu’elle n’appelait « le RN à rien », contredisant la proposition d’un désistement général.

Accusations de violence politique et lien avec des groupuscules

Marine Le Pen a par ailleurs critiqué la « manière » de Jean‑Luc Mélenchon, qu’elle accuse « d’insulter, de pousser à l’hystérisation du débat politique ». Elle a estimé que, dans certains de ses propos, le leader de La France insoumise « légitimerait la violence » et « a choisi la stratégie du pire », oscillant selon elle entre « pacification » et « stratégie de l’intimidation ».

Sur la question des liens entre son parti et l’extrême droite radicale, Mme Le Pen a affirmé que le RN n’avait « aucun lien structurel » avec des groupuscules d’ultradroite. Elle a par ailleurs opposé cette situation à ce qu’elle décrit comme des « liens structurels » entre la mouvance antifa et La France insoumise. La dirigeante a rappelé avoir expulsé — selon elle — des éléments radicaux lors de sa présidence du Front national.

Dans ce contexte, la députée RN Lisette Pollet a annoncé mercredi le licenciement d’un de ses assistants parlementaires, Vincent Claudin. Cette décision intervient après la révélation par Mediapart de messages racistes, homophobes et antisémites publiés depuis des comptes X sous pseudonymes. M. Claudin a également été membre du groupuscule d’ultradroite Lyon Populaire, lequel a fait l’objet d’une procédure de dissolution, précisent les mêmes informations.

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