Avec 46,6 % des suffrages exprimés au premier tour, la liste conduite par David Guiraud (La France insoumise, LFI) s’est imposée nettement à Roubaix, ville d’environ 100 000 habitants, creusant un écart important avec le maire sortant divers droite Alexandre Garcin, crédité de 20,1 % des voix.
Résultats chiffrés et qualification pour le second tour
Outre la liste LFI arrivée en tête, trois autres candidatures se qualifient pour le second tour : Alexandre Garcin (20,1 %), le candidat divers gauche Karim Amrouni (16,8 %) et la candidate du Rassemblement national, Céline Sayah (11,8 %). Ces pourcentages reflètent le dépouillement du premier tour, tenu dimanche 15 mars, et annoncés en soirée.
La participation s’établit à 37,62 %, soit un point de moins qu’en 2014 selon les données communiquées par les bureaux de vote. Ce taux relativement bas montre que la progression de LFI à Roubaix ne s’explique pas par une forte mobilisation des abstentionnistes, mais par un transfert de voix au sein de l’électorat de gauche.
Une progression marquée de LFI dans la commune
Le bond électoral de LFI est net : en 2020, 950 Roubaisiens avaient voté pour la formation. Dimanche 15 mars, ils étaient 8 560 à glisser un bulletin en faveur de David Guiraud, selon les chiffres rassemblés à l’issue du dépouillement. Ce quadruplement des suffrages illustre une implantation rapide du mouvement dans la ville.
David Guiraud, élu député en 2022 après son parachutage dans la 8e circonscription du Nord – qui comprend notamment Roubaix – est présenté par ses partisans comme la figure capable de battre la majorité divers droite en place depuis 2014. Cette dynamique locale se retrouvait déjà aux législatives de 2024, où, sous la bannière du Nouveau Front populaire (NFP), il recueillait plus de 60 % des voix au premier tour dans les bureaux roubaisiens, d’après les résultats cités.
Ambiance au soir du scrutin et premières réactions
Dimanche 15 mars, vers 20 heures, dans le hall de l’hôtel de ville, David Guiraud suivait sur grand écran le dépouillement des derniers bureaux de vote. Sitôt les résultats connus, il a ponctué la soirée par deux formules résumant sa lecture du scrutin : « On gagne 4-0 à la mi-temps » et, au moment du résultat définitif, « Difficile tout de même d’être déçu », a-t-il confié en souriant.
Ces propos traduisent à la fois l’ambition d’une victoire dès le premier tour et la prudence face aux incertitudes d’un second tour. Les autres candidats, pour leur part, ont commencé à réajuster leurs stratégies, conscients que l’électorat roubaisien est désormais plus fragmenté qu’en 2014.
Enjeux pour le second tour
Le second tour devra trancher entre quatre listes aux orientations politiques divergentes. La présence d’une candidature divers gauche (Karim Amrouni) et d’une liste RN (Céline Sayah) complexifie le jeu des reports de voix. Les écarts relevés au premier tour laissent toutefois à David Guiraud une marge qui pourrait s’avérer décisive si elle se maintient d’ici au second tour.
La participation, faible mais stable par rapport aux scrutins récents, restera un facteur clé : la mobilisation des électeurs de gauche hors LFI et celle des électeurs centristes ou de droite détermineront l’issue du duel. Les prochaines heures seront consacrées aux négociations d’alliances et aux appels au rassemblement, dans un contexte municipal où la majorité divers droite gouverne la ville depuis 2014.
Le calendrier et les modalités précises de la campagne pour le second tour n’étaient pas détaillés dans le texte initial ; les partis et candidats devraient préciser leurs orientations et éventuels accords dans les jours qui suivent le premier tour.





