Dimanche 22 mars 2026, Sophie Joissains (Union des démocrates et indépendants, UDI) a été réélue maire d’Aix-en-Provence avec 47,35 % des suffrages exprimés au second tour. La victoire lui assure la majorité au conseil municipal, prolongeant la présence du clan Joissains à la tête de la ville depuis la fin des années 1970. ([resultats-elections.interieur.gouv.fr](https://www.resultats-elections.interieur.gouv.fr/municipales2026/ensemble_geographique/93/13/13001/rappel_candidature/index.html))
Résultats chiffrés et répartition des sièges
Au second tour, la liste conduite par Sophie Joissains a recueilli 20 931 voix, soit 47,35 % ; la liste de l’union de la gauche menée par Marc Pena obtient 13 715 voix (31,03 %). Le Rassemblement national de Jean‑Louis Geiger arrive en troisième position (6 039 voix, 13,66 %) ; la liste Horizons portée par Philippe Klein totalise 3 520 voix (7,96 %). Au total, la majorité sortante remporte 41 des 55 sièges du conseil municipal. Le scrutin a enregistré 48 829 suffrages exprimés, avec une abstention de 50,17 %. ([fr.wikipedia.org](https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_municipales_de_2026_%C3%A0_Aix-en-Provence))
Ces chiffres confirment que la liste arrivée en tête obtient la moitié des sièges dès l’attribution majoritaire, conformément au mode de scrutin municipal pour les communes de plus de 100 000 habitants. La représentation proportionnelle répartit ensuite les 27 sièges restants entre les listes ayant franchi le seuil. ([fr.wikipedia.org](https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_municipales_de_2026_%C3%A0_Aix-en-Provence))
Une dynastie politique qui se perpétue
La réélection de Sophie Joissains prolonge une trajectoire familiale commencée en 1978. Son père, Alain Joissains, avait pris la mairie d’Aix-en‑Provence en 1978. Sa carrière locale a été marquée par l’« affaire Joissains » : en 1983 il a été mis en cause pour l’imputation de fonds publics à la construction d’une villa appartenant à sa famille, faits qui ont conduit à la fin de son mandat municipal. ([fr.wikipedia.org](https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Joissains?utm_source=openai))
En 2001, Maryse Joissains‑Masini, épouse d’Alain Joissains, a remporté la mairie et l’a exercée jusqu’en 2021. Elle a quitté ses fonctions en septembre 2021, invoquant des raisons de santé, puis a été définitivement condamnée pour des faits liés au détournement de fonds publics et à la prise illégale d’intérêts, décision qui a entraîné des mesures d’inéligibilité. ([leparisien.fr](https://www.leparisien.fr/politique/maryse-joissains-maire-daix-en-provence-et-figure-politique-des-bouches-du-rhone-demissionne-01-09-2021-ZY7TBGGXOZDV5OWT2MCZ4HZ7YY.php?utm_source=openai))
En décembre 2021, Sophie Joissains a succédé à sa mère à la tête de la commune. Dès cette transition, des tensions politiques se sont manifestées : l’opposition avait dénoncé une élection « illégitime », qualifiée pour certains de « mise en scène à la nord‑coréenne », et avait quitté la séance avant le vote. La controverse avait souligné la fragilité du point de vue symbolique autour de ce transfert familial de pouvoir. ([leparisien.fr](https://www.leparisien.fr/elections/municipales/municipales-la-maire-udi-sortante-daix-en-provence-sophie-joissains-se-lance-pour-perpetuer-la-dynastie-locale-06-02-2026-4HOO4HR2HFFONNM6RTMY52ES64.php?utm_source=openai))
Enjeux locaux et perspectives après le scrutin
Avec 41 conseillers municipaux sur 55, la liste de Sophie Joissains dispose d’une majorité confortable pour porter son programme. Les thèmes récurrents de la campagne — sécurité, propreté, mobilité et gestion du patrimoine historique — devraient rester au centre des priorités municipales. La majorité devra toutefois composer avec une opposition structurée : la gauche rassembleuse conserve neuf sièges et le RN trois sièges, suffisants pour alerter sur certains dossiers et peser lors des débats. ([fr.wikipedia.org](https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_municipales_de_2026_%C3%A0_Aix-en-Provence))
Le taux d’abstention, supérieur à 50 %, constitue un paramètre important pour l’interprétation du résultat. Il signale, pour une grande partie des observateurs, un défi de participation qui pèse sur la légitimité politique au niveau local. Les prochains mois permettront de mesurer l’ampleur réelle du soutien populaire aux projets annoncés par la majorité municipale. ([fr.wikipedia.org](https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_municipales_de_2026_%C3%A0_Aix-en-Provence))
Sur le plan institutionnel, l’élection confirme la règle locale : la liste arrivée en tête se voit attribuer la majorité des sièges et peut impulser sa feuille de route. À Aix‑en‑Provence, cette mécanique renforce pour l’instant la continuité dans la gestion municipale, au prix d’un débat public nourri par l’histoire politique de la famille Joissains et par les condamnations judiciaires qui ont marqué ses membres. ([fr.wikipedia.org](https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_municipales_de_2026_%C3%A0_Aix-en-Provence))





